Turbulences américaines et € zonardes
Les Américains ont diminué leur épargne de $38 milliards dans la dernière semaine de mars pour les dépenser car la baisse des taux de la Fed les a rendu optimistes quant à l’avenir, mais ils ont changé d’avis la semaine suivante en augmentant leur épargne de $34 milliards (dans la semaine finissant le 7 avril),
Graphique 1 :
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L’augmentation de M2-M1 d’une année sur l’autre est remontée à 8,75 %,
Graphique 2 :
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Ils ont certainement diminué leur épargne la semaine suivante de $30 milliards, l’augmentation d’une année sur l’autre retombant alors à 8 % pourra redescendre très rapidement en quelques semaines à 7 %, correspondant à une croissance du PIB à son potentiel optimal de 3,5 % et tout sera redevenu normal sans intervention de l’État, sans plan de relance, grâce aux marchés et à l’action de la Fed…
Graphique 3 :
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Le bombardier furtif B-2 Ben Bernanke, garde bien le cap malgré les fortes turbulences.
L’augmentation de M2 (d’une année sur l’autre) est relativement faible à 6,8 % contre 11,5 % dans la zone euro,
Graphique 4 :
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L’argent est sain aux États-Unis avec M1 qui représente moins de 10 % du PIB contre 42 % dans la zone euro.
Les marchés de l’obligataire public ont bien anticipé le retour de la croissance.
En effet, la structure de la pente des taux est optimale avec des rendements qui augmentent (comme je l’avais prédit) : le 10 ans est dans les 3,7 %, le 2 ans dans les 2 % et le 3 mois dans les 1 %,
Graphique 5 :
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La structure des taux est comparable à celle de 2004, avant la forte reprise de la croissance,
Graphique 6 :
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Il n’en est pas de même dans la zone euro où règne un certain désordre avec des taux courts qui sont très volatils,
Graphique 7 :
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Cette volatilité traduit les incertitudes des investisseurs : la croissance américaine risque de ne pas se transmettre dans la zone euro qui est lourdement handicapée par la masse monétaire M3 qui augmente beaucoup trop vite, sur un rythme de 12 % et de 14 % en France.
En conséquence, les marchés anticipent une dévaluation potentielle du franc français dans les 6 %…
Graphique 8 :
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… alors que l’élection de Silvio Berlusconi ramène celle de l’Italie dans les 12 %,
Graphique 9 :
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Sa politique sera-t-elle efficace ? Décidera-t-il de sortir de l’Euro-système ?
Sur ce billet se trouvent concentrés tous les instruments d’analyse les plus puissants permettant de bien anticiper l’évolution des marchés, ce qui alimente la spéculation gagnante…
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