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Libor, monétarisme et géopolitique

Libor, monétarisme et géopolitique


Tout est simple, répétaient Milton Friedman, Arthur Laffer et Alan Greenspan, mais ce n’est pas toujours simple de trouver les solutions qui finalement sont pourtant simples...


Le 6 juin dernier, les dirigeants de la BCE ont surpris les marchés en annonçant qu’ils s’étaient enfin décidés à remonter leur taux de base, ce qui a propulsé les taux de l’Euribor vers des sommets : le 1 an a bondi de 5,12 % le 5 juin à 5,42 % le 6 juin (pour rester ensuite à des niveaux très hauts) car les banques ont anticipé une brusque dégradation de la situation économique en général dans la zone euro, et en particulier chez elles (la confiance a disparu sur le marché interbancaire, donc les taux ont monté en flèche).


Le Libor en US$ n’a pas bougé pendant ces jours là, en restant très bas, avec le 1 an à 3,20 % le lundi 9 juin, ce qui montre qu’il n’y avait pas de problèmes interbancaires aux États-Unis, les banques anticipant normalement une hausse des taux de la Fed dans un avenir encore un peu lointain.


Ensuite, les taux du Libor en US$ ont brusquement monté dans la semaine pour atteindre 3,68 % le vendredi 13 juin pour le 1 an, ce qui correspond à la fin des entretiens de George Bush en Israël avec ses dirigeants au cours desquels la décision d’intervenir en Iran a été prise.


Les marchés, bien informés ont anticipé une détérioration de la situation économique, donc des difficultés supplémentaires sur le marché interbancaire, ce qui a fait monter ces taux.


L’évolution des taux du Libor en US$ confirme une fois de plus mes analyses précédentes.


Cependant, ces taux du Libor en US$ ont baissé récemment : le 1 an est redescendu à 3,31 % le 30 juin.


Comment interpréter cette baisse ?


Les marchés considèrent peut-être que les risques d’une intervention militaire en Iran sont finalement faibles et déjà bien intégrés dans les taux interbancaires, mais les prix du pétrole ont encore battu leurs records le 30 juin à $143 le baril, les marchés actions restent très bas ainsi que les rendements des obligations publiques aux États-Unis, ce qui montre que tous les marchés ne sont pas zens…


*


Les dirigeants de la BCE ont montré dans cette aventure leur totale incompétence.


En effet, ils ont toujours affirmé précédemment que l’inflation allait baisser à l’avenir !


Avec une inflation augmentant à 4 % en juin, deux fois plus que la limite fixée, ils ne pouvaient plus tenir les mêmes positions et ils ont été obligés de se dédire d’un jour à l’autre, ce qui leur fait perdre le peu de crédibilité qu’ils avaient.


La hausse des taux de la BCE ne résoudra pas les problèmes d’inflation dans la zone euro.

Elle ne fera que ralentir la croissance qui restera inflationniste : c’est la stagflation durable.


L’argent sain est le premier pilier des Reaganomics

***

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J
Oui, effectivement la simplicité est difficile à dévoiler !
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