Réflexions sur les problèmes financiers
Tout est simple disait Milton Friedman et il ne comprenait pas pourquoi tant de gens ne comprennent pas les problèmes financiers et monétaires…
Quelques réflexions s’imposent avec un petit retour aux origines…
Depuis plus de 5 000 ans, des paysans vendent leurs produits à des citadins sur des marchés, et des commerçants servent d’intermédiaires pour faciliter les échanges, ce qui profite à tout le monde.
Deux conditions sont nécessaires : l’existence d’une monnaie et la confiance entre les parties.
Rien n’a changé depuis des millénaires, si ce n’est que les capitaux ont considérablement augmenté grâce aux gains de productivité mais ils sont inégalement répartis : la plupart des investisseurs en manquent mais heureusement le système bancaire assure la rencontre entre l’offre et la demande, et il fonctionne à l’optimum quand l’épargne est égale à l’investissement.
Pour une fois, Keynes avait raison !
Résultat : une épargne considérable, c’est à dire une offre considérable de capitaux et une demande qui doit lui être égale, donc des dettes du même montant : considérables.
Les dettes colossales des États, des entreprises et des ménages ne traduisent pas un déséquilibre mais au contraire l’équilibre nécessaire et optimal… tant que l’argent est digne de confiance, c’est à dire sain. C’est le premier pilier des Reaganomics.
L’argent est sain quand les bonnes règles comptables sont émises et observées, ce qui est le cas avec les IFRS et dans le cas contraire, les dérapages monétaires sont vite mis en évidence : la masse monétaire augmente et l’inflation devient incontrôlable comme par exemple au Zimbabwe où elle est de 100 000 % d’une année sur l’autre.
Les banques centrales jouent un rôle essentiel dans ce dispositif en surveillant, en régulant les marchés et en faisant adopter et respecter les règles nécessaires.
Depuis une quinzaine d’années, ces problèmes prennent de l’ampleur avec la mondialisation car les équilibres doivent être analysés au niveau mondial : les capitaux épargnés en Asie doivent nécessairement répondre aux besoins de financement et aux demandes d’emprunts, en particulier des Américains sinon le système ne serait pas équilibré dans sa globalité.
Depuis des millénaires, l’équilibre général est obtenu par des déséquilibres ponctuels qui se neutralisent, ce qui assure la croissance optimale.
Ça paraît simple, mais pourtant tout le monde semble ne pas comprendre ces problèmes financiers et monétaires, surtout en ce moment : les marchés sont un peu perdus…
L’augmentation de M2-M1 aux États-Unis peut redescendre rapidement à 7 % dans les semaines à venir après une période mouvementée, ce qui correspond à une croissance optimale du PIB.
Avec une augmentation de la masse monétaire M3 de 12 %, la zone euro est condamnée à une stagflation durable à cause de l’argent non gagné qui provient surtout du non-enregistrement des engagements de retraite, en particulier en France, ce qui gonfle dangereusement la masse monétaire.
La suppression d’une centaine de milliards d’euros de dettes de retraite dans les comptes de la SNCF à la fin du 1° semestre 2008 en est un bon exemple parmi d’autres.
Les petits Suisses sont parfaits avec une augmentation de la masse monétaire de 1 %.
Pour mieux comprendre ces problèmes, lire le livre d’un spécialiste : Alan Greenspan, Le temps des turbulences.
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