Où en est la partie d’échecs ?
Où en est la partie d’échecs qui se joue entre l’Iran et son adversaire ?
Pour les marchés la réponse n’est pas très claire au vendredi 18 juillet.
Le rendement des Bills à 3 mois est certes remonté, mais il reste dans sa tendance baissière, le point bas du 15 juillet peut n’être qu’une fluctuation,
Graphique 1 :
Cliquer ici ou sur le graphique pour l’agrandir.
Les rendements des Notes à 2 ans et à 10 ans ont remonté, mais ils restent dans une certaine expectative,
Graphique 2 :
Cliquer ici ou sur le graphique pour l’agrandir.
En pareilles circonstances, l’aide d’un expert tel que le lieutenant colonel Ludovic Monnerat manque cruellement ! De son ancien blog (qui n’est plus accessible), quelques enseignement peuvent être utiles pour comprendre ce qui se passe…
L’important est de gagner finalement la guerre des idées et non pas des batailles.
Ainsi par exemple, les dirigeants vietnamiens du parti communiste ont gagné des batailles mais finalement, ils ont perdu la guerre des idées : l’économie dirigée par ces Chinois du Sud a montré que le communisme est inefficace alors que l’économie des Chinois du Nord a réussi à décoller en appliquant le capitalisme libéral comme aux États-Unis.
Autre exemple : pour la première fois depuis des décennies, des guérilleros se réclamant du Che, les FARC, passent pour des monstres.
Aucun journaleux, aucun bonimenteur n’ose plus vanter leurs mérites.
Cette opération est une très grande réussite sur le plan opérationnel, politique et idéologique.
Il en est de même au Moyen-Orient : les prisonniers palestiniens libérés passent eux aussi pour des monstres qui ne sont plus défendables par les militants propagandistes que sont les journaleux et les bonimenteurs.
En faisant croire qu’Israël est faible, sa cause se renforce dans une logique paradoxale.
Les négociations acceptées par le gouvernement de George Bush avec le régime des mollahs sont peut-être un piège dans la même logique.
Dans le cadre de la stratégie du désordre que j’ai développée, les Chiites sont utiles pour entretenir le désordre au Moyen-Orient mais dans une certaine limite : ils ne doivent pas disposer d’armes nucléaires.
Actuellement, ils ont dépassé cette limite en refusant catégoriquement de renoncer à l’arme nucléaire, ce qui est inacceptable pour la partie américaine, d’où les incertitudes actuelles.
Dans une partie d’échecs, il est courant de laisser croire à l’adversaire qu’il est gagnant en prenant des pions, en attendant le mat final…
Par ailleurs, les marchés des produits pétroliers ne fonctionnent pas comme des marchés libres : ils sont soumis à l’influence de certains opérateurs qui en font monter les prix pour faire passer les Américains à d’autres comportements et à d’autres sources d’énergie indépendantes du pétrole qui a le gros inconvénient d’avoir des réserves dans les pays musulmans qui sont en tant que tels non fiables et même très dangereux à terme.
Alan Greenspan est très explicite (dans son livre) à ce sujet, ce qui n’est ni un secret ni un mystère pour personne.
Le lieutenant colonel Ludovic Monnerat ne blogue plus mais il est toujours actif sur la Revue Militaire Suisse : cliquer ici pour y accéder.
***