Éléphants, veaux et moutons
Les éléphants qui spéculent bien (c’est à dire qui voient bien l’évolution des marchés pour les mois à venir et les risques de tsunamis) vendent des Notes à 10 ans (les prix baissent, les rendements montent, aux alentours de 2,6 % en séance le jeudi 22 janvier) pour acheter des actions de sociétés sous cotées.
L’encéphalogramme des moutons de Panurge est plat comme les rendements des Bills : ils se cassent les pattes en se précipitant tous sur des valeurs qui prennent 20 à 30 % un jour pour les perdre le lendemain,
Graphique 1 :
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Ce sont des réactions excessives à la suite d’informations positives ou négatives et non pas de la volatilité car la volatilité correspond à des réactions erratiques, sans relations de causes à effets.
Depuis le 16 décembre (lorsque la Fed a baissé son taux de base à zéro, seconds points verts), les marchés sont dans la même configuration qu’après le 18 mars 2008 (premiers points verts) quand la Fed a baissé son taux de base, ce qui marquait le retournement de la tendance baissière, avec une différence cependant : les moutons de Panurge ne réagissent pas encore dans le bon sens,
Graphique 2 :
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Si tout va bien, c’est à dire si des Musulmans ne lancent pas d’attaques majeures quelque part dans le monde au cours de ces prochains mois, la tendance haussière devrait se poursuivre pour la plus grande satisfaction de l’équipe d’Obama qui n’y est pour rien car ce sont W. et B-2 qui ont fait tout le sale boulot !
Les rendements des bons allemands évoluent peu car la Vieille Europe est très handicapée par ses déséquilibres fondamentaux,
Graphique 3 :
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Les rendements du Bund à 10 ans remontent, non pas à la suite de la baisse des taux de la BCE, mais de la montée des Notes à 10 ans !
Les rendements des bons à 10 ans des pays du Club Med montent, mais pas pour les mêmes raisons que les Notes américaines car les éléphants craignent un tsunami : ils vendent de préférence des bons de ces Trésors dont les prix baissent.
L’écart entre les rendements des bons à 10 ans des Trésors français et allemands reste très élevé à 18,9 % le jeudi 22 janvier en fin de séance américaine (proche du record de 20,8 %),
Graphique 4 :
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Les Italiens planent toujours : à 53,6 % (leur record étant à 56,2 %),
Graphique 5 :
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Tout est simple, disait Milton Friedman.
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