Le leadership des États-Unis
La guerre est d’abord et avant tout économique et idéologique : l’URSS a sombré non pas sous les bombes américaines, mais parce que son économie n’a pas pu financer les dépenses militaires imposées par l’escalade du surarmement des États-Unis, et elle a entraîné dans sa chute la quasi disparition définitive du communisme marxiste sur terre.
Par la suite, les Américains ont œuvré pour maintenir le leadership économique mondial des États-Unis comme le reconnaît ingénument Alan Greenspan dans son livre, Le temps des turbulences, en appliquant en particulier la stratégie du désordre.
Il ne leur a pas été très difficile d’accentuer le désordre en Europe en laissant faire la gauche plurielle qui a réussi à appliquer son socialisme du XXI° siècle plus présentable que le défunt communisme. C’est la troisième voie, les services publics à la française, le Sarkozisme nouveau…
Par anti-libéralisme viscéral, la France, comme un certain nombre de pays européens, a voulu maintenir un régime de retraite par répartition dont les effets dévastateurs commencent à se manifester massivement par l’augmentation incontrôlable de la masse monétaire.
En effet, les régimes de retraite par répartition sont basés sur une erreur d’analyse économique majeure : les revenus non dépensés ne sont pas épargnés (pour être ensuite investis en capital générant des revenus différés) mais directement et immédiatement distribués en revenus sous la forme de pensions de retraite qui alimentent l’hypertrophie de M2.
Cette augmentation trop rapide de la masse monétaire (12 % pour M3 dans la zone euro, 14 % en France) accentue l’inflation créée par l’augmentation des prix de l’énergie et provoque une baisse de la croissance du PIB.
Les Américains (des États-Unis) ont aidé la France après la guerre (la Seconde, mondiale) pour qu’elle ne tombe pas entre les mains des communistes qui représentaient au moins le quart de l’électorat et qui étaient très influents par l’intermédiaire des syndicats, mais maintenant, en ce XXI° siècle, pour maintenir la suprématie mondiale de l’économie américaine (dixit Alan Greenspan), ils ont intérêt à maintenir la concurrence européenne mais à l’affaiblir comme le montre clairement l’exemple d’Airbus.
Les Euro-zonards sont tombés dans un piège monétariste redoutable par manque de culture économique.
La Vieille Europe s’est autodétruite.
Seule la Chine apparaît comme un concurrent majeur à l’avenir pour les Américains, dit encore Alan Greenspan.
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