Euro / Club Med
L’écart entre les rendements des bons des Trésors français et allemands à 10 ans est devenu significatif (de la dégradation de la situation économique en France par rapport à l’Allemagne) à partir de la fin du mois de juin 2007 (point rouge) et il a augmenté par la suite pour culminer récemment à 20,8 % mais il vient de redescendre brusquement à 12,7 % hier mercredi 4 février,
Graphique 1 :
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Cet écart s’est accentué après l’effondrement financier du 15 septembre (point noir), les variations étant très fortes d’un jour à l’autre,
Graphique 2 :
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Il en est de même dans les autres pays du Club Med, comme l’Italie,
Graphique 3 :
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Les marchés ont mis en évidence depuis juin 2007 la surévaluation de la monnaie qui circule dans les pays du Club Med : les entreprises ne sont plus compétitives.
Elles ont de plus en plus de difficultés à vendre et elles sont donc obligées de réduire leur production, leur activité, à fermer temporairement, pour des périodes de plus en plus fréquentes et prolongées, voire définitivement.
Les économies de la zone euro divergent alors qu’elles convergeaient avant l’adoption de la monnaie unique : les Italiens et les Espagnols ont bénéficié d’une augmentation très importante de leur niveau de vie dans les années 70, 80 et au début des années 90.
Le déficit commercial de la France s’accentue depuis 10 ans.
Pour restaurer la croissance dans les pays de la zone euro et la convergence avec l’Allemagne, il suffirait de revenir à la situation antérieure en sortant de l’euro-système, ce qui obligerait chacun des pays du Club Med à mettre en œuvre les réformes qui s’y imposent.
Malheureusement, les gouvernements et la BCE refusent d’adopter cette solution et ils préfèrent effacer les manifestations de ces écarts en intervenant sur les effets et non pas sur les causes : les dirigeants de la BCE ont manifestement donné l’ordre aux banques centrales des pays du Club Med de réduire l’écart entre les rendements de leurs bons du Trésor avec ceux de l’Allemagne en rachetant leurs propres bons.
Ainsi, la Banque de France rachète des bons du Trésor français et elle incite les autres établissements financiers français (banques, assureurs) à faire de même.
De ce fait, les prix montent, les rendements baissent, la situation donne l’apparence de revenir à la normale, vers une fiction de marché unique des bons des Trésors de la zone euro.
Ce qui vient de se passer montre que les gens de la BCE n’ont pas vu venir les problèmes.
Ils n’ont réagi qu’à partir du moment où les manifestations sont devenues violentes en Grèce, après la publication d’informations sur l’écart grandissant entre les rendements des bons des Trésors et après la dégradation des notes de la Grèce, de l’Espagne et du Portugal.
Les malheureux Euro-zonards vont donc continuer à subir les inconvénients d’une monnaie surévaluée (et de banques dans une situation catastrophique).
C’est du suicide collectif disait Silvio Berlusconi.
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