Une crise ? Quelle crise ?
Les taux du Libor en US$ ont baissé jusqu’à 2,54 % pour le 3 mois, point bas atteint le 18 mars, jour où la Fed a baissé son taux à 2,25 % donnant ainsi le signal officiel du retour de la croissance : le Libor 3 mois en US$ est alors remonté pour atteindre 2,92 % actuellement, anticipant ainsi la remontée des taux de la Fed qui devraient être à 2,50 %.
La courbe des taux du Libor en US$ était encore inversée le 18 mars avec le 1 an à 2,18 %, traduisant ainsi les incertitudes sur la situation de certains grands établissements financiers américains mais tout est revenu dans les normes dans les semaines suivantes : le taux du 1 an est remonté à 3,11 % actuellement, au-dessus du 3 mois (à 2,92 %).
Tous les journaleux et les bonimenteurs parlent de crise. Une crise ? Quelle crise ? Où ça ?
Ah oui ! En Europe !
Les Américains n’ont pas à beaucoup se fatiguer pour y créer le désordre : les heureux Euro-zonards savent très bien semer un très grand désordre tout seuls !
La courbe des taux de l’Euribor qui était encore inversée récemment vient de se rétablir dans le bon sens mais à un haut niveau : le 3 mois est à 4,83 % ce qui signifie que les taux de la BCE devraient être à 4,50 % (au lieu de rester à 4,0 %).
Si les dirigeants de la BCE osaient relever leur taux de base à 4,50 % comme les circonstances l’imposent (pour lutter contre l’inflation), ils feraient alors hurler Sarko et Silvio Berlusconi, ce qui serait peut-être une bonne idée qui l’inciterait à sortir l’Italie de l’Euro-système.
Maintenir une politique monétaire accommodante avec des taux à 4,0 % contribue à renforcer l’inflation, ce qui n’est pas la meilleure solution !
Comme les gouvernements français refusent encore et toujours d’adopter un système de fonds de pension, la masse monétaire de la zone euro continuera d’augmenter (actuellement de 12 %), ce qui là aussi accentuera l’inflation, la baisse de la croissance et le désordre qui devient ingérable.
Les marchés fonctionnent bien, surtout quand la banque centrale prend les bonnes décisions pour réguler la croissance en maintenant les équilibres fondamentaux comme c’est le cas aux États-Unis.
Ça, c’est du libéralisme efficace !
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