Marchés et géopolitique
Les rendements des Bills à 3 mois continuent à baisser : 1,82 % hier mardi 24 en fin de séance. 20 points de base en moins par rapport au pic atteint une dizaine de jours auparavant, la chute est importante,
Graphique 1 :
(cliquer ici pour agrandir le graphique)
Cette baisse des rendements du 3 mois est anormale, c’est à dire contraire à sa tendance longue ascendante en concordance avec le redressement de l’économie américaine à la suite de la baisse des taux de la Fed, surtout après le 11 décembre 2007 (les effets positifs de la politique monétaire n’apparaissent qu’après un délai de 6 mois).
Elle ne peut s’expliquer que par l’anticipation d’une intervention israélienne en Iran, ce qui fait monter les cours du baril de pétrole.
Pour la première fois (à ma connaissance), des dépêches Reuters rapportent de telles réactions alors que précédemment, les explications données concernaient l’épuisement des ressources en pétrole, ce qui était peu crédible vu l’abondance de l’offre globale par rapport à la demande.
Les rendements des Notes à 2 ans et des Bonds à 10 ans continuent à fluctuer normalement dans leur tendance longue, anticipant une reprise peu inflationniste (pour l’instant) de l’économie américaine,
Graphique 2 :
(cliquer ici pour agrandir le graphique)
La structure actuelle des taux est tout à fait semblable à celle qui existait de 2003 au début 2005 en concordance avec une croissance forte après un ralentissement important,
Graphique 3 :
(cliquer ici pour agrandir le graphique)
Dans la zone euro, la structure des taux se resserre (dans un certain désordre), ce qui traduit une anticipation de stagflation,
Graphique 4 :
(cliquer ici pour agrandir le graphique)
La lire italienne est au plus mal,
Graphique 5 :
(cliquer ici pour agrandir le graphique)
Pourquoi Silvio Berlusconi s’obstine-t-il à maintenir l’Italie dans la zone euro ?
C’est de l’autodestruction volontaire de sa part, alors qu’il dénonçait ce suicide collectif quand il était dans l’opposition.
Un certain nombre d’investisseurs (bien informés) ont manifestement pris au bon moment des dispositions dans la perspective d’une intervention israélienne en Iran, ce qui provoque des variations a priori anormales (c’est à dire exogènes) de cours.
Une certaine désinformation utilisant adroitement le panurgisme des marchés entretien d’autres interprétations…
Je maintiens mes dernières analyses en dépit des avis dominants contraires.
L’avenir est par définition incertain.
***