Croissance désinflationniste et stagflation
La reprise de la croissance du PIB, ralentie à 2,5 % d’une année sur l’autre au 1° semestre, s’accompagne d’une baisse de l’inflation… aux États-Unis comme le montre l’évolution des indices PCE:PI (à 3,1 % en mai) et PCE:PILFE qui passe de 2,144 % en avril à 2,139 % en mai,
Graphique 1 :
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La baisse est faible mais elle est plus marquée quand on observe l’évolution de la hausse des prix sur 3 mois en taux annualisé : elle est tombée en mai à 1,76 % pour le PCE:PILFE, sous la barre critique des 2 %,
Graphique 2 :
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La reprise économique n’est pas inflationniste pour l’instant aux États-Unis.
Elle le sera plus tard, dans quelques mois.
Il n’en est pas de même dans la zone euro où l’inflation augmente de mois en mois pour atteindre 4 % en juin d’après les premières estimations d’Eurostat, après 3,7 % le mois précédent. La tendance est haussière.
Le relèvement du taux de base de la BCE diminuera la croissance mais ne ralentira que peu l’inflation car les gouvernements euro-zonards ne veulent pas engager les réformes indispensables qui consisteraient à faire respecter les règles comptables (IFRS) obligeant les entreprises et les administrations à comptabiliser les engagements de retraite.
L’argent n’est pas sain dans la zone euro…
C’est la stagflation.
PCE:PI : Personal Consumption Expenditures: Chain-type Price Index
CPI:LFE : Consumer Price Index for All Urban Consumers: All Items Less Food & Energy
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