Exécrables et parfaits
Les derniers chiffres publiés par la Fed sont exécrables et conformes aux craintes que l’on pouvait avoir : les Américains ont augmenté leur épargne de $42,5 milliards d’une semaine à l’autre, ce qui est considérable, soit de plus de 9 % d’une année sur l’autre,
Graphique 1 :
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M2-M1 atteignait $6 330 milliards le 17 mars, la veille du jour où le FOMC a décidé de baisser ses taux de base pour répondre aux attentes des marchés (le moral des consommateurs était alors au plus bas),
Graphique 2 :
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Moins de dépenses, donc moins de demande et moins d’offre.
La baisse de la croissance devrait être de 1,3 % au 1° trimestre 2008 par rapport au précédent en taux annualisé, ce qui correspond à une croissance de 2,0 % d’une année sur l’autre,
Graphique 3 :
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La baisse de la croissance du PIB entraîne toujours une baisse de l’inflation.
Effectivement, le PCE:PILFE est tombé en réalité sous la barre des 2 %… grâce aux décimales : 1,957 %
Graphique 4 :
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Le bombardier furtif B-2 Ben Bernanke est finalement très efficace : la Fed a provoqué une baisse de la croissance du PIB pour casser l’inflation (en maintenant ses taux à un niveau trop élevé) et elle fait repartir la croissance en les baissant à un niveau trop bas.
Du très grand art dans la lignée d’Alan Greenspan. C’est parfait.
L’inflation aux États-Unis est maintenant inférieure à celle de la zone euro, avec un potentiel de croissance très élevé sur d’excellents fondamentaux.
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