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Euro Circus

Euro Circus


La zone euro subit une crise majeure non avouée : des banques européennes (comme les pieds nickelés de la Générale) sont encore imprudemment engagées dans le sub-prime et d’autres produits financiers risqués.


En effet, ces banques, connaissant bien leur situation et celle de la concurrence, n’ont plus confiance entre elles comme le montrent les taux de l’Euribor qui continuent de monter : à 4,7 % pour le 3 mois alors que les taux de base de la BCE sont à 4 % (cet écart qui mesure la défiance rejoint des sommets atteints uniquement à la mi-décembre 2007).


La situation ne s’améliore pas avec la reprise des marchés actions initiée par la baisse des taux de la Fed le 18 mars mais la structure des taux courts redevient subitement moins anormale avec le plongeon du 3 mois, après avoir été inversée (le 3 mois était supérieur au 10 ans !),

Graphique 1 :
2008.03.25.US.1.EZ.B.gif
(cliquer ici pour agrandir le graphique)


Les acrobates du cirque euro-zonard se rattrapent difficilement aux branches de la Fed.


La semaine dernière, les banques centrales d’Angleterre et de Suisse ont déclaré que tout était en ordre dans leur pays respectif, mais la BCE n’a fait aucune déclaration, ce qui est une forme d’aveu.


Le silence de Sarko devient de plus en plus inquiétant, ce qui signifie que la situation est vraiment très grave !


La croissance de la zone euro sera faible, très faible, d’abord à cause du ralentissement de la croissance aux États-Unis (en ce 1° trimestre, elle sera inférieure à celle du trimestre précédent) et surtout à cause de la création monétaire dans la zone euro (ce qui est stagflationniste).


La structure des taux est optimale aux États-Unis (le Libor en US$ est normal) et les taux augmentent (comme je l’avais prédit) en même temps que les marchés actions (les capitaux sortent de l’obligataire public pour s’investir en actions),

Graphique 2 :
2008.03.25.US.2.TX.07.gif

(cliquer ici pour agrandir le graphique)

  La situation redevient normale avec des taux de base qui vont revenir dans la zone des 4 %,

Graphique 3 :
2008.03.25.US.3.TX.02.gif

(cliquer ici pour agrandir le graphique)


Les données sont celles de ce jour à 15 heures.

La connaissance de ces problèmes alimente la spéculation gagnante

***

 


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D
@Zorro<br /> <br /> Mais tout va très bien aux USA, allons! ;-)<br /> C'est ce qu'on appelle "la logique paradoxale"
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Z
Cher Jean-Pierre Chevallier,<br /> Pourriez-vous nous commenter l'image suivante :<br /> http://research.stlouisfed.org/fred2/data/BOGNONBR_Max_630_378.png ?
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N
Bonjour Jean-Pierre. Une question, suite à l'article d'Eric le Boucher dans Le Monde que je viens de lire et qui relativise la crise, il écrit que : "En Europe, le credit crunch n'est pas avéré". <br /> <br /> Or au vu des taux courts Européens à 4,7% quand les américains sont à 1%, j'ai plutôt l'impression que c'est aux Etats-Unis que le credit crunch n'est pas avéré ! Je me trompe ?
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C
<br /> Comme je l'ai écrit maintes fois : il ne faut jamais lire ce qu'écrivent les journaleux, surtout français ! et encore + ceux du Monde !<br /> ou alors pour "voir" comment réagissent certaines personnes...<br /> <br /> Il y a un gros problème en ce moment dans la zone euro, qui est visible dans les taux de l'Euribor qui montent inexorablement (alors que ce problème est résolu aux US)<br /> Les Euribor sont en train d'atteindre des records historiques, ce qui est vraiment très inquiétant !<br /> <br /> <br />
G
"la BCE n’a fait aucune déclaration, ce qui est une forme d’aveu." Elle n'a peut être rien dit parce qu'elle n'avait rien dire (ou ne voulait pas inutilement effrayé le chaland).<br /> <br /> Sarko ne dit rien parce qu'il n'est peut être pas au courant (peu probable), ou qu'il s'en fiche (là...). Ce genre de problématiques ne sont pas palpables dans un horizon prochain dans le cadre de "l'économie réelle". Electoralement c'est donc pas porteur! Et ce d'autant que la mécanique des agrégats ne parle pas à beaucoup de personnes en France...<br /> Cela va donc continuer ainsi, très probablement. Jusqu'à ce qu'il y ait un "gros" choc qui fasse vaciller le système euro sur ses bases. On en est pas encore là non?
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