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Deutsche Bank

Deutsche Bank


D’après les normes (ou règles) de bonne gestion propres aux banques, le total des dettes ne doit pas dépasser 12,5 fois le montant des capitaux propres (c’est en fait l’inverse du ratio Tier d’origine de 8 %).


Ce multiplicateur d’endettement de banque que je désigne par la lettre µ (leverage en anglais) est largement au-dessus de ces normes pour Deutsche Bank dont la situation se dégrade d’année en année…


Tableau 1 (chiffres en milliards d’euros sauf pour µ) :

Deutsche Bank

 

 

2003

 

 

2004

 

 

2005

 

 

2006

 

 

2007

 

 

Total dettes

 

 

775

 

 

814

 

 

962

 

 

1 552

 

 

1 983

 

 

Capitaux propres

 

 

28,2

 

 

25,9

 

 

29,9

 

 

32,8

 

 

37,0

 

 

µ

 

 

27,5

 

 

31,4

 

 

32,1

 

 

47,4

 

 

53,5

 

 


… et même au fil des trimestres,


Tableau 2 (chiffres en milliards d’euros sauf pour µ) :

Deutsche Bank

 

 

2007Q3

 

 

2007Q4

 

 

2008Q1

 

 

2008Q2

 

 

2008Q3

 

 

Total dettes

 

 

1 842

 

 

1 887

 

 

2 271

 

 

1 959

 

 

2 026

 

 

Capitaux propres

 

 

36,8

 

 

37,0

 

 

34,0

 

 

31,9

 

 

34,8

 

 

µ

 

 

50,1

 

 

50,9

 

 

66,8

 

 

61,4

 

 

58,2

 

 


Il aurait fallu injecter €200 milliards environ en capitaux propres, et non pas en prêts ! pour que le µ de Deutsche Bank commence à entrer dans les nouvelles normes d’après Alan Greenspan et la Fed (µ < 10) !


Deutsche Bank publie à ce jour des informations partielles sur ses comptes de 2008, mais d’après ces chiffres, la situation s’est encore dégradée au 31 décembre 2008 puisque le total des dettes est de €2 171 milliards pour des capitaux propres qui se montent à €30,7 milliards, soit un µ de 70,7 !


Le total des dettes de Deutsche Bank représente donc 70 fois le montant de ses capitaux propres !


La situation des banques de l’Allemagne, dont le PIB est de l’ordre de €2 400 milliards, est hors normes, mais celle des pays du Club Med est pire encore !


Cliquer ici pour voir les chiffres du communiqué financier du 4° trimestre 2008.

 

***

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L
oui tout a fait pathétique et affligeant d'autant plus que si mes souvenirs sont bons Deutsche Bank fut l'une des toutes premieres banques a réviser les normes comptables a son avantage....on peut se demander ce que serait l'étendue du désastre si tel n'était pas le cas....<br /> sur le problème des normes comptables dailleurs la SUISSE se décide enfin a monter au créneau...<br /> -------------------------<br /> agefi 6/2/09<br /> <br /> Les banques ont jusqu’à présent<br /> amorti 778 milliards de dollars<br /> d’actifs toxiques à travers le<br /> monde, pour des fonds propres se<br /> montant à 2600 milliards de dollars<br /> (mars 2008). L’économiste<br /> américain Nouriel Roubini évalue<br /> ce besoin à 3600 milliards, la<br /> Banque d’Angleterre à 2800 milliards<br /> et le FMI à 2200 milliards,<br /> des montant qui sans les plans de<br /> recapitalisation par les Etats les<br /> feraient entrer en banqueroute,<br /> selon les données de PricewaterhouseCoopers<br /> (PwC) Suisse présentées<br /> hier aux médias lors<br /> d’une récapitulation sur les origines<br /> de la crise financière. Comme<br /> les banques ont été confrontées à<br /> la fois à un problème de liquidités<br /> et à la disparition d’un marché<br /> pour leurs actifs liés aux hypothèques<br /> américaines titrisées<br /> et structurées, la question se pose<br /> de la pertinence des normes<br /> comptables «mark-to-market», qui<br /> fixe la valeur d’un actif selon sa<br /> valeur en bourse en temps réel. «Je<br /> ne pense pas qu’il serait actuellement<br /> justifié de revoir cette<br /> norme comptable actuellement,<br /> alors que les banques en ont largement<br /> profité lorsque les marchés<br /> étaient très liquides», a indiqué<br /> Markus Neuhaus, CEO du<br /> réviseur pour la Suisse, pour lequel<br /> il n’existe pas vraiment d’alternative<br /> au jugement de la<br /> bourse pour valoriser des actifs.<br /> Elle n’est pas parfaite, mais personne<br /> ne sait combien de temps<br /> durera la crise, et si donc la valeur<br /> des actifs toxiques va forcément<br /> être plus élevée dans le futur. Le<br /> directeur a aussi critiqué les aménagements<br /> trouvés actuellement<br /> permettant à certaines banques<br /> de déclassifier leurs positions toxiques<br /> et de les valoriser à leur<br /> échéance («hold to maturity»,<br /> HTM). «Cette modification est<br /> peut-être valable si les établissements<br /> ne changent pas de stratégie,<br /> mais rien ne l’assure», a précisé<br /> Markus Neuhaus. La crise, qui<br /> doit être résolue par une action<br /> coordonnée des différents stakeholders,<br /> nécessite plus une amélioration<br /> qualitative que quantitative<br /> de la régulation, où les chefs<br /> d’entreprises joueront un rôle de<br /> leaders par leurs comportements<br /> irréprochables, en étant transparent<br /> et en communiquant.<br /> Problème systémique<br /> Les Etats semblent être tous tombés<br /> d’accord pour empêcher<br /> coûte que coûte la faillite d’une<br /> autre banque que Lehman Brother,<br /> dont la disparition avait presque<br /> entièrement asphyxié les<br /> prêts interbancaires et pratiquement<br /> signé l’arrêt de mort du système<br /> financier. N’est-ce pas un<br /> blanc-seing pour l’arrivée d’une<br /> nouvelle crise financière, vu que<br /> la réduction du nombre de banques<br /> suite à la crise augmente<br /> l’importance de celles qui existent<br /> encore et qu’elles sont ainsi assurées<br /> que leurs risques seront<br /> couverts? «La finance est depuis<br /> très longtemps globalisée, comme<br /> l’économie «réelle» du reste, puisque<br /> la théorie du découplage de<br /> l’Asie ne s’est pas produite, de<br /> sorte que les grandes banques qui<br /> n’arrivent pas à s’étendre internationalement<br /> sont peu attractives»,<br /> a répondu le CEO de PwC. Le réviseur<br /> a du reste remarqué que<br /> le marché se départagera toujours<br /> plus entre les acteurs globaux et<br /> très locaux, les instituts entre les<br /> deux allant particulièrement<br /> souffrir à l’avenir. Une tendance<br /> qui est à l’oeuvre dans les toutes<br /> les branches de l’économie.<br /> Il s’est opposé avec véhémence à<br /> la proposition de Jean-Claude Trichet<br /> d’agir de manière anticyclique<br /> en incitant les banques à augmenter<br /> leurs fonds propres, «une<br /> idée intellectuellement intéressante,<br /> mais insoutenable quand<br /> il s’agira de justifier encore d’autres<br /> pertes dans quelques années».<br /> A part UBS, le système bancaire<br /> helvétique a pour l’instant bien<br /> résisté à la crise, particulièrement<br /> ses banques cantonales, même si<br /> «la récession devrait se faire le plus<br /> sentir d’ici 6 à 12 mois», selon<br /> PwC.<br /> <br /> «Aménager maintenant les normes<br /> n’est pas éthiquement justifiable»<br /> Revoir la méthode d’appréciation des actifs «mark-to-market», souhaitée par les banques durant le marché haussier, n’est pas la solution, selon PwC Suisse....
Répondre
U
Dans "la vie financière" les grandes banques n'ont pas l'air d'être d'accord avec vos calcul concernant le ration tiers1<br /> http://tinyurl.com/c2dgnz
Répondre
G
Un nouveau blog sur la crise économique , celui du professeur Jc Werrebrouck<br /> http://www.lacrisedesannees2010.com/
Répondre
C
<br /> Non !<br /> <br /> <br />
A
Le comble, c'est qu'Alan Greenspan est conseiller spécial et exclusif auprès de la Deutsche Bank...
Répondre