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W. la cata et les Américains

W. la cata et les Américains


Dans la semaine finissant le 7 juillet, les Américains ont augmenté leur épargne de $30 milliards par rapport à la semaine précédente.

Ce sont $30 milliards qui n’ont pas été dépensés et qui n’ont pas été vendus, ce qui ne fait pas augmenter le PIB !


Les Américains ne dépensent pas leur argent à cause du prix du pétrole et de la chute des bourses.


L’inaction de W. depuis 2 mois sur l’Iran a des effets catastrophiques qui risquent de remettre en cause la reprise de la croissance.

Chaque jour qui passe sans que rien ne se passe retarde dangereusement la reprise au point de la compromettre.


L’augmentation de l’épargne des Américains, M2-M1 est de 7,2 % d’une année sur l’autre,

Graphique 1 :

Cliquer ici ou sur le graphique pour l’agrandir.


Ce dernier chiffre va contre la tendance antérieure : l’augmentation de M2-M1 diminuait logiquement grâce à la baisse des taux de la Fed et aux remboursements d’impôts,

Graphique 2 :

Cliquer ici ou sur le graphique pour l’agrandir.


L’épargne des Américains se maintient globalement à $6 300 milliards, ce qui n’a rien de dramatique,

Graphique 3 :

Cliquer ici ou sur le graphique pour l’agrandir.


Le plus gros problème en ce moment aux États-Unis est l’interminable attente avant la fin de la partie qui se joue en Iran car elle paralyse tout.



Contrairement à ce que disent et écrivent les journaleux et bonimenteurs, la situation du secteur bancaire américain est bonne : même Merrill Lynch qui a enregistré un total de $40 milliards de dépréciations conserve un ratio Tier 1 de 9,5 %.


Il faut relativiser les pertes de certaines banques américaines les plus touchées par la crise du sub-prime car leurs bénéfices étaient très élevés : $9,8 milliards en 2006 pour Merrill Lynch, ce qui leur permet de digérer leurs erreurs passées.



La chute des bourses est impressionnante entre le 19 mai et le 15 juillet, mais elle n’est que de 17 % pour le Dow Jones contre 27 % pour le CAC40 car la situation est beaucoup plus préoccupante dans la zone euro : le ratio Tier 1 des 3 plus grandes banques françaises n’était que de 7,1 % fin 2007 d’après la Banque de France, avant les exploits des branquignols de la Générale et autres.


Les investisseurs américains se sont manifestement dégagés d’une grosse partie de leurs actions euro-zonardes.


Par ailleurs, Fannie Mae et Freddie Mac n’ont pas $5 000 milliards de dettes irrécouvrables, mais $1 400 milliards classées en sub-prime, donc avec un certain risque affiché, ce qui est dans les normes.

***

 

 

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J
Ces billets et ma propre réflexion m'ont conduit à écrire cette reflexion : "Comment s'organise le monde".<br /> http://amourpiegale3.blogspot.com/2008/07/comment-sorganise-le-monde.html<br /> Ou clic direct sur le site mis en lien dans la signature.
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Z
D'accord, autant être précis :<br /> 1) Fondé en 1980 par un groupe de spéculateurs sur l'énergie et les matières premières, ce dernier fusionna avec l'ICE en 2001. Juridiquement, il s'agit d'un marché offshore londonien, supervisé par la Financial Services Authority (FSA) de Grande-Bretagne, qui échappe donc à la juridiction de la CFTC, l'agence américaine de régulation des marchés des matières premières.<br /> VRAI ou FAUX et si c'est vrai n'est ce pas anormal ?<br /> <br /> 2) Selon le Pr Greenberger, environ 70 % de tous les contrats à terme pétroliers sont de nature spéculative et 30 % d'entre eux sont assurés par trois banques, Goldman Sachs, Morgan Stanley et JP Morgan Chase.<br /> VRAI ou FAUX / comment le vérifier ?<br /> <br /> 3)En 2007, lit-on, "la valeur nominale des contrats de produits dérivés sur les matières premières échangés de gré à gré sur les marchés londoniens a augmenté de 27 % pour atteindre 9000 milliards de dollars, grâce notamment à l'accroissement des contrats énergétiques. Entre 2002 et 2007, la valeur des exportations physiques mondiales de matières premières a gagné 17 %, tandis que les contrats de produits dérivés sur matières premières augmentaient de 213 % et l'encours nominal de ces mêmes produits grimpait d'environ 540 %."<br /> VRAI ou FAUX et si c'est vrai ne faudrait-il pas interdire les marchés dérivés sur les matières premières ?
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Z
La verité sur le Petrole <br /> <br /> Cours du Pétrole Manipulés ?<br /> <br /> 11 juin 2008 (Nouvelle Solidarité) — Lorsque le prix du pétrole atteindra 200 dollars le baril, ce ne sera pas parce que les Chinois sont de plus en plus nombreux à posséder une voiture, mais à cause de la spéculation sur les prix, organisée depuis Londres. Lors d'une audition devant la commission sur le commerce du sénat américain, le 2 juin, des experts ont montré comment cette spéculation se fait sur des marchés de matières premières « offshore » supervisés par les autorités britanniques. Ce mécanisme, qui leur permet d'échapper à toutes les législations officielles, a été baptisé par les sénateurs de London loophole.<br /> <br /> Michael Greenberger, professeur de droit à l'Université du Maryland et consultant du département de la Justice, et Mark Cooper, de la Fédération des consommateurs américains, ont expliqué aux sénateurs que 35 % des contrats à terme sur le pétrole brut West Texas Intermediate (WTI), prix de référence pour le pétrole échangé à New York, sont conclus sur un marché basé à Atlanta — l'Intercontinental Exchange (ICE) – par le biais de sa filiale londonienne, l'International Petroleum Exchange.<br /> <br /> Fondé en 1980 par un groupe de spéculateurs sur l'énergie et les matières premières, ce dernier fusionna avec l'ICE en 2001. Juridiquement, il s'agit d'un marché offshore londonien, supervisé par la Financial Services Authority (FSA) de Grande-Bretagne, qui échappe donc à la juridiction de la CFTC, l'agence américaine de régulation des marchés des matières premières.<br /> <br /> Selon le Pr Greenberger, environ 70 % de tous les contrats à terme pétroliers sont de nature spéculative et 30 % d'entre eux sont assurés par trois banques, Goldman Sachs, Morgan Stanley et JP Morgan Chase. Ce qui leur donne un contrôle indéniable sur le prix.<br /> <br /> Pariant sur la chute de dollar, ces banques et fonds de placement achètent aussi de grosses quantités de produits pétroliers qu'ils ne mettent pas à la disposition des marchés, ce qui fait encore plus monter le prix de l'or noir. Il ne s'agit donc pas seulement de spéculation, mais aussi de manipulation du marché.<br /> <br /> En outre, la FSA britannique accorde à ces banques et hedge funds le statut de traders « commerciaux » et non « spéculatifs » — comme s'il s'agissait de compagnies aériennes ou de distributeurs d'essence devant acheter des produits pétroliers à terme pour se prémunir. Ainsi, puisque plus d'un tiers des contrats à terme sur le brut West Texas se font sur des marchés britanniques offshore, les organismes de régulation américains n'en sont pas informés.<br /> <br /> Ce rôle dominant des Britanniques a été confirmé par l'International Financial Services de Londres (autrefois baptisé « les Invisibles britanniques »), qui vient de publier un rapport sur les effets bénéfiques pour la City de la spéculation sur les matières premières. En 2007, lit-on, "la valeur nominale des contrats de produits dérivés sur les matières premières échangés de gré à gré sur les marchés londoniens a augmenté de 27 % pour atteindre 9000 milliards de dollars, grâce notamment à l'accroissement des contrats énergétiques. Entre 2002 et 2007, la valeur des exportations physiques mondiales de matières premières a gagné 17 %, tandis que les contrats de produits dérivés sur matières premières augmentaient de 213 % et l'encours nominal de ces mêmes produits grimpait d'environ 540 %."<br /> <br /> Confirmant l'ampleur du mécanisme décrit ci-dessus, le rapport des Invisibles note que l'ICE "est la plus importante Bourse de produits énergétiques. Le chiffre d'affaires s'est accru en 2007 pour la dixième année consécutive, atteignant 138,5 millions de contrats."
Répondre
C
<br /> <br /> Attention ! là encore, cette source d'information émanant de Jacques Cheminade est a priori peu crédible bien que certaines informations rapportées là puissent être justes !<br /> Pour ma part, j'ai déjà développé la même idée que je maintiens : les cours du pétrole ne sont pas déterminés par le jeu libre des marchés reflétant sa valeur économique, mais manipulés par<br /> certains opérateurs US dont Goldman Sachs...<br /> <br /> <br /> <br />