Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas
Ce qu’on voit, c’est une chute des actions, à cause des problèmes des banques.
Le capitalisme est atteint en son cœur, dixit le camarade Sarko.
Les États-Unis sont au plus profond du gouffre, c’est la pire crise depuis…
Tous les journaleux et bonimenteurs sont unanimes.
Ce qu’on ne voit pas, ou mal, ce sont les fondamentaux qui sont excellents : pas de création monétaire, l’argent est sain, c’est le premier pilier des Reaganomics.
Certes, des banques ont fait de mauvaises opérations (dans le sub-prime) qui leur ont fait perdre beaucoup d’argent : $500 milliards d’après le chiffrage de John Mauldin.
Citigroup a perdu $55 milliards !
Oui mais cette banque avait fait $30 milliards de bénéfices avant impôts en 2005 et 2006.
Sur ces 3 années, la situation est encore positive.
Citigroup, comme beaucoup d’autres banques, a supprimé des milliers d’emplois (plus de 100 000 licenciements dans le secteur financier depuis le début de 2008).
Ces gains de productivité sont considérables et la rentabilité de ces établissements sera bientôt à nouveau très élevée.
Les Américains profitent toujours d’une crise pour rebondir.
C’est la destruction créatrice de Schumpeter.
Vendredi 5 septembre, les indices actions ont plongé en séance pour se redresser en fin de journée.
Les rendements des Bills à 3 mois ont finalement augmenté, mais la tendance est toujours baissière depuis le vendredi 13 juin,
Graphique 1 :
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Les rendements des Notes à 2 ans et à 10 ans sont sur les mêmes tendances, en attendant que W. daigne donner le feu vert à une intervention militaire en Iran,
Graphique 2 :
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Il faut savoir distinguer les fluctuations contingentes des tendances lourdes…
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