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Suicide monétariste euro-zonard

Suicide monétariste euro-zonard


La BCE a publié vendredi 25 juillet les chiffres des agrégats monétaires de la zone euro…


La masse monétaire M3 continue à augmenter sur un rythme trop élevé : 10,2 % d’une année sur l’autre,

Graphique 1 :

Cliquer ici ou sur le graphique pour l’agrandir.


Cette augmentation de M3 est due à celle de l’agrégat M2-M1 qui augmente de 20,8 % d’une année sur l’autre (contre 7,1 % aux États-Unis !), ce qui signifie que l’augmentation de l’épargne des heureux Euro-zonards est beaucoup trop importante,

Graphique 2 :

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En effet, les heureux Euro-zonards augmentent leur épargne, dite de précaution, car ils anticipent une détérioration de leur situation.


L’augmentation de M2-M1 entraîne celle de M2 qui se monte à 10,2 % d’une année sur l’autre (contre moins de 6 % aux États-Unis),

Graphique 3 :

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M2 par rapport au PIB augmente pour atteindre 84 % du PIB,

Graphique 4 :

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La situation monétaire de la zone euro s’est considérablement dégradée depuis l’instauration de cette monnaie unique contre nature.


M1, l’argent dont disposent les Euro-zonards dans leurs portefeuilles et sur leurs comptes bancaires, atteint le même montant que leur épargne (M2-M1) : autour de €3 830 milliards, soit 42 % du PIB,

Graphique 5 :

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Comme la croissance du PIB est inversement proportionnelle à la variation de la masse monétaire libre, cette croissance du PIB endogène est et sera faible dans la zone euro, uniquement soutenue par la croissance des pays émergents et celle… des États-Unis,

Graphique 6 :

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À titre de comparaison, le ratio M2/PIB aux États-Unis a tendance à baisser sur le long terme.

Graphique 7 :

Cliquer ici ou sur le graphique pour l’agrandir.


Il se monte à 53 % actuellement, ce qui signifie que l’argent y est sain.


C’est le premier pilier de la réussite pour les monétaristes.


La situation de la zone euro en 1998 était proche de celle des États-Unis au début des années 50 avec M1 qui représentait aux alentours de 30 % du PIB,

Graphique 8 :

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Depuis une cinquantaine d’années, la part de M1 a baissé aux États-Unis pour être inférieure à 10 % du PIB alors qu’elle a augmenté dramatiquement dans la zone euro qui est ainsi condamnée à la stagflation pour un certain nombre d’années à cause de cette hypertrophie monétaire (de l’argent non gagné a été et est encore distribué en masse).


La part de M1 dans le PIB s’est stabilisée depuis 2006. Cette amélioration salutaire est certainement due à l’application des règles IFRS qui oblige les entreprises à mieux comptabiliser les engagements de retraite.


La seule solution permettant de résorber ces excès serait de faire repartir une croissance supérieure à son potentiel optimal en baissant le taux des prélèvements obligatoires, mais rien n’est fait dans ce sens, surtout en France.


Voir à ce sujet les analyses des économistes de Work For All : cliquer ici pour accéder à leur site en français.

 

Cliquer ici pour lire mon billet du mois dernier sur les agrégats monétaires de la zone euro.

***

 

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