Déficits, Démocrates et libéralisme
Le budget de l’État a toujours été équilibré aux États-Unis depuis… 1900 ! comme le montrent les chiffres de Fred de Saint Louis, sauf depuis les années 1970.
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Le déficit public a atteint un record historique de 5,6 % sous la présidence de Ronald Reagan en 1983, un nouveau pic avec papa Bush et un autre à 3,15 % avec W. au 30 septembre dernier,
Graphique 1 :
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Les Démocrates sont au contraire très libéraux, dans le sens où ils ont fait diminuer les dépenses de l’État : le budget a été excédentaire de 2,4 % du PIB, record historique, sous la présidence de Bill Clinton avec Larry Summers comme ministre des finances (Secretary of the Treasury) de 1999 à 2001 qui a succédé à Robert Rubin.
Les dépenses de l’État ont atteint des sommets sous la présidence de Ronald Reagan en 1983 à 33,4 % du PIB (point rouge), avec papa Bush à 33,8 % (point noir), un point bas de 29,3 % en 2000 (point vert) après les années Clinton, et de nouveau un pic à 33,3 % du PIB avec W.
Graphique 2 :
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Les économistes Démocrates sous la direction de Paul Volcker, Larry Summers, Tim Geithner, Austan Dean Goolsbee, Robert Rubin et autres partagent la même culture monétariste que les Reaganomics : les piliers de la réussite sont l’argent sain, le moins possible de réglementations, des prélèvements obligatoires à l’optimum (un tiers du PIB) et l’ouverture sur l’extérieur (la mondialisation), ce qui permet d’assurer la richesse de la nation, c’est à dire de tous les Américains.
Cliquer ici pour lire à ce sujet le texte du remarquable petit discours d’Arthur Laffer : The four pillars of Reaganomics sur le site de Heritage.
Barack Obama a déjà annoncé… la couleur : toutes les dépenses publiques qui ne sont pas indispensables seront sacrifiées.
Les subventions généreusement accordées par W. à divers groupes de pression, les concessions aux revendications des Démocrates, etc. ne se reproduiront pas : le budget sera serré, ce qui n’empêchera pas de continuer à investir dans la (re)construction de ponts et d’écoles publiques selon les nécessités et les promesses électorales du candidat Obama.
Les hommes de la gauche américaine au pouvoir ne sont pas des éléphants socialistes keynésiens comme en France !
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Enfin, un petit rappel s’impose : le déficit du budget des États-Unis n’explose pas à des centaines de milliards supplémentaires depuis quelques semaines comme le prétendent tous les journaleux et bonimenteurs qui confondent dépenses et garanties.
Des garanties ont été apportées à des organismes financiers pour des centaines de milliards, mais ce ne sont que des garanties, pas des dépenses effectives.
Les seules dépenses supplémentaires sont les $300 milliards investis en actions de divers organismes financiers qui seront a priori revendues avec plus values dans (plus ou moins) un an pour le plus grand bénéfice des contribuables américains.
Il n’y a pas de plan de relance de type keynésien aux États-Unis en ce moment ni dans un avenir proche sous la présidence d’Obama, mais une politique monétariste qui relancera la croissance.
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