Croissance et productivité
La croissance du PIB réel résulte de l’augmentation de la population et des gains de productivité.
C’est simple, logique, élémentaire.
Pour que la croissance soit forte, il faut qu’il y ait des gains de productivité importants.
Logiquement, dans un premier temps, les gains de productivité se traduisent par une augmentation des suppressions de postes de travail.
Toutes choses égales par ailleurs, le taux de chômage augmente alors.
C’est une phase de destruction.
Ensuite, la croissance étant amorcée et lancée, des emplois (induits) sont créés.
C’est une phase de construction.
Le résultat est la destruction créatrice de Schumpeter.
Les gains de productivité aux États-Unis au 2° trimestre 2008 sont plus importants que ce que j’ai mentionné sur mon billet précédent car les chiffres ont été révisés à la hausse : 3,4 % contre 2,7 % en première estimation après 3,3 % au 1° trimestre (d’une année sur l’autre),
Graphique :
Cliquer ici ou sur le graphique pour l’agrandir.
Les 84 000 emplois nets supprimés et le taux de chômage à 6,1 % en août sont donc en fait une bonne nouvelle annonçant (et confirmant) la forte croissance que l’on peut prédire pour ce 3° trimestre à partir de l’évolution des agrégats monétaires, cf. mon billet précédent.
Ces problèmes de productivité sont tellement mal connus en France qu’il n’existe même pas à ma connaissance de statistiques de ce type !
Schumpeter a été l’un des plus grands économistes. Il a énoncé des principes très importants et très simples.
C’est l’économie, simple et stupide !
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