Être zen…
La Banque de France vient de communiquer les derniers chiffres de M3 pour la France.
Ils confirment la tendance lourde d’une augmentation de M3 de plus en plus forte surtout depuis le second semestre 2004 : elle atteint maintenant 14 % alors qu’elle fluctuait normalement autour de 4 % en 2003 et au 1° semestre 2004,
Graphique 1 :
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M3 augmente bien au-dessus de sa tendance longue bien établie depuis 1980,
Graphique 2 :
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Cette augmentation de M3 est inflationniste et contribue grandement à l’inflation sous-jacente (hors éléments volatils) dans la zone euro qui est de 2,7 % contre un peu moins de 2 % aux États-Unis grâce à la politique monétaire menée par la Fed.
En effet, le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, a décidé de maintenir pendant très longtemps le taux de base de la Fed à des niveaux très hauts (5,25 %) de façon à créer une forte baisse de la croissance du PIB, ce qui est toujours désinflationniste, alors que la BCE a maintenu une politique monétaire trop accommodante qui était inflationniste avec des taux à moins de 4 %. Erreur fatale...
Cette hypertrophie de M3 fait diminuer la croissance du PIB en France qui ne subsiste que grâce aux exportations vers les pays en développement et à la surconsommation due à la création monétaire (des revenus distribués sans contrepartie de travail).
Dans ces conditions, la BCE ne peut pas baisser ses taux et elle devrait même les remonter pour contrer ce dérapage monétaire, ce qui renforce l’euro et aggrave les problèmes dans les pays du Club Med, en France en particulier.
L’euro fort rend non rentables les investissements en France : les investissements français en capital social à l’étranger augmentent et les investissements étrangers (en capital social en France) diminuent en février (ils sont même négatifs, ce qui est rare),
Graphique 3 :
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Le déséquilibre s’accentue depuis le début de l’année 2006,
Graphique 4 :
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Que se passera-t-il à l’avenir ?
Il est difficile de faire des prédictions. Les perspectives sont catastrophiques.
Dans des circonstances semblables le Japon a évité une crise systémique grâce au comportement zen des Japonais, ce que l’on ne peut pas attendre de la part des Euro-zonards.
Compte tenu des causes du dérapage monétaire, pas de solutions en vue… car Sarko refusera de sortir de l’Euro-système et de créer un système de fonds de pension pour mettre fin au régime de retraite par répartition.
C’est du suicide collectif disait Silvio Berlusconi, plus ou moins enchanté de se retrouver au pouvoir en de telles circonstances.
La Ligue du Nord qui défendait l’idée de la sortie de l’Euro-système le convaincra-t-elle de sauter le pas ?
Les taux de l’Euribor continuent de monter et ils sont maintenant au niveau qu’ils ont atteint au mois d’août et septembre 2007 lors du déclenchement de la crise du sub-prime, ce qui montre que des problèmes importants non avoués subsistent dans certaines banques de la zone euro…
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