Baisse monétariste de la croissance
Les derniers chiffres publiés par la Fed hier montrent que tout se détériore rapidement : M2 augmente de 9,0 % d’une année sur l’autre contre 5 %, juste avant l’effondrement financier du 15 septembre (ce qui était parfait, et c’est certainement pour cela qu’il a été produit !),
Graphique 1 :
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M2 augmente à cause de M1 : les Américains ont de plus en plus d’argent sur leurs comptes courants…
Graphique 2 :
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… et ils augmentent leur épargne (M2-M1),
Graphique 3 :
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C’est l’augmentation de M2-M1 d’une année sur l’autre en pourcentage qui est significative : à 7,5 % elle est supérieure au niveau correspondant au potentiel optimal de croissance du PIB,
Graphique 4 :
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En conséquence, la croissance du PIB doit… baisser ! ce qui n’est pas un mystère : tout le monde le constate,
Graphique 5 :
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Le taux de croissance du PIB que je retiens ici pour ce 4° trimestre est de – 0,1 % d’une année sur l’autre, soit – 3,4 % d’un trimestre à l’autre en taux annualisé selon la présentation habituelle aux États-Unis.
Avec un taux de croissance nul d’une année sur l’autre, ce n’est pas la pire crise depuis celle des année 30 : c’est un très net ralentissement nécessaire de la croissance du PIB aux États-Unis
- pour faire diminuer l’inflation (qui est encore trop forte),
- pour faire éclater les bulles créées par des investissements anormaux (dans la titrisation des sub-prime et dans des produits dérivés sans couverture), et
- pour accentuer le désordre chez les adversaires et concurrents des États-Unis (c’est un élément important de la guerre monétariste).
En épargnant davantage et en gardant davantage d’argent sur leurs comptes courants, les Américains scient la branche sur laquelle ils sont assis : ils diminuent leur consommation, ce qui fait diminuer la demande, donc l’offre, c’est à dire la croissance du PIB.
Il suffit de peu de choses pour faire repartir les marchés : que la confiance revienne, comme par exemple après la prise de fonction du président qui sauvera les Américains !
Quand les Américains dépenseront à nouveau leurs revenus, la demande augmentera, et l’offre y répondra rapidement, la croissance repartira alors sur d’excellents fondamentaux sans bulles, sans création monétaire.
En effet, M1 ne représente que 10,7 % du PIB (contre 43,5 % dans la zone euro !) après être descendu à des plus bas historiques de 9,7 % au mois de mai 2008, M2-M1 à 44,9 % se situe dans la bande normale et historique des 40 à 45 % du PIB, et pour le reste, B-2 et ses collaborateurs ont déclenché leurs armes de destruction massives qui sont très efficaces.
Champagne donc ! mais sans bulles ! ! !
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