La stratégie américaine d’un ordre mondial
Les Américains mettent en œuvre leur stratégie d’un ordre mondial qui complète leur stratégie du désordre, ce qui entre parfaitement dans le cadre de la logique paradoxale…
En effet, les Américains acceptent pour la première fois l’entrée de capitaux non américains dans le capital de grandes banques comme Citigroup et Merryll Lynch, alors qu’ordinairement des fonds américains auraient profité de leur nécessaire recapitalisation pour renforcer leur participation dans ces institutions financières stratégiques hautement rentables (en dehors des erreurs du subprime !).
Ces investisseurs sont des fonds souverains asiatiques et de pays arabes producteurs de pétrole qui partagent ainsi les intérêts (dans tous les sens du terme) des Américains pour ne former à terme qu’un seul monde : capitaliste et libéral, unifié justement par le capital.
Ce nouvel ordre mondial consacre la fin des conflits majeurs des siècles passés : idéologiques entre le capitalisme et le socialisme, religieux entre l’islam et les autres religions, nationalistes entre les Etats-Unis et d’autres nations.
La Vieille Europe (de l’Atlantique à… l’Oural ! c’est à dire incluant la Russie) est à l’écart de ces opérations car elle reste engluée dans ces vieux conflits, prête à contrer les intérêts vitaux des Américains et du monde libre.
Ainsi par exemple à la tribune de l’ONU, le ministre des Affaires étrangères français Dominique Galouzeau (dont un grand père a rajouté les mots de et Villepin à son nom) s’est dressé contre les Etats-Unis lorsqu’ils ont voulu intervenir militairement en Irak en 2003.
Les Européens ont considéré cet acte de bravoure comme une victoire, mais il a confirmé que les Américains devaient se méfier de la Vieille Europe.
Par ailleurs, les dirigeants de la Russie restent partout et toujours d’irréductibles adversaires du monde libre et des Américains en particulier.
Cette stratégie d’un ordre mondial n’empêche pas les Américains d’appliquer leur stratégie du désordre partout dans le monde de façon à maintenir leurs adversaires, mais aussi leurs partenaires qui sont aussi leurs concurrents dans un état de relative faiblesse de façon à rester finalement maîtres du jeu mondial.
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Les investissements chinois dans les pays développés, par l’intermédiaire du fonds souverain, des banques et des entreprises assainies et recapitalisées sont maintenant supérieurs aux investissements étrangers en Chine.
Ces investissements financiers croisés consacrent l’émergence de ce pays et son intégration forte et durable dans la mondialisation.
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Les investissements entre l’Europe et les Etats-Unis sont asymétriques : les fonds américains ont largement investi dans des entreprises européennes (en particulier françaises), alors que les capitaux européens sont insuffisants et peu investis en Amérique.
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Lire mon article précédent sur l’inflation et la stratégie américaine : http://www.jpchevallier.com/article-15842416.html
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