Irak 2002-2003 Iran 2008
Un petit retour sur ce qui s’est passé sur les marchés en 2002 et 2003 permet de mieux comprendre ce qui se passe en ce moment…
Début 2002, l’économie des États-Unis commençait à se relever des attentats du 11 septembre 2001 : les indices actions comme le DJ Whilshire 5000 remontaient ainsi que les rendements des Treasuries, en particulier les Bills à 3 mois qui sont très réactives,
Graphique 1 :
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Les Bills à 3 mois étaient très clairement sur une tendance haussière : partis de 1,58 % le 11 janvier 2002, ces rendements ont atteint 1,88 % le lundi 18 mars 2002 ce qui signifie que les capitaux sortaient de leur refuge que sont les Treasuries pour se placer en actions, anticipant une forte reprise de la croissance après la baisse des taux de la Fed en 2001,
Graphique 2 :
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Le Whilshire 5000 remontait lui aussi pour atteindre un sommet à 10 963 dans la semaine du 11 mars 2002.
Ensuite, revirement total de tendance sur les marchés actions et des Treasuries à partir du 18 mars 2002 : la tendance devient baissière, même avec des taux de la Fed inchangés jusqu’au 6 novembre 2002,
Graphique 3 :
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Pourquoi ce retournement de tendance aux alentours du 18 mars 2002 ?
La réponse logique est facile à comprendre : George Bush a pris la décision d’intervenir en Irak à ce moment là, ce qui a cassé la reprise qui commençait à se manifester.
Les marchés bien informés (du moins ceux qui étaient bien placés pour avoir cette information !) ont commencé à réagir dans ce sens dès le début de la semaine du 18 mars 2002.
Le Whilshire 5000 a plongé jusqu’à son point bas atteint dans la semaine du 6 octobre 2002 à 7 273 et les rendements des Bills ont baissé ensuite avec les taux de la Fed.
L’engagement militaire en Irak lancé le 19 mars 2003 n’a pas accentué la baisse du Whilshire 5000 qui se trouvait alors à son point le plus bas à 7 503 dans la semaine du 9 mars 2003 pour remonter par la suite.
La baisse des taux de la Fed à un niveau très bas (1,25 % à partir du 6 novembre 2002) a entraîné logiquement 6 mois plus tard une forte croissance du PIB aux États-Unis au second semestre 2003,
Graphique 4 :
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Ces marchés (menés par les spéculateurs bien informés) ont bien anticipé les conséquences des décisions du président des États-Unis et de la politique monétaire de la Fed.
Ce qui se passe actuellement est un remake des années 2002-2003 avant l’intervention militaire en Irak.
En 2002, il aura fallu attendre un an entre la décision prise par W. et l’engagement de l’intervention militaire en Irak.
Les marchés ont alors perdu $2 700 milliards de capitalisation boursière aux États-Unis en 7 mois en 2002.
En 2008, tout se passe plus vite : les marchés actions n’ont perdu (pour l’instant) que $2 300 milliards de capitalisation boursière aux États-Unis en 2 mois (entre le 19 mai et le 15 juillet).
La croissance du PIB sera encore plus forte (qu’au 1° semestre) 6 mois après la baisse des taux de la Fed fin janvier de cette année…
Au 1° semestre 2003, tous les journaleux et tous les bonimenteurs ne parlaient que de la pire crise depuis celle de 1929 alors que je prédisais une croissance très forte aux États-Unis…
Les données sont comme d’habitude celles de notre ami Fred de Saint Louis.
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