Sark’haut et bas
Sarko vient encore de se ridiculiser en prenant l’initiative de proposer un plan à la Paulson de €300 milliards pour sauver les banques euro-zonardes en faillite : Angela Merkel et le ministère allemand des finances ont dit sèchement Nein !
Sarko et sa Bécassine ont alors prudemment battu précipitamment en retraite en prétendant n’avoir jamais proposé un tel plan.
Quand on est l’un des pires cancres de la classe économique européenne, on ne cherche pas à donner des leçons au meilleur élève : le mieux est finalement de copier sur lui pour appliquer ensuite ses bonnes solutions.
Hier mercredi 1° octobre, l’écart entre le rendement de l’OAT française à 10 ans et celui du Bund de même échéance est resté à son sommet de 8,5 %
Graphique 1 :
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Je précise (pour la 4° fois je crois !) : le rendement de l’OAT à 10 ans était d’après les données Reuters en fin de séance américaine de 4,371 % et celui du Bund à 10 ans à 4,028 % soit un écart de 343 par rapport à 4 028 (le tout sans les virgules pour simplifier, pour un Bund à 10 ans à 4,028 %).
Pour avoir un chiffre en pourcentage, je divise 343 par 4 028 et je multiplie par 100, ce qui fait un écart de 8,52 % très précisément (contre 8,54 % la veille).
Ouf ! J’ai largement mérité d’avoir la 10° médaille Fields française !
Ces chiffres signifient que les investisseurs préfèrent acquérir des bons du Trésor allemand plutôt que des bons français car, en cas d’éclatement de l’euro-système, ils préfèrent recevoir des Deutschemarks plutôt que des francs français.
Cette préférence va jusqu’à une certaine limite : les marchés évaluent cet écart à 8,5 % entre ces ersatz de monnaies.
Cet écart signifie aussi qu’il s’agit là du pourcentage de dévaluation qui devrait s’appliquer au franc français par rapport au DM de façon à établir l’équilibre entre les marchés allemands et français (si le franc pouvait perdre 8,5 % par rapport au DM, les entreprises françaises exporteraient plus facilement, ce qui ferait repartir la croissance).
Sarko n’a pas de chance : il a été élu au mauvais moment !
En effet, le 7 mai 2007 cet écart entre les rendements des bons des Trésors français et allemands était inférieur à 1 %, ce qui était normal, c’est à dire qu’il n’y avait pas de différence notable entre les parités potentielles des deux monnaies,
Graphique 2 :
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Depuis mai 2007, c’est de pire en pire en France par rapport à l’Allemagne car les Français n’ont pas adopté les réformes qui s’imposent : pour l’essentiel, il s’agit des engagements de retraite qui ne sont pas comptabilisés en France (ou insuffisamment) alors qu’ils le sont mieux en Allemagne.
L’exemple le plus simple et le plus clair est celui de la SNCF : le gouvernement a supprimé une centaine de milliards d’euros de dettes de retraite des comptes de la SNCF pour les porter à la charge de l’État sans les comptabiliser dans la dette publique !
C’est de la création monétaire pure et parfaite, et il y en avait pour €4 500 milliards fin 2004 en extrapolant les chiffres du rapport Pébereau.
J’ai découvert un peu par hasard cette gigantesque arnaque de la SNCF l’an dernier, mais je suis encore quasiment le seul à m’en offusquer, de même que je suis le seul en France à concevoir un écart en pourcentage, à le calculer correctement et à en donner une interprétation juste.
Heureusement, finalement, car tous ces chiffres font peur !
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