Overblog Tous les blogs Top blogs Marketing & Réseaux Sociaux Tous les blogs Marketing & Réseaux Sociaux
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

PUMA : Petites Unités Militaires Autonomes

PUMA :

 Petites Unités Militaires Autonomes


Je reprends ici un (long) texte (8 pages) que j’ai écrit en 2003 mais qui est toujours valable, et peut-être d’actualité, avec en particulier Shaul Mofaz et Benyamin Netanyahou …


Résumé :

Les entreprises ont considérablement évolué au cours des deux dernières décennies et certaines se sont bien adaptées au nouveau paradigme né des évolutions des techniques et des sociétés.

Les armées, comme les autres administrations doivent s'adapter aux nouveaux réseaux et aux nouveaux systèmes d'organisation de façon à répondre avec efficience aux objectifs qui leur sont fixés.

Pour cela, il s'agit de créer des marchés militaires et d'y laisser jouer la concurrence.

Les Européens auraient dû suivre les Américains qui ont ouvert la voie de la réussite des systèmes d'organisations en réseaux dans le cadre de la nouvelle mondialisation libérale du XXI° siècle.

***

Libéralisme, marchés et armées

Les principes libéraux réussissent très bien dans les entreprises. Il s'agit donc de les transposer dans les administrations et en particulier dans celles qui sont chargées d'assurer les fonctions régaliennes des États : assurer la sécurité, intérieure et extérieure par la police, les armées, les services de renseignement…

On pensait généralement auparavant que ce domaine était pourtant l'un des rares à échapper à la logique libérale dérivée d'une gestion d'entreprise !

C'est aux États-Unis que les principes de bonne gestion issus des entreprises ont été appliqués… naturellement et spontanément pour la première fois dans les armées.

Deux raisons expliquent cette évolution :

D’une part, la plupart des responsables des administrations publiques sont des transfuges des entreprises du secteur privé (civil) qui sont donc familiarisés avec ces façons de procéder,

D’autre part, les liens sont traditionnellement nombreux et fréquents entre les armées et leurs fournisseurs, car ce sont des entreprises (privées, qui ont généralement une activité commerciale prédominante dans les secteurs civils) qui fournissent le matériel militaire. Elles sont donc normalement soumises comme les autres aux contraintes des marchés concurrentiels.

Les salariés de ces entreprises imaginent donc des produits nouveaux, dans le domaine militaire comme dans celui du civil commercial, dans une pure logique libérale ordinaire.

En effet, l'invention et la création de produits ne peut se faire que par des individus travaillant dans de petites structures, des unités de production autonomes, qui peuvent être liées d'une façon ou d'une autre avec une ou plusieurs grandes entreprises, en constituant un réseau.

Ainsi existe une offre de produits innovants émanant de fournisseurs de produits militaires.

Les armées expriment une demande solvable.

Il existe donc des marchés de produits militaires qui ont les mêmes caractéristiques que les marchés des produits civils : des innovations répondent à de nouveaux besoins.

Ces principes étant établis, les relations entre les armées et les entreprises sont plus subtiles et plus profondes.


Marketing militaire

La recherche et le développement de produits nouveaux et le marketing existent pour les produits civils, il en est de même pour les produits militaires, surtout aux États-Unis.

Ce sont des civils (qui peuvent être d'anciens militaires) qui inventent des produits nouveaux issus des progrès des techniques qu'ils maîtrisent, sans qu'il y ait nécessairement des liens à ce niveau entre la recherche civile et militaire.

Les liens entre les civils et les militaires se multiplient alors et des réseaux (essentiellement de relations personnelles) se développent : les militaires sont de plus en plus proches des salariés du privé.

Les limites entre le privé et le public s'estompent, donc les différences entre les entreprises et les armées tendent à devenir de plus en plus floues.

Les fournisseurs et les sous-traitants sont de plus en plus intégrés aux armées, comme dans les grandes entreprises industrielles : les relations entre les constructeurs automobiles et les équipementiers en sont une bonne illustration.

Une offre de produits militaires innovants existe.

Par ailleurs, les militaires se comportent comme des consommateurs : ils expriment des besoins. La demande des armées se manifeste par les utilisateurs finals : les combattants des forces spéciales par exemple qui sont les mieux placés pour imaginer des produits nouveaux ou du moins en décrire leurs fonctions.

L'expression de ces besoins remonte la ligne hiérarchique…

Ainsi, c'est par un processus inductif que les innovations pénètrent dans la structure hiérarchique, en répondant à une stratégie des armées bien assimilée par les militaires opérationnels de base, chargés par la suite de mettre tactiquement en œuvre ces dispositifs sur le théâtre des opérations pour appliquer la politique voulue par la nation à la suite d'un processus véritablement démocratique.

La communication est multidirectionnelle et ouverte, sur l'extérieur (les entreprises).

Ces exemples sont prolongés et généralisés à toutes les armées à tous les niveaux dans tous les domaines qui les concernent et une structure en réseaux de type Internet est utilisée pour faciliter les communications numérisables, avec les sécurités indispensables pour certaines activités qui relèvent du secret.

Ainsi, après la guerre froide, en deux décennies, les Américains ont complètement révolutionné l'organisation pyramidale des armées conventionnelles qui n'avait pas évolué pendant plus de 5 millénaires.


Libéraliser les armées

Le libéralisme montre depuis plus de deux siècles son éclatante réussite, surtout après la faillite du communisme en URSS.

Toutes les autres tentatives adverses échouent ou périclitent, comme la troisième voie française et européenne, ainsi que toutes les grandes organisations fondées sur des principes contraires au libéralisme comme l'Armée Rouge et toutes les grandes entreprises centralisées, pyramidales et tayloriennes qui n'ont pas évolué.

Il faut donc appliquer les caractéristiques des entreprises libérales les plus performantes dans les armées du XXI° siècle, sinon, elles risquent de subir le même sort que les entreprises qui ont jadis stagné et qui ensuite ont été défaites…

Pour l'essentiel, le libéralisme repose sur l'existence de marchés libres et concurrentiels dynamisés par des innovations mises en œuvre par les entrepreneurs qui créent des produits nouveaux qui se substituent aux anciens qui sont ainsi devenus obsolètes.

Pour transposer ces principes dans les armées, il s'agit de développer des innovations qui ne peuvent provenir que d'individus imaginatifs et créatifs agissant dans de petites structures autonomes, PUPA civiles et PUMA militaires, mais nécessairement intégrées dans une grande structure car seules de grandes armées peuvent maîtriser les solutions les plus puissantes et les plus efficaces (armes nucléaires, aviation, etc.), par l'intermédiaire de réseaux (de type Internet) spécifiques intégrés, performants et fiables, en symbiose avec les salariés des fournisseurs, eux mêmes concevant et commercialisant des produits majoritairement civils en concurrence sur des marchés libres, de façon à bénéficier de leur esprit d'entreprise.

Une des principales conditions nécessaires de la réussite de ce type de structure en réseaux repose sur la cohésion du personnel qui doit partager totalement les objectifs de l'organisation, c'est à dire sa politique et la stratégie qui en découle.

Un réseau non finalisé est inerte et inefficace.

Les buts de toute organisation doivent être clairs et tous les intervenants doivent y adhérer.

La défense des libertés dans le monde est le plus puissant moteur de la plus puissante des nations… qui est devenue la plus puissante, grâce à l'application de ces libertés.


PUTA

Les entreprises qui n'innovent pas sont vite dépassées par leurs concurrents et leur existence est menacée à terme, comme l'enseigne l'histoire économique depuis plus de deux siècles.

Il en est de même à notre époque pour les organisations militaires : celles qui s'adaptent rapidement aux nouveaux réseaux et qui savent en tirer judicieusement les avantages dominent les armées qui évoluent moins rapidement.

Les dirigeants des sectes musulmanes les plus dangereuses ont mis en place une organisation utilisant des réseaux fonctionnant sur des principes dérivés de la théorie des systèmes.

Ce sont des PUTA, Petites Unités Terroristes Autonomes.

Les équipes sont réduites, limitées à quelques membres, communiquant à l'aide du réseau informatique public qu'est Internet, et de réseaux plus traditionnels : téléphone filaire, satellitaire ou… arabe.

Les soldats de ces PUPA sont susceptibles de se regrouper pour former des unités militaires importantes dans des camps d'entraînement.

Le ciment idéologique très fort qui soude cette organisation (et qui en fait sa force) est principalement à base religieuse : celle des sectes musulmanes parmi les plus rigoristes et donc les plus dangereuses.

Elles bénéficient de soutiens politiques très puissants parmi les dictateurs et les monarques autoproclamés, eux-mêmes terroristes musulmans notoires qui apportent l'appui de leur État et de ressources financières importantes provenant des revenus tirés de l'exploitation du pétrole et en détournant à leur profit une partie de l'aumône des Musulmans.

Ainsi l'imprégnation des valeurs communes fondées sur une religion qui prône la guerre et légitime les meurtres institutionnalisés par des militants fanatisés rend cette organisation militaire non étatique particulièrement dangereuse car difficile à combattre surtout dans la mesure où sa stratégie est bien assimilée par les combattants de base qui se chargent de mettre en œuvre d'une façon autonome la tactique meurtrière en attaquant leurs ennemis sur leurs points les plus fragiles et les plus vulnérables.

Les actions spectaculaires et largement médiatisées d'une organisation à vocation prédatrice sous couvert d'une religion justifiant la mise à mort de toutes les personnes qui ne partagent pas ses croyances ont infligé une défaite apparente à l'institution militaire la plus puissante du monde qui n'avait pourtant qu'un petit temps de retard dans son adaptation aux nouvelles techniques de notre époque.

La sanction des marchés est souvent impitoyable. Elle l'a été dans le domaine militaire au-delà de toute mesure avec les attentats du 11 septembre 2001 qui ont porté pour la première fois des actes de guerre massivement meurtriers sur le sol des États-Unis.

Schumpeter était pessimiste. Il avait prédit avant la Seconde guerre mondiale que le capitalisme libéral était menacé et même condamné à terme, mais il ne savait pas par lequel de ses ennemis : les communistes marxistes, le socialisme rampant (qui a déjà touché des pays européens et la France en particulier) ou un autre, difficile à imaginer, une secte religieuse (entre autres possibilités)…Sa clairvoyance n'a pas été jusqu'à désigner l'Islam.

Les armées des pays libéraux doivent réagir rapidement et s'adapter à leur nouvel environnement pour assurer avec efficience leurs fonctions principales : maintenir la paix et la sécurité pour que nous puissions bénéficier de nos libertés.


Comptabilité des unités militaires

Les PUMA et les autres unités militaires doivent être de plus en plus performantes, et fonctionner comme des entreprises. Les liens entre les entreprises et les armées sont donc amenés à être de plus en plus forts.

Pour cela chaque unité militaire doit impérativement tenir une véritable comptabilité, chacune à son niveau, comme toute entreprise.

En effet, seule une comptabilité commerciale ordinaire donne une image fidèle de la réalité d'une entreprise.

C'est à partir de cette base saine et indispensable qu'il est possible ensuite de gérer rationnellement et positivement une entreprise ou une unité militaire.

Toute défaillance dans la tenue d'une comptabilité peut engendrer de graves dysfonctionnements comme l'ont montré par exemple les affaires dont Enron a été le symbole médiatisé le plus connu.

Aucune organisation ne peut échapper à ces principes intangibles.

Toutes les unités militaires doivent donc connaître et enregistrer leurs coûts complets réels et… vendre leurs prestations.
Le problème est alors d'optimiser la gestion de chaque unité en cherchant à dégager des bénéfices qui sont les meilleurs indicateurs de leur bonne (ou mauvaise) gestion.

Les scribes et les comptables des armées des pharaons comptabilisaient déjà méticuleusement tout, y compris les ennemis éliminés dont la valeur était tarifée…


Matkal

Des unités militaires opérationnelles fonctionnent en partie sur ces principes libéraux : ce sont les forces spéciales comme la Matkal. C'est une unité très autonome de l'armée israélienne qui dispose de son propre budget qu'elle gère librement selon ses besoins. Elle n'est soumise à aucun contrôle a priori de la part de la hiérarchie militaire.

Tous ses membres partagent la politique voulue par les Israéliens, menée par leur gouvernement, appliquée sur le plan militaire par le ministre de la défense et mise en œuvre par le chef d'état-major.

Les objectifs de cette politique de défense sont ainsi clairement et démocratiquement définis.

La stratégie qui permet de les atteindre est arrêtée par l'état-major et par les responsables de la Matkal en collaboration avec ses membres qui seront chargés par la suite de son application en mettant en œuvre la tactique qui leur paraît être la plus efficiente.

Trois anciens chefs de ces forces spéciales occupent les principaux postes gouvernementaux au début de l'année 2003 : Ariel Sharon (Premier ministre), Shaul Mofaz (ministre de la défense) et Benyamin Netanyahou (ministre des Affaires étrangères puis de l'économie) témoignant ainsi de l'importance de cette unité et de son rôle stratégique et formateur.

Le budget de cette unité militaire est le prix des prestations globales qu'elle fournit à l'état-major et qu'il accepte de payer : c'est le prix d'un marché.

La Matkal fonctionne donc presque comme une entreprise innovante dans un secteur civil commercial, mais dans un domaine militaire en perpétuel changement… où les risques fatals sont réels et élevés.


Tarification

Le problème de la tarification des services militaires est parfois difficile à résoudre.

Les prix des prestations peuvent être estimés globalement comme pour ce qui concerne les forces spéciales israéliennes.

Dans certains cas, il existe déjà des prix déterminés par des marchés libres dans la mesure où des entreprises en concurrence peuvent fournir des prestations équivalentes (gardiennage, surveillance, sécurisation, unités de mercenaires, etc.).

Dans d'autres cas, une solution consiste à créer des marchés militaires sur lesquels opèrent différentes unités militaires.

Le jeu libéral consiste alors à mettre en concurrence ces différentes unités en mettant aux enchères les services proposés.

Ainsi, si le GIGN est plus efficient que d'autres unités militaires, il remportera des marchés rémunérateurs qui lui permettront de se développer grâce aux bénéfices dégagés par son activité et il attirera les meilleurs éléments en offrant des rémunérations plus élevées.

Les unités les moins performantes ne remporteront pas de marchés et seront alors dissoutes faute de ressources, les militaires devant alors chercher à se faire réembaucher par d'autres unités ou… quitter l'armée.

Ainsi la dynamique d'une économie libérale fondée sur le principe de la destruction créatrice est en mesure de fonctionner dans les armées comme dans le domaine civil, là où les entreprises innovantes ont déjà fait la preuve de leur supériorité relative. Cette façon de procéder peut donner relativement facilement de bons résultats dans le cas de PUMA.

Pour des projets plus complexes, la théorie des systèmes fournit là encore des solutions :

tout système peut se décomposer en sous-systèmes de rang inférieur.

Ainsi, par divisions successives, il est possible de dégager finalement des PUMA et de les mettre en concurrence sur des quasi marchés… dont certains peuvent être ouverts.


U.E.

Le développement de projets militaires au niveau européen aurait pu être une excellente occasion de mettre en place rapidement et facilement un système militaire européen constitué d'un réseau d'unités militaires nationales.

Ainsi une certaine forme de concurrence entre les unités militaires nationales aurait permis d'assurer les prestations d'une armée européenne globalement efficiente : les meilleurs solutions aux meilleurs prix auraient pu être sélectionnées objectivement.

Malheureusement, les résistances aux changements sont très importantes.

Les hommes politiques à la tête des nations et les dirigeants des armées des nations européennes imposent des solutions négociées qui privilégient leurs alliés et affidés en dehors de toute logique économique et de toute efficacité.

Ils mettent en place, selon des méthodes non démocratiques (à aucun moment les citoyens européens ne sont consultés), des organisations militaires pyramidales centralisées traditionnelles déjà totalement obsolètes avant leur naissance qui ont déjà largement fait la preuve de leur inefficacité et de leurs coûts exorbitants.

La communication sera lente, complexe et descendante, répondant à une logique déductive incapable de répondre avec pertinences aux agressions potentielles des réseaux terroristes qui constituent la principale menace à laquelle ces unités militaires européennes doivent faire face dans un avenir envisageable.

Aucune politique européenne simple et claire ne pourra être définie rapidement. Il sera alors difficile d'adopter une stratégie pertinente et la tactique mise en œuvre risque d'être inefficiente.

Les dirigeants européens accusent les Américains d'impérialisme et d'hégémonisme, et même de fomenter des complots pour affaiblir l'Europe… alors que ce sont eux-mêmes qui mettent en place les conditions de leurs propres échecs, dans les armées comme dans les grandes entreprises, dont ils contrôlent plus ou moins les dirigeants.

Les sanctions de ces errements seront rudes et dures : ni la sécurité, ni la paix, ni la prospérité ne seront assurées en Europe, ce qui constituera un échec total de cette politique… alors que les Américains nous montrent la voie à suivre.

En effet, les Etats-Unis semblent réussir à mettre en place un tel système militaire en Europe par l'intermédiaire de… l'OTAN.

Il repose sur des réseaux militaires fonctionnant très bien et basés principalement sur une communication fiable et rapide entre des unités nationales collaborant toutes à une même politique qui permet de définir une stratégie et une tactique efficientes.


Officiers maïeuticiens

Dans une structure pyramidale traditionnelle, la hiérarchie donne des ordres qui sont exécutés par les subalternes, dans les grandes entreprises tayloriennes comme dans les armées conventionnelles.

Le chef, c'est celui qui sait tout, celui qui a les connaissances qui lui permettent de prendre les bonnes décisions à bon escient. C'est là, la conception de l'organisation qui prévalait encore dans les années 60 car il y avait dans tous les pays développés une pénurie généralisée de main d'œuvre qualifiée.

Par la suite, l'évolution des sociétés, des techniques et du niveau des connaissances ont modifié entièrement les caractéristiques des fonctions des cadres des organisations.

Les structures en réseaux ont amené le dernier (chronologiquement) bouleversement et le plus profond : ce n'est plus le cadre qui détient les connaissances et qui donne des ordres.

Les connaissances techniques sont souvent très pointues, et ce sont les techniciens et les spécialistes, plus ou moins autonomes qui les prennent et les mettent en œuvre.

Les cadres ne maîtrisant plus les techniques, accomplissent d'autres tâches qui sont nécessaires pour assurer le bon fonctionnement de toute organisation : ce sont par exemple les négociations avec les clients, les fournisseurs, les partenaires, l'organisation du travail, la préparation à la prise de décisions politiques, stratégiques ou tactiques dont l'importance relative varie selon le niveau de la hiérarchie…

Il en est de même dans les armées. Les officiers deviennent des managers et des maïeuticiens : ils sont surtout chargés de faire en sorte que puissent naître les meilleures solutions pour résoudre les problèmes nouveaux de sécurité que posent des ennemis imaginatifs et créatifs constitués en réseaux.

Ainsi, ils deviennent des communicants multidirectionnels, chargés de traiter des informations, et plus précisément de sélectionner celles qui doivent remonter la ligne hiérarchique du fait de leur importance stratégique potentielle.

La nouvelle structure pyramidale en réseaux est inductive, à prédominance ascendante, dans des systèmes ouverts et dynamiques.


PUMA des forces spéciales

Les forces spéciales sont facilement, naturellement et spontanément organisées en PUMA et elles offrent de bonnes illustrations de la puissance des réseaux.

Chaque militaire a une spécialité majeure, par exemple : un alpiniste de haut niveau rompu à tous les problèmes que l'on peut rencontrer en haute montagne.

Il a également d'autres spécialités mineures, en langues (anglais), en matière de renseignement, de tir, et en nage sous-marine.

Il dispose en outre de compétences dans ce qui est pour lui des options, comme l'informatique, une seconde langue, le maniement d'explosifs et la survie en milieu désertique.

Enfin sa formation peut être complétée par des stages en télécommunication, sophrologie, déminage et survie dans la jungle.

Dans chacun de ces domaines, il peut contacter des spécialistes, par exemple des collègues (de même niveau hiérarchique) dont la majeure est l'anglais, l'informatique, ou le déminage, ou trouver des spécialistes de plus haut niveau ou plus pointus dans sa majeure ou dans d'autres domaines qui nécessitent de compléter ses connaissances.

Les réseaux informatisés, internes protégés ou externes permettent de répondre à toute demande formulée à tout moment.

Son supérieur hiérarchique est bien entendu normalement incapable de répondre à toutes ces questions ponctuelles qui nécessitent toutes un haut niveau de culture que personne ne peut maîtriser.

Chaque militaire membre d'une PUPA des forces spéciales est donc en mesure de trouver par lui-même les solutions les plus efficientes à tous les problèmes auxquels il peut être confronté, et donc d'atteindre les objectifs des armées qui sont d'assurer la sécurité et la paix.


CIA

Les forces de sécurité des Etats-Unis ont déjà adopté des structures en réseaux de PUMA, en particulier dans les forces spéciales de la CIA, la Central Intelligence Agency : la SAD, la Special Activities Division qui regroupe un certain nombre d'unités dont le SOG, Special Operation Group qui disposerait d'un budget annuel de $ 4 milliards et d'une très grande liberté d'action, sans contrôles a priori.

Un réseau d'un certain nombre de PUMA et de PUPA (civiles) à géométrie variable sont donc déjà opérationnelles et leurs actions sont variées, souvent discrètes, voire secrètes, et généralement très efficientes, au service des causes que défendent les Américains…

La fonction principale des services de renseignement est d'étudier les différentes politiques et les stratégies concevables à l'usage des hommes politiques à la tête des États et parfois de contribuer à mettre en œuvre certains de ses aspects.

Les entreprises sont maintenant de plus en plus amenées à utiliser les mêmes approches et les mêmes méthodes. C'est ce qu'on appelle improprement l'intelligence économique.

***

 

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article