Vendredi 13
Le rendement des Bills à 3 mois qui montait en fluctuant normalement autour de 2 % pour dépasser ce seuil critique, a brusquement décroché depuis le vendredi 13 juin de sa tendance lourde haussière (cf. le point bleu sur ce premier graphique) pour tomber à 1,72 % hier jeudi 26 juin en clôture,
Graphique 1 :
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Une telle rupture dans la tendance et de tels écarts ne peuvent pas s’expliquer par des considérations purement économiques, mais géopolitiques : la décision finale d’attaquer les installations nucléaires iraniennes par Israël a manifestement été prise par George Bush le vendredi 13 juin après l’accord des trois dirigeants européens consultés comme je l’ai écrit dans un billet ce week-end.
Les cours du baril de référence montent encore et un certain nombre d’investisseurs vendent des actions dont les cours plongent globalement pour se porter sur les placements obligataires publics courts : le monétaire et les Bills à 3 mois dont les rendements baissent, la Fed étant amenée à baisser ses taux (à 1 % ?) pour répondre aux attentes des marchés.
Dans cette optique, la baisse du rendement des Bills à 3 mois est logique pour les spéculateurs avertis.
Normalement, la croissance aux États-Unis devrait poursuivre son cours, c’est à dire monter en puissance, surtout à partir du début du début du mois d’août correspondant à des taux de la Fed particulièrement accommodants 6 mois plus tôt : 3 % fin janvier.
Graphique 2 :
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La reprise d’une croissance forte sera bien entendu inflationniste (comme toujours), ce qui obligera la Fed à remonter ses taux rapidement et très fortement.
Pour l’instant, les rendements des Bonds à 10 ans sont relativement bas à 4,05 % anticipant une faible inflation, mais ils peuvent remonter rapidement : c’est le temps des turbulences,
Graphique 3 :
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Comme l’a bien anticipé Milton Friedman, les quasi monnaies de la zone euro sont ébranlées quand les turbulences mondiales sont fortes : les Italiens sont aux anges (chiffres actualisés au 26)…
Graphique 4
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Je maintiens toutes mes analyses et conclusions précédentes qui ne sont pas des opinions ou un avis personnel, mais le résultat de l’observation de données financières avec des explications qui leur donnent une cohérence et une logique indispensables.
Les marchés (du moins, certains intervenants) sont toujours bien informés…
Le problème est de les décrypter correctement et rapidement, ce qui alimente la spéculation gagnante.
C’est lors de son voyage en Israël du 14 au 16 mai 2008 que George Bush a pris la décision de laisser l’armée israélienne détruire les installations nucléaires iraniennes comme le montre l’évolution des indices boursiers : le Dow Jones Wilshire 5000 augmentait normalement jusqu’au lundi 19 mai pour atteindre un sommet en séance de 14 564 pour redescendre ensuite et plonger hier jeudi 26 à 13 125 en clôture.
Les pertes de capitalisation sont considérables : plus de $1 400 milliards sur les actions cotées aux États-Unis, largement supérieures au coût marginal de cette intervention militaire.
Le vendredi 13 n’a aucune signification en Iran, le seul chiffre 13 ne porte pas chance d’une façon générale, le vendredi étant a priori un bon jour puisque c’est le jour de congé…
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