Après les taux de la Fed à zéro
Après la décision de la Fed de baisser ses taux dans une marge de fluctuation calée à zéro, les capitaux sont toujours réfugiés sur les Treasuries : les rendements des Bills étaient encore à zéro virgule zéro pas grand chose pour cent hier soir mardi 16 décembre,
Graphique 1 :
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Les rendements des Notes ont eux aussi plongé alors que les indices actions ont augmenté, ce qui montre qu’il y a vraiment beaucoup d’argent en attente,
Graphique 2 :

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Les rendements, surtout ceux des Notes à 10 ans plongent depuis le 13 novembre, c’est à dire depuis qu’Henry Paulson a déclaré que les $700 milliards de son plan initial n’étaient finalement pas indispensables (point noir sur le graphique 3), et encore plus après la décision de la Fed,
Graphique 3 :
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Les rendements des Treasuries n’ont jamais été aussi bas (leur minimum historique est représenté par le point rouge) et leur baisse n’a jamais été aussi forte,
Graphique 4 :
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C’est le temps des grandes turbulences.
L’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans baisse après avoir atteint un maximum (le 13 novembre), ce qui signifie qu’après le point bas de la croissance, les marchés anticipent rationnellement une reprise de la croissance (comme en 2003) après la destruction créatrice de ces derniers mois grâce à la baisse des taux de la Fed à zéro (ce qui permet de réduire les coûts financiers des emprunts des Américains et des entreprises),
Graphique 5 :
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La baisse de cet écart est plus visible sur le graphique 6 qui montre que la croissance repartira dans la zone euro (en Allemagne du moins !), mais moins fortement qu’aux Etats-Unis,
Graphique 6 :
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La Fed a lancé ses dernières munitions dans une bataille historique.
Le patron de la Fed est toujours un pilote de bombardier redoutable.
Avec Alan Greenspan, c’était peinard : une bonne vieille forteresse volante bien visible de loin, mais avec le bombardier furtif B-2, on ne voit pas grand chose, mais ça fait mal, très mal même, mais après, l’avenir s’annonce radieux…
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