Altius
Toujours plus haut : la dévaluation de la lire italienne par rapport au Deutschemark a atteint 16,7 % vendredi 5 septembre en fin de séance américaine,
Graphique 1 :
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Et celle du franc français par rapport au DM de 5,7 %
Graphique 2 :
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Ces dévaluations potentielles signifient que, si ces pays décidaient de sortir de l’euro-système, de rétablir leur propre monnaie et d’adopter un système de changes libres tel qu’il existait avant l’adoption de l’euro, les marchés abaisseraient la parité de la lire et du franc par rapport au DM à ces niveaux.
Dans ces conditions, l’équilibre économique serait alors réalisé, les entreprises françaises pouvant exporter en bénéficiant d’une baisse de leurs prix de 5,7 % par rapport à la situation actuelle, les déficits de la balance commerciale se résorberaient, l’activité serait stimulée par la demande extérieure, la croissance repartirait donc par le simple jeu des marchés, le pouvoir d’achat des Français augmentant, le chômage baissant…
C’est simple, comme le disait Milton Friedman…
Par ailleurs, la BCE a relevé son taux de base début juillet à 4,25 %, ce qui a été finalement une mauvaise solution dans la mesure où les rendements des Treasuries ont baissé à partir du vendredi 13 juin, jour où les intervenants sur ces marchés ont pris en considération la décision de W. d’intervenir militairement en Iran.
Dans ces conditions, la courbe des taux est inversée, ce qui signifie que la croissance dans la zone euro sera nulle, voire négative dans les mois à venir,
Graphique 3 :
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Le maître du jeu (des marchés internationaux) n’est pas la BCE ni les Euro-zonards, mais les Américains, c’est à dire la Fed, le président des États-Unis, les marchés américains.
On ne joue pas contre un grand maître, mais avec lui.
Graphique 4 :
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L’écart entre les rendements des bons du Trésor à 10 ans et à 2 ans indique le potentiel de croissance dans les mois à venir : il est nul dans la zone euro, très élevé aux États-Unis,
Graphique 5 :
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Les solutions pour sortir de ce marasme euro-zonard sont simples : sortir de l’euro-système et mettre en place un système de fonds de pension comme l’Irlande, ce qui présente le double avantage de diminuer le taux des prélèvements obligatoires et d’éponger une partie de la masse monétaire excédentaire.
Malheureusement, les Euro-zonards ne voudront jamais mettre en œuvre ces deux mesures.
Tant pis pour eux ! Tant pis pour nous !
C’est l’économie, c’est simple, stupide mais vital !
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