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Encore un week-end record !

Encore un week-end record !


L’écart entre les rendements des bons à 10 ans des Trésors français (3,523 %) et allemands (3,006 %) a égalé son record historique de 17,2 % vendredi 19 décembre en fin de séance américaine (vers 21 heures françaises),

Graphique 1 :

 

Cliquer ici pour l’agrandir.


Il encore amusant de constater que cet écart n’était que de 16,0 % à 18 heures (françaises) ! ce qui signifie que des interventions françaises ont lieu pour sauver les apparences d’une monnaie unique, mais qu’après 18 heures le vendredi soir, c’est le week-end : ya plus personne et le franc plonge…


Les Italiens à 46,2 % n’ont pas battu leur record de 46,6 %, mais ils n’en sont pas loin !

Graphique 2 :

 

Cliquer ici pour l’agrandir.


Le Club Med s’effondre.


Heureusement, aucun journaleux, aucun bonimenteur n’en parle.


Ils sont tous partis en week-end.


Bon week-end !


La vie est belle disait la cigale.


La fin de l’année risque d’être assez festive du côté des taux…

***

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L
un article récent de charles gave auquel je n'adhère pas vraiment (mais qui mérite d'etre lu): ses positions sur lehman et la juste valeur...je préfere tres nettement les votres qui prennent en considération selon davantage les dimensions éthiques et politiques...<br /> <br /> ------------------------<br /> Intervenir ou pas ?<br /> PAR CHARLES GAVE* | JDF HEBDO | 20.12.2008 <br /> <br /> Beaucoup m'ont posé la question suivante : comment un vieux libéral comme vous peut-il condamner la décision prise par M. Paulson de laisser Lehman faire faillite ? Après tout, dans un système parfait, les incompétents ne devraient-ils pas disparaître ? Et n'est-ce pas là la caractéristique d'une économie libérale ? <br /> La réponse est difficile et pourrait facilement me faire accuser d'hypocrisie. Elle repose cependant sur une vérité toute simple : la monnaie n'est pas un bien comme un autre. Tout système bancaire repose sur un mythe, et ce mythe est le suivant : si vous avez de l'argent liquide dans une banque (un dépôt à vue), vous pouvez avoir accès à cet argent à tout moment, sans aucune restriction. Cette hypothèse est la bonne, à condition que tous les déposants ne veuillent pas leur argent en même temps. Si tel est le cas, personne ne peut avoir son argent... C'est ce qu'on appelait au XIXe siècle une panique bancaire. Les banques ne gardent pas l'argent en cash dans des grands coffres-forts comme l'Oncle Picsou, mais le prêtent à ceux qui en ont besoin. Entre le déposant et son argent, il y a donc quelque chose d'essentiel dans le fonctionnement du système capitaliste, et c'est le crédit. Distribuer du crédit, c'est faire entrer une incertitude de plus dans le système économique, celle de la liquidité. Et comme les lecteurs le savent trop bien, les problèmes actuels sont tous liés à des problèmes de liquidité, et donc de crédit. <br /> D'où vient ce mot « crédit », qui recouvre une notion si importante ? Les avis divergent, mais il semble qu'il vienne de l'italien credito ou du latin credo, qui veulent tous les deux dire : « Je crois, j'ai confiance... ». Donc le crédit ne fonctionne que sur la confiance. <br /> Dans nos sociétés modernes, cela veut dire que chaque système bancaire a un partenaire silencieux, l'Etat, qui explicitement ou implicitement garantit les dépôts. Le rôle de l'Etat est donc simple : il doit être là en gardien de la monnaie et du crédit, et s'il fait bien son travail, eh bien on n'aura jamais besoin de lui. Comme nous l'avons signalé dans plusieurs articles précédents, l'Etat ou les Etats ont très mal fait leur travail : réglementations imbéciles (Bâle 2, marked to markets), absence de vigilance sur les positions spéculatives que prenaient les banques, favoritisme outrancier en faveur de l'immobilier, etc. La liste est longue des erreurs et manquements commis par les autorités publiques.<br /> De ce fait, en septembre, la confiance dans nombre d'institutions financières était bien entamée, et le crédit (la confiance) bien difficile déjà à obtenir. Lehman Brothers était l'une des pièces essentielles de la construction et de la distribution de nouvelles formes de crédit (papier commercial, etc.). En tuant Lehman, on tuait toutes les nouvelles formes de distribution du crédit, sans lesquelles une société moderne ne saurait fonctionner. Le crédit s'est tari partout le 16 septembre au matin, le lendemain de la faillite. En France, en Asie, aux Etats-Unis, au Moyen-Orient, partout. Et, de ce fait, l'économie mondiale, qui ralentissait déjà, s'est arrêtée net. La confiance avait été détruite et de façon durable.<br /> Il aurait été beaucoup plus raisonnable de nationaliser Lehman, en rachetant les actionnaires pour rien, et en privatisant ou en revendant Lehman à une tierce partie quelque temps après, comme la Suède l'avait fait en 1992 pour ses banques. <br /> Mais, hélas, ce n'est pas ce qui a été décidé. Et, à partir du 16 septembre, tous les marchés mondiaux ont perdu entre 20 et 30 %, en un mois, ce qui était tout à fait exceptionnel.<br /> Laisser une société industrielle ou commerciale faire faillite n'a aucun impact sur la macroéconomie, sauf temporaire. <br /> Laisser une banque faire faillite détruit la confiance, et de façon durable. Sans confiance, pas de croissance, pas d'emploi, pas de futur.<br /> Pire qu'un crime, une faute, comme l'aurait dit Fouché.
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C
<br /> Oui, je suis d'accord avec vous, pas avec CG<br /> La faillite de Lehman était nécessaire pour faire éclater la 2° bulle et donc pour rétablir la confiance à terme, ie après l'effondrement financier<br /> Le rôle de l'Etat, ie des dirigeants de la nation (gouvernement + banque centrale) est de veiller aux équilibres fondamentaux en particulier en établissant des règles et lois permettant au système<br /> de fonctionner à l'optimum<br /> Bâle II, la fair value, etc sont indispensables et au minimum même<br /> La divergence d'opinions, c'est la vie normale pour des libéraux !<br /> Je vais revenir sur certains de ces points...<br /> <br /> <br />
L
quand le tigre celtique feule....<br /> <br /> <br /> Le gouvernement Irlandais envisage une coupe de deux milliards dans les dépenses sociales (Irish Times)<br /> dimanche 21 décembre<br /> <br /> THE GOVERNMENT was examining massive spending cuts in the run-up to the budget which could have resulted in either reducing or axing a range of basic social welfare payments.<br /> <br /> Records released under the Freedom of Information Act show the Department of Finance was seeking savings of up to €2 billion in social welfare payments just weeks before last October’s budget. This was aimed at keeping spending for 2009 at existing 2008 levels.<br /> <br /> In response, the Department of Social and Family Affairs drew up a list of cuts to child benefit and unemployment benefit, and considered the potentially axing of some other schemes entirely.<br /> <br /> However, it warned that such steps were not realistic and would have a major impact on people who were dependent on social welfare.<br /> <br /> (...)<br /> <br /> Irish Times
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L
coupe dans les effectifs et pas seulement ds le privé...terminator agit vite et fort...<br /> <br /> ----------------------<br /> Schwarzenegger décide de deux jours chômés par mois sans salaire dans les services publics et va licencier 10% des fonctionnaires californiens (Bloomberg)<br /> dimanche 21 décembre<br /> <br /> California Governor Arnold Schwarzenegger today ordered all state workers to take two days of unpaid leave each month to conserve money amid a record budget deficit and a legislative impasse over how to fix it.<br /> <br /> The furloughs will begin in February and will last through June 2010, Schwarzenegger said in an executive order. He also ordered all departments to cut 10 percent of their workforce costs, through firings if necessary.<br /> <br /> (...)
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C
<br /> ça, c'est très important !<br /> Aux US, la productivité globale augmente en même temps que la productivité des entreprises,<br /> c'est là un très gros problème en Europe et en France en particulier : Sarko & co "créent des emplois" publics ou subventionnés pour diminuer le chômage apparent, ce qui ne fait qu'aggraver la<br /> situation,<br /> alors qu'il faudrait justement diminuer les charges publiques, ie le taux des prélèvements obligatoires, ce qui est fait aux US<br /> <br /> <br />
L
le point au niveau du secteur financier US de la destruction créatrice schumpétérienne...interessant a connaitre et a suivre...a noté que tous les repreneurs sont US<br /> <br /> Date: 12/12/2008<br /> <br /> WASHINGTON, Dec 12 (Thomson Financial) - Alors qu'il n'avait connu aucune<br /> faillite en 2005 et 2006, puis seulement trois en 2007, le système bancaire<br /> américain a déjà vu vingt-quatre banques de dépôts placées sous la protection du<br /> régulateur (FDIC) depuis le début de l'année.<br /> <br /> Voici la liste des établissements touchés depuis le début de l'année, classées<br /> par la taille de leurs actifs. Cette liste n'inclut pas Lehman Brothers, une<br /> banque d'affaires ne faisant pas appel à l'épargne publique, qui a dû déposer<br /> son bilan le 15 septembre: <br /> <br /> <br /> <br /> 1) Washington Mutual<br /> <br /> Siège: Seattle (Etat de Washington, nord-ouest)<br /> <br /> Actifs: 309 milliards de dollars<br /> <br /> Date: 25/09/08<br /> <br /> Repreneur: JPMorgan Chase<br /> <br /> <br /> <br /> 2) IndyMac<br /> <br /> Siège: Pasadena (Californie, ouest)<br /> <br /> Actifs: 32 milliards de dollars<br /> <br /> Date: 11/07/08<br /> <br /> Repreneur: aucun, la gestion de l'établissement est assurée par la FDIC<br /> <br /> <br /> <br /> 3) Downey Saving and Loans <br /> <br /> Siège: Newport Beach (Californie, ouest)<br /> <br /> Actifs: 12,8 milliards de dollars<br /> <br /> Date: 21/11/08<br /> <br /> Repreneur: US Bank<br /> <br /> <br /> <br /> 4) Franklin Bank<br /> <br /> Siège: Houston (Texas, sud)<br /> <br /> Actifs: 5,1 milliards de dollars<br /> <br /> Date: 7/11/08<br /> <br /> Repreneur: Prosperity Bank<br /> <br /> <br /> <br /> 5) PFF Bank<br /> <br /> Siège: Pomona (Californie, ouest)<br /> <br /> Actifs: 3,7 milliards de dollars<br /> <br /> Date: 21/11/08<br /> <br /> Repreneur: US Bank<br /> <br /> <br /> <br /> 6) First National of Nevada<br /> <br /> Siège: Reno (Nevada, sud-ouest)<br /> <br /> Actifs: 3,4 milliards de dollars<br /> <br /> Date: 25/07/08<br /> <br /> Repreneur: Mutual of Omaha Bank<br /> <br /> <br /> <br /> 7) ANB Financial<br /> <br /> Siège: Bentonville (Arkansas, centre-sud)<br /> <br /> Actifs: 2,1 milliards de dollars<br /> <br /> Date: 09/05/08<br /> <br /> Repreneur: Pulaski Bank and Trust Company<br /> <br /> <br /> <br /> 8) Silver State Bank<br /> <br /> Siège: Henderson (Nevada, sud-ouest)<br /> <br /> Actifs: 2,0 milliards de dollars<br /> <br /> Date: 5/09/08<br /> <br /> Repreneur: Nevada State Bank<br /> <br /> <br /> <br /> 9) Integrity Bank<br /> <br /> Siège: Alpharetta (Géorgie, sud) <br /> <br /> Actifs: 1,1 milliard de dollars<br /> <br /> Date: 29/08/08<br /> <br /> Repreneur: Regions Bank<br /> <br /> <br /> <br /> 10) Columbian Bank and Trust<br /> <br /> Siège: Topeka (Kansas, centre)<br /> <br /> Actifs: 752 millions de dollars<br /> <br /> Date: 22/08/08<br /> <br /> Repreneur: Citizens Bank and Trust<br /> <br /> <br /> <br /> 11) Community Bank<br /> <br /> Siège: Loganville (Georgie, sud-est)<br /> <br /> Actifs: 681 millions de dollars<br /> <br /> Date: 21/11/08<br /> <br /> Repreneur: Bank of Essex<br /> <br /> <br /> <br /> 12) Haven Trust Bank<br /> <br /> Siège: Duluth (Georgie, sud-est)<br /> <br /> Actifs: 572 millions de dollars<br /> <br /> Date: 12/12/08<br /> <br /> Repreneur: BB&T <br /> <br /> <br /> <br /> 13) Security Pacific Bank<br /> <br /> Siège: Los Angeles (Californie, ouest)<br /> <br /> Actifs: 561 millions de dollars<br /> <br /> Date: 7/11/09<br /> <br /> Repreneur: Pacific Western Bank<br /> <br /> <br /> <br /> 14) Alpha Bank & Trust<br /> <br /> Siège: Alpharetta (Georgie, sud-est))<br /> <br /> Actifs: 354 millions de dollars<br /> <br /> Date: 24/10/08<br /> <br /> Repreneur: Stearns Bank NA<br /> <br /> <br /> <br /> 15) Freedom Bank<br /> <br /> Siège: Bradenton (Floride, sud-est)<br /> <br /> Actifs: 287 millions de dollars<br /> <br /> Date: 31/10/08<br /> <br /> Repreneur: Fith Third Bank<br /> <br /> <br /> <br /> 16) First Priority Bank<br /> <br /> Siège: Bradenton (Floride, sud-est)<br /> <br /> Actifs: 259 millions de dollars<br /> <br /> Date: 01/08/08<br /> <br /> Repreneur: SunTrust Banks<br /> <br /> <br /> <br /> 17) First Heritage Bank<br /> <br /> Siège: Newport Beach (Californie, ouest)<br /> <br /> Actifs: 254 millions de dollars<br /> <br /> Date: 25/07/08<br /> <br /> Repreneur: Mutual of Omaha Bank<br /> <br /> <br /> <br /> 18) First Georgia Community Bank<br /> <br /> Siège: Jackson (Georgie, sud-est)<br /> <br /> Actifs: 237 millions de dollars<br /> <br /> Date: 5/12/08<br /> <br /> Repreneur: United Bank<br /> <br /> <br /> <br /> 19) Ameribank<br /> <br /> Siège: Northfork (Virginie occidentale, nord-est)<br /> <br /> Actifs: 115 millions de dollars<br /> <br /> Date: 19/09/09<br /> <br /> Repreneurs: Pioneer Community Bank et The Citizens Savings Bank<br /> <br /> <br /> <br /> 20) Main Street Bank<br /> <br /> Siège: Northville (Michigan, nord)<br /> <br /> Actifs: 98 millions de dollars<br /> <br /> Date: 10/10/08<br /> <br /> Repreneur: Monroe Bank & Trust<br /> <br /> <br /> <br /> 21) Douglass National Bank<br /> <br /> Siège: Kansas City (Missouri, centre)<br /> <br /> Actifs: 58,5 millions de dollars<br /> <br /> Date: 25/01/08<br /> <br /> Repreneur: Liberty Bank and Trust<br /> <br /> <br /> <br /> 22) First Integrity Bank<br /> <br /> Siège: Staples (Minnesota, nord)<br /> <br /> Actifs: 54,7 millions de dollars<br /> <br /> Date: 30/05/08<br /> <br /> Repreneur: First International Bank and Trust<br /> <br /> <br /> <br /> 23) Meridian Bank<br /> <br /> Siège: Eldred (Illinois, nord)<br /> <br /> Actifs: 39,2 millions de dollars <br /> <br /> Date: 10/10/08<br /> <br /> Repreneur: National Bank de Hillsboro.<br /> <br /> <br /> <br /> 24) Hume Bank<br /> <br /> Siège: Hume (Missouri, centre)<br /> <br /> Actifs: 18,7 millions de dollars<br /> <br /> Date: 07/03/08<br /> <br /> Repreneur: Security Bank
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C
<br /> OUi !<br /> J'avais déjà noté, et c'est très clair avec ce doc, que les banques US sont parfois très petites : moins de $20 millions d'actifs !<br /> Là est un des secrets de la réussite des Américains : la banque est un métier comme un autre, il y a des petits et des grands, alors qu'en Europe et surtout en France, ce sont des "institutions",<br /> des Gosbanks<br /> <br /> <br />
L
un article interessant de martin feldstein(ancien conseiller de reagan) sur l'avenir incertain de l'euro...<br /> ---------------------------<br /> <br /> L’Euro survivra-t-il à la crise ?<br /> by Martin Feldstein nov 2008<br /> <br /> Martin FeldsteinCAMBRIDGE – L’Union économique et monétaire européenne (UEM) et l’euro sont sur le point de célébrer leur dixième anniversaire. L’euro se porte bien depuis son apparition sans heurts, aidé par la seule mission de la Banque centrale européenne : assurer un faible niveau d’inflation. <br /> <br /> La crise économique d’aujourd’hui pourrait sérieusement mettre à l’épreuve la capacité de l’euro à survivre à des périodes plus troubles. Si la crise peut renforcer les institutions de l’UEM, elle peut aussi multiplier les risques, au sujet desquels il faut avertir les États membres pour les éviter. <br /> <br /> Le grand problème, c’est que la situation de chaque membre de l’UEM risque d’évoluer de façons si diverses que certains leaders politiques nationaux pourraient trouver plus judicieux d’adopter des politiques divergentes de celles des autres membres. Les différences actuelles entre les taux d’intérêt des obligations d’État de la zone euro montrent que les marchés financiers envisagent la rupture comme une réelle possibilité. Par exemple, les obligations d’État à dix ans en Grèce et en Irlande rapportent désormais près d’un point de pourcentage supérieur à celui d’obligations comparables en Allemagne, tandis que le taux de celles de l’Italie est presque aussi élevé. <br /> <br /> Bien entendu, l’histoire compte nombre d’échecs d’unions monétaires ou d’États à monnaie unique. Si une rupture de ce type serait plus difficile pour un pays de l’UEM pour des raisons techniques et juridiques, ne doutons pas que les pays qui le veulent vraiment peuvent se retirer. <br /> <br /> La raison la plus évidente de quitter l’Union serait de vouloir échapper à la politique monétaire identique pour tous imposée par la monnaie unique. Les pays dont l’économie serait en crise ces prochaines années et qui craindraient qu’elle ne devienne chronique pourraient être tentés de quitter l’UEM, afin d’assouplir leurs conditions monétaires et de dévaluer leur monnaie. Même si d’un point de vue économique cette décision n’est pas raisonnable, il n’est pas exclu que les pays confrontés à un important déclin économique en décident ainsi. <br /> <br /> Le Pacte de stabilité et de croissance, qui limite les déficits budgétaires des membres de la zone euro, est une autre raison de vouloir quitter l’UEM. En cas de grave récession, certains pays pourraient opter pour une politique keynésienne traditionnelle par le biais de mesures d’incitation budgétaire à grande échelle et financées par le déficit. Bien que le Pacte de stabilité et de croissance soit suffisamment élastique pour stimuler le déficit budgétaire, il peut arriver que des pays se sentent empêchés d’agir de façon aussi agressive qu’ils l’entendent. <br /> <br /> La crise financière soulève encore un autre problème : l’absence de véritable « prêteur de dernier recours ». Reste à voir dans quelle mesure la BCE sera disposée à proposer aux banques centrales et nationales le volume d’euros nécessaire pour jouer pleinement ce rôle. Si un pays voit ses banques s’écrouler parce que sa banque nationale n’a pas pu leur prêter suffisamment, il risque de quitter l’UEM pour que cette banque fournisse autant de monnaie locale qu’elle le juge nécessaire. <br /> <br /> Par ailleurs, la crise économique a permis de renouveler le débat sur la nécessité de mettre en place une autorité fiscale pour l’Union européenne. Quelle que soit la logique de cette proposition, elle ouvrirait la voie à une redistribution bien plus importante des revenus – cette raison est suffisante pour que les pays à revenus élevés veuillent quitter l’Union. <br /> <br /> Même si les responsables ne veulent pas abandonner l’euro, ils risquent d’en arriver là pour amener les autres pays à opter pour un changement de politique. Les pays pour lesquels la politique monétaire et fiscale est trop stricte pourraient menacer de se retirer si cette dernière n’est pas modifiée. <br /> <br /> Le risque est de taille si les pays en question sont l’Allemagne ou la France ; mais même s’il s’agit de pays plus petits, la menace serait importante et pourrait être considérée comme le début de la fin. Des pays pourraient alors menacer de partir dans l’espoir que cela suffirait à obtenir l’accord des autres membres de l’UEM sur les changements politiques souhaités. Le risque est certes que les autres pays ne soient pas intimidés. Les auteurs des menaces devraient alors choisir entre une défaite humiliante et rester dans l’Union, et camper sur leur positions et partir. <br /> <br /> Tout cela suppose que les responsables opteront uniquement pour un changement de politique qu’ils estiment dans l’intérêt de long terme de leur nation. Il n’est pas non plus exclu que certains politiciens n’agissent que pas pur intérêt personnel, voyant dans la crise une chance d’être élus, en faisant la promesse de retirer leur pays de l’UEM ou en menaçant de le faire si les autres membres n’acceptent par les changements politiques qu’ils proposent. <br /> <br /> Aucun de ces risques ne signifie que l’Union monétaire sera inévitablement victime d’un grave déclin économique. Toutefois, la crise actuelle sera un test bien plus difficile pour l’euro qu’aucun de ceux qu’il a dû passer durant ses dix premières années d’existence. <br /> <br /> Secure rights Send link Printer friendly version <br /> Martin Feldstein est professeur d’économie à Harvard. Il a dirigé le comité des conseillers économiques du président Reagan et le Bureau national de la recherche en économie (NBER).
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C
<br /> Oui, mais pas mal d'erreurs de la part de MF, en particulier sur les écarts de taux, sur la volonté des hommes politiques...<br /> Et surtout : la BCE n'est pas un prêteur en dernier ressort ! (c'est une excellente idée que je reprendrai !)<br /> Angela Merkel (et tous les Allemands) a été très claire : Nein, pas question de payer pour le Club Med : chacun chez soi, les Allemands paieront pour enfluer les banques allemandes, mais les<br /> Grecs peuvent aller se faire voir chez... eux !<br /> <br /> <br />