Virage et visibilité
La situation s’est dégradée dangereusement en Europe, ce lundi 17 mars avec la hausse record de l’euro à 1,59 US$ : l’anticipation de la dévaluation potentielle de la lire italienne atteint 17 %…
Graphique 1 :
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… et celle du franc français 6 %,
Graphique 2 :
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Les interventions des zinzins sont inefficaces face à la force des marchés, comme lors de l’écroulement du système de Bretton Woods.
Les taux de l’Euribor remontent en flèche : le 3 mois de référence est à 4,65 % après être redescendu à 4,30 % le 23 janvier, à mi-chemin de son maximum proche de 5 % atteint le 13 décembre 2007, ce qui signifie que les banques de la zone euro, connaissant leur situation, se font de moins en moins confiance.
Le marché interbancaire est bloqué.
Le silence des banques qui auront été grandes est assourdissant.
On a fait comprendre à Sarko qu’il devait se taire. La situation doit être grave car il obéit.
Aux États-Unis, la Fed est intervenue énergiquement et avec pertinence pour assainir la situation.
Le grand virage annoncé est en train de se produire pendant cette semaine du 18 mars : les cours des actions et les rendements de l’obligataire public sont au point bas.
La Fed a laissé ses taux à des niveaux trop élevés de 5,25 % pendant trop longtemps, ce qui a provoqué un très fort ralentissement de la croissance du PIB.
Comme elle a commencé à baisser ses taux à partir du 18 septembre 2007, la croissance commence à repartir 6 mois plus tard après avoir atteint son point le plus bas, mais rien n’est encore visible.
Ensuite, la Fed ayant baissé ses taux à 3 % très largement en dessous de leur neutralité qui est de l’ordre de 4 à 4,25 %, la croissance va repartir de plus en plus fortement, avec les bénéfices.
Les capitaux réfugiés dans l’obligataire public vont en sortir, ce qui fera monter les cours des actions et les rendements de l’obligataire public qui vont rejoindre leur norme à 4 % et même au-delà car la reprise très forte sera inflationniste grâce à d’excellents fondamentaux… aux États-Unis.
Dans la zone euro, les désordres vont s’accentuer surtout dans les pays du Club Med et en particulier en France (et en Italie) du fait des dérapages de la masse monétaire dus au non-enregistrement des engagements de retraite.
Pour bien négocier un grand virage, il faut avoir de la visibilité.
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