Luxe, calme et volupté
Les bourses plongent, c’est le krach.
"Pas de problèmes" dit Henry Paulson : " j’ai la solution, un bon plan : les contribuables américains vont payer $700 milliards d’impôts en plus ! Après son adoption, tout ira bien ! "
Après les hurlements et protestations d’électeurs furieux, Obama, McCain et W. réussissent à convaincre les membres du Congrès à voter ce plan mais les bourses plongent, le krach continue.
" Pas de problèmes " disent les gouvernements du monde entier : " les banques centrales doivent baisser leurs taux et tout ira bien après ! "
Elles ont baissé leurs taux mais les bourses plongent, le krach continue.
Les règles comptables sont mal respectées et les dirigeants des établissements financiers cachent des cadavres dans les placards.
" Pas de problèmes " disent les organismes responsables des bourses, de la comptabilité et la Justice : " vous pouvez continuer, on ne vous dira rien ! ".
Les bourses continuent donc à plonger et le krach continue.
Les dirigeants des grands pays disent : " Vous pouvez avoir confiance en nous ! D’ailleurs nous allons réunir tous les éléphants, les plus gros, socialistes de préférence, pour remettre tout en ordre dans le magasin de porcelaine que sont les marchés financiers ! Après, tout ira bien ! ".
Les petits Suisses disent : " Chez nous, tout est propre en ordre. "
Luxe, calme et volupté.
La bourse helvète interdit les ventes à découvert, tout le monde respecte les IFRS.
Comme les produits dérivés doivent être comptabilisés à leur juste valeur du marché, c’est à dire à zéro quand il n’y a plus d’acheteur, les établissements financiers ne peuvent pas investir dans de tels titres.
Toute institution, toute personne qui ne respecterait pas les lois et les règlements en vigueur est sanctionnée, comme l’a été la Générale le 2 mai 2008 pour 4 traders qui ont fait des opérations en juillet 2006 alors qu’ils étaient en congé.
Les gnomes de Zurich ont raison, ce sont les meilleurs financiers du monde.
Les banques privées suisses n’ont pas besoin des médias pour faire savoir dans le monde entier que " l’argent y est en sécurité et bien géré. "
Il est impossible de revenir en arrière, mais il est indispensable de remettre l’ordre dans les marchés financiers mondiaux en copiant les solutions adoptées par les meilleurs élèves de la classe mondiale.
Le retournement non anticipé des marchés à partir du 19 mai 2008 a provoqué une masse considérable de positions perdantes qui a des répercussions difficilement contrôlables, ce qui est d’autant plus grave que les autorités compétentes… ne le sont pas !
Elles accumulent les erreurs, ce qui aggrave le mal.
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