T’as pas voulu m’écouter, tant pis pour toi !
Spéculer, c’est scruter, voir loin devant, d’un point d’observation privilégié, pour s’engager à bon escient sur le bon chemin (qui est parfois déconcertant) pour atteindre l’objectif visé, ce que ne font pas les autres qui se trompent.
La spéculation gagnante repose d’abord et avant tout sur l’analyse juste de données de politique monétaire.
Au printemps 2003, au plus bas du plongeon des marchés actions, j’avais prédit contre (presque) tout le monde une forte croissance supérieure à son potentiel optimal, donc accompagnée d’une certaine exubérance des marchés actions car les fondamentaux étaient excellents aux États-Unis.
Rares ont été ceux qui ont reconnu par la suite leurs erreurs (tout le monde parlait alors de double dip) et la justesse de mes analyses et prédictions.
Sur mon ancien blog que ce margoulin de Guy Millière a supprimé fin juillet 2007, j’avais prédit (en fait depuis l’automne 2005) une forte croissance puis un collapsus du fait que la Fed envisageait de remonter ses taux à 5,25 % (à un niveau nettement supérieur à sa neutralité) selon les prédictions de Fred Rabeman.
Tout s’est effectivement passé selon ces prédictions.
Sur ce blog, j’ai maintenu ces prédictions et ce collapsus s’est produit récemment, contre l’avis de beaucoup de monde (Abby Joseph Cohen déclarait vers le 10 août que le S&P-500 était sous évalué d’au moins 10 % et qu’il allait monter fortement à la fin de l’année 2007).
En affinant mes analyses, j’ai même pu déterminer le point bas du 18 mars avant qu’il ne se produise, en fournissant toutes les explications nécessaires.
Je maintiens donc actuellement, encore contre (presque) tout le monde, mes analyses et prédictions d’une reprise qui s’annonce très forte, aux États-Unis du moins.
Les membres du FOMC font le même type d’analyse et en arrivent à des conclusions similaires.
Quelle décision vont-ils prendre le 30 avril lors de leur prochaine réunion ?
Ils peuvent répondre aux attentes des marchés et baisser leur taux de 25 points de base, mais cela ne se justifie pas : le rendement du 2 ans est déjà bien ancré au-dessus du taux de la Fed et il monte rapidement (ainsi que le Libor en US$ à 1 an),
Graphique 1 :
(cliquer ici pour agrandir le graphique)
Les capitaux peuvent sortir rapidement de leur refuge obligataire, ce qui fera bondir le 3 mois et les autres taux qui peuvent donc remonter très rapidement dans la bande des 4 % car les marchés sont très réactifs et les capitaux abondants,
Graphique 2 :
(cliquer ici pour agrandir le graphique)
Les membres du FOMC devront remonter les taux de la Fed très rapidement, de 100 points de base dès le 25 juin puis encore 2 fois ?
Dans ces conditions, il leur serait plus aisé de ne pas baisser le taux de la Fed cette semaine en soulignant la confiance qu’ils ont dans les marchés qui se rétablissent avec leur aide et avec celle du gouvernement qui distribue déjà les remboursements d’impôts.
Plus de $3 000 milliards de capitalisation boursière ont disparu dans le collapsus mais $1 500 milliards ont déjà été repris, les turbulences sont très fortes.
T’as pas voulu m’écouter, tant pis pour toi ! disait Fred Rabeman.
Site de Fred Rabeman : http://www.maestrade.com/
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