Les chiffres de la croissance
Les chiffres de la croissance du PIB réel aux États-Unis ne sont pas bons a priori : 1,8 % d’une année sur l’autre, bien en dessous des chiffres des trimestres précédents (au moins 2,5 %),
Graphique 1 :
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Plus inquiétante encore est la tendance baissière longue de la croissance : de 3,5 % dans les années 50 et 60, elle tombe à 2,5 % environ,
Graphique 2 :
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Les Américains préfèrent se référer aux chiffres de la croissance d’un trimestre par rapport au précédent en taux annualisé : les variations sont très importantes, mais la tendance baissière est la même sur la longue période,
Graphique 3 :
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Cependant, quand on observe les chiffres depuis 2000, la tendance est inversement haussière de 1,5 % vers les 3 %,
Graphique 4 :
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L’anomalie est celle des 2° et 3° trimestres 2007 pour lesquels la croissance a été exceptionnellement élevée.
C’est la raison pour laquelle le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, a laissé le taux de la Fed le plus longtemps possible à un niveau très élevé, supérieur à sa neutralité, pour contrer l’inflation.
En se référant encore aux chiffres d’un trimestre par rapport au précédent en taux annualisé, la tendance courte est très nettement haussière depuis le 4° trimestre 2007 où elle était à – 0,2 % puis 0,9 % au 1° trimestre et enfin 1,9 % au 2° trimestre.
C’est la raison pour laquelle une croissance dans les 5 % est probable en ce 3° trimestre, ce qui correspond à l’hypothèse que j’ai retenue dans mon précédent billet.
Avec des suppressions d’emplois importantes, les gains de productivité sont très élevés en ce moment aux États-Unis.
Une fois de plus, les Américains n’augmentent la productivité que lorsque les affaires vont mal ! ce qui doit plaire à B-2…
La pire crise depuis celle de 1929, en pire même, avec un effondrement du système bancaire qui croule sous les faillites et la création monétaire effrénée, d’après tous les journaleux et bonimenteurs, est déjà terminée avec le retour de la croissance dans les 3 %.
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