Les heureux Euro-zonards encore et toujours pessimistes
Comme les mois précédents, les heureux Euro-zonards sont encore et toujours pessimistes : ils ont augmenté leur épargne de précaution de €681 milliards d’une année sur l’autre fin mai, ce qui est considérable…
Graphique 1 :
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… soit de 21,8 % d’une année sur l’autre,
Graphique 2 :
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À titre de comparaison, les Américains n’augmentent leur épargne que de 7,7 % ce qui est déjà considéré comme très élevé et dangereux.
En effet, plus l’épargne augmente, moins les consommateurs dépensent.
La demande diminuant, l’offre s’adapte, ce qui provoque un ralentissement de la croissance du PIB.
M2-M1 atteignait €3 809 milliards fin mai,
Graphique 3 :
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La BCE annonce que l’augmentation de M3 est de 10,4 % d’une année sur l’autre, mais elle est de 11,2 % d’après les chiffres communiqués de mois en mois (curieusement, les révisions sont toujours dans le même sens !),
Graphique 4 :
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Comme la croissance du PIB est inversement proportionnelle à la variation de la masse monétaire libre, la croissance endogène du PIB dans la zone euro est et sera très faible, la croissance totale n’est entretenue que grâce aux exportations,
Graphique 5 :
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La cause principale de cette hypertrophie de la masse monétaire est la mauvaise application des règles comptables
- qui laisse se perpétuer une distribution massive de revenus sans travail en contrepartie (les engagements de retraite ne sont pas comptabilisés, ce qui est inflationniste),
- et qui provoque une fragilité anormale des banques (les taux de l’Euribor sont toujours trop élevés avec le 1 an à 5,4 %).
C’est du suicide collectif disait Silvio Berlusconi.
Les heureux Euro-zonards ne sont pas pressés…
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