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Encore quelques précisions…

Encore quelques précisions…


Encore quelques précisions sur la " crise " actuelle…


Les produits dérivés existent depuis un certain nombre d’années et il n’y a jamais eu de crise majeure car il y avait toujours une contrepartie aux anticipations des investisseurs.


Ces marchés ont toujours été équilibrés.


Même s’ils portaient des sommes considérables, il ne s’agissait toujours que d’engagements qui ne débordaient pas (massivement du moins) dans le circuit économique.


Le jeu est à sommes nulles.


Ce qui vient de se produire est exceptionnel : à partir du 18 mars 2008 (presque) tous les investisseurs ont pris logiquement des positions en considération de la forte reprise qui s’annonçait après la baisse des taux de la Fed (fin janvier 2008), mais la décision non anticipée, inattendue et imprévisible de W. de laisser l’armée israélienne intervenir en Iran a pris (presque) tout le monde à contre pied (à partir du 19 mai) si bien que les anticipations ont (presque) toutes été perdantes.


Comme beaucoup d’établissements financiers (banques et assurances) ont engagé des sommes considérables pour essayer de rattraper leurs pertes précédentes issues des sub-prime, les pertes ont été encore plus importantes : $700 milliards si l’on se fie à l’estimation d’Henry Paulson plus €300 milliards en Europe soit à la louche 1 000 milliards d’euro-dollars !

Ça fait beaucoup !


Deux fois plus que l’ardoise des sub-prime ! mais c’est encore gérable, surtout pour les États-Unis car les fondamentaux sont excellents (cf. mes billets antérieurs).


Les turbulences sont fortes, ce sont même de très gros trous d’air mais ce n’est pas une crise majeure : juste un gros collapsus boursier et un très gros remue-ménage dans le secteur financier qui se traduit par des réactions fortes et violentes des Américains.


Tout peut repartir très vite si les incertitudes liées au Proche-Orient sont levées car dans ce cas beaucoup d’investisseurs partiront à la chasse aux bonnes affaires, et certains ont déjà commencé (comme Wells Fargo)…


Ce qui est le plus inquiétant, c’est l’incompétence et le manque de réactions positives de la part des responsables économiques et politiques.


Après les attentats du 11 septembre 2001, Alan Greenspan était intervenu énergiquement pour dire aux Américains : " Continuez à voyager en avion, à sortir au restaurant, au spectacle, à dépenser vos dollars " car la demande alimente l’offre donc la croissance.


Rien de tel actuellement.


B-2 a été parfait dans la gestion de la politique monétaire mais il ne déborde pas de son rôle comme son prédécesseur.


W. est en dessous de tout et accumule toutes les erreurs les plus énormes ainsi que toutes les autres autorités : la SEC et le FASB (sous l’influence des groupes de pression de la communauté financière) font exactement le contraire de ce qu’il faudrait faire.


Ces désordres proviennent pour l’essentiel du fait que les règles du jeu économique ne sont pas respectées : dans tous les pays, les dirigeants des entreprises doivent publier des informations (comptables et autres) de façon à donner une image fidèle de la réalité, or la plupart des établissements financiers qui ont des cadavres dans leurs placards essaient de les cacher plus ou moins adroitement.


Tout le monde le sait et tout le monde se méfie de tout le monde.


C’est simple : yaka appliquer les règles en vigueur, comme cela s’est passé avec Enron en particulier.


Les anciens dirigeants ont été condamnés à des peines de prison non négligeables : le tarif normal tourne autour de 30 ans.


Ça ne résout pas tous les problèmes passés, mais ça fait réfléchir les successeurs des patrons qui ne respecteraient pas les règles à l’avenir, et tout rentre assez vite en ordre.

Ça marche !


Le problème est que, en France par exemple, les dirigeants des établissements financiers ne sont pas convoqués par les juges mais à l’Élysée pour proposer des solutions !

C’est Ali Baba qui demande à ses 40 voleurs ce qu’il faut faire pour diminuer les vols !


C’est un peu inquiétant mais il y a pire : Michel Pébereau avait évalué le montant des dettes non comptabilisées concernant les engagements de retraite.

Il était arrivé à un total de €4 500 milliards fin 2004 soit 3 fois le PIB : rien que pour la France.


C’est… beaucoup plus que les 1 000 milliards d’euros-dollars du plantage mondial actuel.


Conclusion pour 85 % des Français : tout ça c’est à cause des Américains et des patrons.


Et les petits Suisses sont excellents comme toujours…

***

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J
Ce sera aussi pour notre gouvernement un moyen de justifier tous les futurs impots et taxes divers qu'ils sont probablement en train de nous concocter.<br /> <br /> Cette crise sera aussi une AUBAINE EXPIATOIRE et servira nos gouvernants pour se défausser de toutes leurs erreurs du passé.<br /> <br /> JE LES VOIS VENIR AVEC LEURS GROS SABOTS<br /> Je les soupçonne de pouvoir utiliser comme arguments futurs que les problèmes de financement de nos retraites sont dus à la crise des SUBPRIMES.<br /> <br /> QUI VIVRA VERRA
Répondre
C
<br /> Oui,<br /> En tout cas, c'est un bon prétexte pour ne pas modifier le régime de retraites de façon à utiliser une partie de l'argent collecté pour autre chose...<br /> <br /> <br />