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Fillon antilibéral anti-américain

Fillon antilibéral anti-américain


François Fillon a déclaré au Figaro de ce jour : "Quand le président des Etats-Unis met 150 milliards de dollars dans l'économie, ce n'est pas du libéralisme" !


Si, c'est du libéralisme car ce sont 150 milliards de dollars qui retournent dans la poche des Américains à qui l’Etat restitue une partie des impôts qu’ils ont déjà payés.

Moins d’impôts, moins de taxes, c’est du libéralisme !


François Fillon poursuit : " Tous les grands pays libéraux ont une politique d'intervention massive de l'Etat. "


Non ! Les grands pays libéraux comme les Etats-Unis, l’Irlande et la Suisse n’ont pas une politique d'intervention massive de l'Etat !

Les prélèvements obligatoires qui couvrent les dépenses publiques, c’est à dire de l’Etat au sens large, sont au contraire réduits au minimum possible compte tenu des contraintes : un tiers du PIB, et c’est ce qui fait la richesse de ces nations et de leurs habitants.

Avec des prélèvements obligatoires de 54 % du PIB (aux normes de l’OCDE, quasiment le record du monde) la France devrait les baisser de 20 points comme l’a fait l’Irlande pour que le taux de croissance retrouve un rythme de 5 % comme pendant les 30 glorieuses.


François Fillon encore : " Quand le président des Etats-Unis mène une politique extrêmement offensive pour soutenir Boeing à travers des contrats militaires considérables, c'est bien une politique industrielle. La France a le droit d'utiliser les mêmes instruments. "


Erreur là aussi ! La plus grande partie des bénéfices de Boeing provient de la vente d’avions civils commerciaux à des sociétés privées et non pas de contrats militaires, sans intervention ni subventions de l’Etat, ce qui n’est pas le cas d’EADS.


François Fillon n’a toujours rien compris aux fondements élémentaires du libéralisme… et il n’est pas le seul !


A la suite de la publication de l’interview de François Fillon dans le Figaro en ligne, j’ai mis un bref commentaire c. f. le début de ce billet, mais il a été censuré ! Les médias français n’admettent pas que l’on exprime la moindre idée favorable au libéralisme…

***

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F
Concernant Boeing, je précise que pour cette firme, la vente probable de 100 ravitailleurs à l'USAF dans le cadre du programme KCX rapporterait les bénéfices comparables à celui de MILLE avions de ligne selon des propos de ses dirigeants en 2004.
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C
Parmi les commentaires précédents, certaines précisions s'imposent...Je défends un libéralisme réel, proche des Reaganomics, d'Alan Greenspan etc. ce qui est particulièrement rare en France ! mais très courant aux US...Donc, la baisse du taux des prélèvements obligatoires est l'un des piliers fondamentaux de la réussite économique, et la restitution d'impôts payés est bien entendu une excellente initiative !Pour ce qui est de Boeing : Il n'est pas de bon ton aux Etats-Unis de faire payer des impôts pour en donner le produit à une entreprise ! donc Boeing ne compte pas sur des subventions pour gagner des $ ! mais sur ses clients :"le Dreamliner a continué d'engranger des commandes, qui ont atteint un total de 857, ce qui représente, sur la base de prix catalogue, 140 milliards de dollars"c'est à dire beaucoup plus que le contrat des ravitailleurs US qui porterait sur $100 milliards
P
M. Chevallier, vous dites: <br /> "Si, c'est du libéralisme car ce sont 150 milliards de dollars qui retournent dans la poche des Américains à qui l’Etat restitue une partie des impôts qu’ils ont déjà payés. Moins d’impôts, moins de taxes, c’est du libéralisme !"<br /> <br /> Taxer n'est déjà pas très libéral, puisque c'est un organe central qui détermine qui paye, et combien.<br /> Redistribuer une partie de ces taxes est encore moins libéral, puisque c'est encore et toujours ce même organe central qui détermine qui reçoit et combien, et ce ne sont sûrement pas les mêmes que ceux qui ont payé.<br /> Donc, désolé de devoir apporter une note de contradiction sur votre blog, mais contrairement à ce que vous dites, cette opération ne s'apparente pas du tout à du libéralisme, mais à un très classique étatisme (doublé de populisme, mais c'est une autre affaire).
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D
Vous écrivez " Erreur là aussi ! La plus grande partie des bénéfices de Boeing provient de la vente d’avions civils commerciaux à des sociétés privées et non pas de contrats militaires, sans intervention ni subventions de l’Etat, ce qui n’est pas le cas d’EADS. "<br /> <br /> Telle n'est pas l'avis de la commission européenne qui, dans sa note " MEMO/04/232<br /> Bruxelles, 6 octobre 2004 ", écrit (entre autres) :<br /> ***1***<br /> -Subventions publiques américaines<br /> Les subventions accordées par les pouvoirs publics américains, pour l’essentiel sous forme de marchés militaires ou de contrats de la NASA, de dépenses de recherche et développement et de subventions à caractère fiscal, ont permis à l’industrie aéronautique des États-Unis de maintenir sa domination sur le marché mondial pendant 50 ans.<br /> -Contrairement aux investissements initiaux européens, aucune des aides publiques américaines ne doit être remboursée et aucune ne l’est effectivement.<br /> -Depuis 1992, Boeing a reçu quelque 23 milliards d’USD de subventions de la part des autorités américaines.<br /> -Le total des aides indirectes accordées par le gouvernement américain au secteur aéronautique des gros porteurs a atteint 2,74 milliards d’USD pour le seul exercice 2003, soit 11,9 % environ du chiffre d’affaires commercial de ce secteur pour la même année aux États-Unis.<br /> -Depuis 1990, Boeing délocalise de plus en plus de larges pans de ses programmes d’avions civils dans d’autres pays, par exemple au Japon (à raison de plus de 60% pour le 7E7). Les pouvoirs publics des pays concernés apportent une contribution financière à ces parts d’activités délocalisées, si bien que les programmes de Boeing bénéficient aussi de subventions étrangères substantielles. <br /> -Depuis 1990, Boeing a recours à des "Foreign Sales Corporations” (FSC) offshore, ce qui lui a permis «d’économiser» plus de 1,2 milliard d’USD en impôts fédéraux. Il s’agit là d’une subvention publique directe interdite par les règles internationales.<br /> <br /> <br /> ***2***<br /> 2.1<br /> Subventions américaines sous forme de passations de marchés dans le domaine de la défense<br /> -La branche des avions civils gros porteurs de Boeing tire des profits considérables de programmes de R&D militaires et de marchés surfacturés passés avec le ministère de la défense. Boeing vend par exemple à ce dernier, au prix fort, des aéronefs civils qui sont ultérieurement transformés. En voici de récents exemples:<br /> -Pour la vente d’un avion ravitailleur en vol B-767, un rapport de Morgan Stanley publié en 2003 indique un taux de subvention de 9%, soit entre 1,6 et 2,3 milliards d’USD de bénéfices pour Boeing. Selon ce rapport, l’opération correspond à «700 livraisons fermes de Boeing 737 au moins», alors que la marge bénéficiaire normale pour les 767 s’élève à 6% et que le Pentagone prévoit d’accorder à Boeing jusqu’à 15%. <br /> -Le 14 juin 2004, la marine américaine a attribué à Boeing un marché d’une valeur potentielle de 44 milliards d’USD environ jusqu’à 2030 pour la production et l’entretien de 108 appareils B-737 civils et leur conversion en avions patrouilleurs anti-sous-marins à long rayon d'action. Il semble que ces avions seront construits dans les usines civiles de Boeing à Whichita, dans le Kansas, et à Renton, dans l’État de Washington.<br /> <br /> <br /> 2.2<br /> Subventions américaines sous forme de dépenses de R&D <br /> La branche des avions civils gros porteurs de Boeing bénéficie d’importants programmes de R&D de la NASA et du ministère de la défense. Pour la seule année 2003, Boeing a reçu 2,74 milliards d’USD de subventions, dont près de 2 milliards d’USD du ministère américain de la défense et plus de 600 millions d’USD de la NASA. <br /> La part la plus importante des ressources consacrées par les pouvoirs publics à la R&D pour un produit aéronautique spécifique réduit les dépenses de R&D du principal utilisateur potentiel de la technologie concernée, c’est-à-dire Boeing. Il en est ainsi même si la R&D ne débouche finalement pas sur un résultat positif.<br /> <br /> 2.3<br /> Subventions en faveur du futur Boeing 7E7: plus de 6 milliards d’USD <br /> Les subventions prévues pour le programme du Boeing 7E7 seront accordées par les États de Washington (3,2 milliards d’USD), du Kansas (0,5 milliard d’USD) et de l’Oklahoma (0,35 milliard d’USD). Les subventions du seul État de Washington sont pratiquement aussi élevées que l’investissement de lancement européen pour l’A380. La seule différence est que l’investissement de départ de l’A380 est remboursé et qu’il est compatible avec l’accord de 1992, alors que les aides de l’État de Washington ne le sont pas. Les subventions de cet État destinées à la fabrication du 7E7 sont par ailleurs illégales au sens de l’accord de 1992, à quoi il faut ajouter les subventions de quelque 1,6 milliard d’USD que le Japon prévoit d'accorder à ce programme.<br /> <br /> ref: http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=MEMO/04/232&format=DOC&aged=1&language
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D
@dardevil99 <br /> Mon commentaire s'adressait à M. Chevallier...
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D
La France n'a pas de tradition libérale; c'est à croire que c'est dans les gènes des Français... <br /> Quand on pense que la droite française est moins libérale que la gauche anglaise!
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