Questions / réponses 24
Merci aux honorables lectrices et lecteurs de ce blog pour leurs commentaires et leurs questions, voici mes réponses…
La formule du blog est vraiment très intéressante, car certains commentaires permettent de trouver des idées nouvelles comme par exemple sur le franc CFA qui est un excellent exemple d’erreur de politique monétaire. Une réflexion de type monétariste donne des solutions très claires et très utiles sur ce problème qu’est la pauvreté en Afrique Noire.
Les Américains sont au bord du gouffre ! C’est toujours la même rengaine depuis des décennies ! Comme je l’ai expliqué maintes fois, l’argent est sain aux Etats-Unis, il n’y a pas de dérives monétaires, ce qui n’est pas le cas en France !
Le déficit commercial des Etats-Unis ne pose pas de problèmes majeurs tant qu’il est comblé par des entrées de capitaux qui sont très importantes malgré la stratégie du désordre ! (qui est bien entendu voulue et organisée par des milieux influents américains) car c’est aux Etats-Unis qu’ils peuvent s’investir dans des affaires rentables en pleine croissance comme par exemple dans les entreprises dites technologiques. Les marchés corrigeront un jour a dit Alan Greenspan à ce sujet…
Le niveau de culture économique et financière des Américains n’a rien à voir avec celui des Français. Une fois de plus, ce ne sont pas les élites qu’il faut accuser mais les Français eux-mêmes qui sont libres et seuls responsables de leur inculture et de ses conséquences.
Les chiffres que je donne et utilise sont ceux de l’ami Fred de Saint Louis, c’est à dire de la banque de données de la banque centrale de Saint Louis, ou des données d’organismes officiels, ou de sources ouvertes comme par exemple Bloomberg pour les taux de l’obligataire public américain ou de sources fermées (sur abonnement) pour les données Reuters pour les rendements des bons des Trésors de la zone euro. Il est toujours surprenant de constater que des lecteurs français qui ne prennent pas en considération de chiffres pour étayer leurs argumentations remettent en cause les miens (qui ne sont pas les miens en fait !).
Les gains de productivité sont très variables sur le court terme. Ils peuvent rester élevés à condition que le niveau de qualification de la population continue à augmenter, comme l’a déjà dit Alan Greenspan.
La civilisation de la connaissance est un thème important car le PIB incorpore de plus en plus de techniques nouvelles et sophistiquées.
Dans cette optique, les universités américaines jouent un rôle très important. L’enseignement supérieur en France a des effets vraiment catastrophiques…
Nicolo Sarcosi donne d’excellents exemples de ce qu’il ne faut surtout pas faire : aider les entreprises non rentables comme le site Mittal de Gandrange car la destruction créatrice est le principal moteur des gains de productivité, cf. Schumpeter.
Les banques centrales jouent un rôle fondamental car la croissance d’une nation et sa richesse en dépendent.
Tout dérapage monétaire a des conséquences fatales, comme par exemple en Allemagne dans les années 30, et inversement, la richesse et la prospérité des Américains s’explique en grande partie par l’argent sain qui est le premier pilier des Reaganomics.
A l’origine, ces banques étaient privées, mais elles sont devenues des organismes étatiques agissant dans l’intérêt de toutes les parties, c’est à dire de la nation. Les bénéfices imposables de la Banque de France sont reversés à l’Etat comme c’est le cas pour toute entreprise.
La banque centrale irlandaise conserve ses bénéfices car il est peu logique qu’un organisme d’Etat paie des impôts à lui-même !
La spéculation sur les produits dérivés répond à la logique économique : elle permet de réduire l’incertitude de l’avenir.
Mes analyses seront confirmées dans les mois à venir, comme cela s’est déjà produit en 2003.
Les lecteurs de mon blog qui en doutent peuvent les mettre en mémoire…
***