L’interminable attente, encore et toujours…
Les capitaux (très abondants) sont encore et toujours en attente (d’une intervention militaire en Iran) sur les bons du Trésor à très court terme, les Bills dont les prix sont au plus haut et les rendements au plus bas,
Graphique 1 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
Comme W. n’a toujours pas donné le feu vert final, cette attente ne fait qu’accentuer la baisse de l’activité économique, ce qui a des conséquences de plus en plus graves de jour en jour.
De ce fait, les perspectives de reprise de la croissance s’éloignent un peu et sont moins fortes, ce qui fait baisser les rendements des Notes à 10 ans,
Graphique 2 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
Après le plus bas atteint le 6 octobre (au moment de l’adoption du plan Paulson et de la baisse des taux des banques centrales), les rendements continuent néanmoins à remonter sur une tendance lourde,
Graphique 3 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
La structure des taux est semblable à celle de 2003, avant et après l’intervention militaire en Irak,
Graphique 4 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
L’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans semble avoir atteint un sommet le 3 novembre, veille des élections aux Etats-Unis, ce qui signifie que les marchés commencent enfin à anticiper cette reprise,
Graphique 5 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
Quand cet écart est élevé, la croissance est faible et les anticipations de croissance sont importantes (comme en 2003), et inversement quand l’écart est proche de zéro, la croissance est forte et les marchés anticipent une récession (comme à la fin de 2005, en 2006 et au début 2007).
Le retournement de cet écart est plus clair sur le graphique 6,
Graphique 6 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
Les rendements des bons du Trésor allemand suivent la tendance américaine,
Graphique 7 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
Ce choc mondial très fort ébranle les quasi monnaies des pays de la zone euro dont l’économie est plus faible que celle de l’Allemagne : il faudrait que le franc français perde 11 % de sa valeur pour que les entreprises françaises restent compétitives,
Graphique 8 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
La dévaluation souhaitable de la lire italienne est de 25 à 30 %,
Graphique 9 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
Rien ne repartira (indices actions et activité économique) tant que les incertitudes liées à une intervention militaire en Iran n’auront pas été levées.
George Bush a pris les mesures nécessaires avant l’élection présidentielle pour que le président élu soit correctement informé dès son élection, ce qui est tout à fait inhabituel en de telles circonstances.
La CIA a précisé le lendemain de l’élection qu’elle allait donner toutes les informations utiles à Obama qui devrait donner son accord car les mollahs iraniens ont dépassé les limites acceptables du désordre en voulant se doter d’armes nucléaires.
Je confirme et maintiens mes analyses antérieures qui reposent sur l’interprétation de données qui reflètent les tendances lourdes des marchés.
L’effondrement financier qui vient de se produire répond à une stratégie de long terme visant à gagner la guerre des idées pour que les États-Unis gardent leur leadership mondial : tous les journaleux et tous les bonimenteurs retournent leur veste en faisant l’éloge de l’Amérique après l’élection d’Obama, sauf Poutine et les mollahs car ils savent qu’ils ont perdu.
Toutes les données sont celles du 5 novembre en clôture américaine.
***