Fanatisme antilibéral Sarkozyen
Nicolas Sarkozy vient encore de faire preuve de fanatisme antilibéral et anti-américain primaire en déclarant à Londres…
"Qui peut penser qu'on puisse durablement gagner de l'argent sur des dettes et pousser une montagne de dettes devant soi sans se demander jamais qui, un jour, devra la rembourser, même lorsque l'on est la première économie du monde ?"
"Qui peut penser qu'il est normal que des agences de notation internationales aient pu noter certains produits financiers AAA un vendredi et les mêmes BBB le lundi suivant ?"
"Qui peut penser que les déséquilibres monétaires qui conduisent à la situation d'aujourd'hui pourront durablement persister ?"
Quelques remarques élémentaires s’imposent…
L’agent gagné doit être investi, directement ou prêté, pour assurer le fonctionnement optimal d’une économie selon ce bon vieux Keynes qui pour une fois avait raison, ai-je déjà écrit.
L’argent est abondant aux États-Unis et il doit donc être prêté. Les dettes y sont donc considérables.
Ces services ont des coûts, donc des prix.
Des produits financiers de plus en plus perfectionnés se sont développés pour répondre à la demande.
Les anticipations sur les marchés financiers génèrent normalement des profits et des pertes.
Le système financier est équilibré aux États-Unis car ses règles sont respectées.
Contrairement à ce que croit Sarko, les dettes privées sont couvertes par des dépôts préalables, ce qui n’est pas le cas de certaines dettes publiques, en France par exemple.
Sarko est bien mal placé pour critiquer les Américains car c’est sous sa présidence que la SNCF a supprimé de ses comptes fin août une centaine de milliards d’euros de dettes qui n’apparaissent nulle part ailleurs, magouille qui serait impensable aux États-Unis.
Pire : c’est le gouvernement français qui oblige les agences de notation à admettre la suppression de cette dette des comptes de la SNCF sans l’inscrire en dette publique.
Pire encore : cette dette de la SNCF n’est qu’une petite partie des dettes publiques qui ne sont ni enregistrées ni provisionnées et qui se montaient à €4 500 milliards d’euros fin 2004 (3 fois le PIB) d’après les comptes de Michel Pébereau.
Comme le dit Sarko : les déséquilibres monétaires ne pourront pas durablement persister.
La masse monétaire française M3 augmente de 14 % et représente plus de 90 % du PIB, ce qui ne pourra pas durer, et ça, c’est vraiment très inquiétant.
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