Trop c’est trop ! deuxième version
La Fed a publié hier soir 25 septembre les chiffres des agrégats monétaires arrêtés au lundi 15 septembre : ils sont tout bons !
En effet, l’augmentation de M2-M1… baisse à 5,7 % (d’une année sur l’autre) contre 6,0 % la semaine précédente, parfaitement dans la tendance baissière, ce qui confirme que les Américains travaillent, gagnent de l’argent et le dépensent sans tenir compte de ce qu’écrivent et disent les journaleux et bonimenteurs,
Graphique 1 :
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À titre de comparaison, les malheureux Euro-zonards augmentent leur épargne de 21 % par rapport à l’année précédente car ils n’ont pas confiance en leur avenir.
Comme la croissance du PIB réel est inversement proportionnelle à la variation de la masse monétaire libre, cette croissance est forte aux États-Unis en ce 3° trimestre, proche de son potentiel optimal : 3,0 % d’une année sur l’autre, soit 7 à 8 % par rapport au trimestre précédent en taux annualisé, hypothèse retenue ici,
Graphique 2 :
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Inversement et logiquement, la croissance dans la zone euro est a priori nulle, voire négative.
L’épargne des Américains, M2-M1, a cessé globalement d’augmenter depuis le 18 mars, point de retournement des marchés, correspondant à la baisse des taux de la Fed à 2,25 % pour stimuler la croissance,
Graphique 3 :
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Problème : de gros trous d’air se produisent depuis le 15 septembre !
Les rendements des Bills à 1 mois et à 3 mois sont tombés à zéro virgule pas grand chose pour cent avec de petits hauts et de grands bas,
Graphique 4 :

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Cependant, les rendements des Notes à 2 ans et à 10 ans ne plongent pas,
Graphique 5 :
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C’est la chasse aux bonnes affaires a dit, entre autres, le patron de Wells Fargo : JPMorgan vient de racheter à bon compte Washington Mutual après Bear Stearns, etc.
Une crise est toujours l’occasion d’augmenter la productivité des entreprises, donc d’alimenter la croissance.
C’est la destruction créatrice de Schumpeter.
Tout va très vite ! L’âge des turbulences d’Alan Greenspan est déjà dépassé : c’est celui des trous d’air !
Les gros trous d’air qui se produisent actuellement viennent vraisemblablement du feu vert donné par W. à une intervention en Iran : le compte à rebours serait parti le lundi 15 (ou la veille), ce qui a fait plonger les marchés d’autant plus que les opérations acrobatiques dans le style des ventes à découvert amplifient les ardoises.
Henry Paulson, ancien grand patron de Goldman Sachs, qui connaît bien (de l’intérieur) la situation des banques a proposé un plan surprenant de $700 milliards pour passer les trous d’air sans trop de dommages, le bombardier furtif B-2 a perdu son sourire car il n’apprécie pas ces acrobaties peu orthodoxes, John McCain se raccroche au train imposé.
Ces interprétations de faits observables ont l’avantage de donner une cohérence à un certain nombre d’informations.
W. attend toujours le dernier moment pour agir. C’est encore et toujours trop tard car les marchés supportent mal le rythme lent et immuable des hommes politiques et des militaires…
Les dommages collatéraux sont présentement considérables.
B-2 attend que les gros trous d’air soient passés pour essayer de remettre un peu d’ordre dans le désordre des marchés financiers.
À l’opposé, en Helvétie, tout est luxe, calme et volupté.
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