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Les Américains se relancent

Les Américains se relancent


Les Américains se relancent tout seuls, sans plan de relance comme le montrent une fois de plus les derniers chiffres des agrégats monétaires publiés par la Fed hier jeudi 12 : au lundi 2 mars, l’augmentation de M2-M1 a été de 9,1 % d’une année sur l’autre, ce qui est une fluctuation un peu haute mais dans la tendance baissière lourde depuis l’investiture de Barack Obama le 20 janvier lorsque cette augmentation avait atteint un point haut de 10,2 %, ce qui signifie que les Américains augmentent moins leur épargne car ils ont confiance en leur avenir, et ils augmentent donc leurs dépenses (et leur consommation), ce qui fait repartir la croissance du PIB (par la demande),

Graphique 1 :

 

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L’épargne des Américains (visible dans M2-M1) est considérable : elle a atteint un sommet historique de $6 741 milliards le 2 mars, ce qui ne les empêche pas de dépenser le reste de leurs revenus,

Graphique 2 :

 

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Comme la croissance du PIB réel est inversement proportionnelle à la variation de la masse monétaire libre, cette croissance est en train de repartir, mais lentement car il est important qu’elle ne reparte pas trop vite,

Graphique 3 :

 

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En effet, si la croissance repartait trop rapidement, les taux d’intérêts augmenteraient, ce qui bloquerait le redémarrage de l’immobilier et de la consommation qui sont très élastiques par rapport au niveau des taux.


Les rendements des Treasuries qui sont les marchés directeurs de tous les autres et en particulier des taux d’intérêts, restent bas bien que le Trésor ait encore émis pour $182 milliards de bons cette semaine (les prix des contrats sont restés élevés car la demande est forte, les rendements restant inférieurs à 3 % pour les Notes à 10 ans),

Graphique 4 :

 

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Par ailleurs, cette baisse de la croissance du PIB était nécessaire pour que l’inflation sous jacente (core, mesurée par le PCE:LFE) retombe dans la zone idéale comprise entre 1,0 et 1,5 % car elle a toujours été supérieure à 2 % depuis 2004 : elle a été de 1,6 % en janvier sur une bonne tendance baissière,

Graphique 5 :
 

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L’inflation est maintenant presque revenue dans sa zone idéale, ce qui ne s’est réalisé durablement qu’au début des années 60,

Graphique 6 :

 

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Comme les prix de l’énergie ont beaucoup baissé depuis le pic historique atteint en juillet 2008, l’augmentation des prix totaux est faible : + 0,7 % pour le PCE:PI, ce qui ne signifie pas qu’il y ait un risque de déflation comme le répètent stupidement tous les journaleux et bonimenteurs,

Graphique 7 :

 

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Comme je l’ai déjà écrit précédemment, l’économie des États-Unis est actuellement dans une situation idéale avec une inflation à son optimum, des taux bas, un redémarrage de la croissance du PIB après une destruction créatrice monumentale qui a fait disparaître à la source les dysfonctionnements financiers qui n’auraient pas pu être jugulés ultérieurement.


Les autorités ont parfaitement bien régulé l’économie américaine (mais ce fut très sportif !).


Il est très important de comprendre ces problèmes car la reprise qui s’effectue actuellement aux États-Unis (la croissance du PIB sera positive dès le 2° trimestre prochain) se transmettra au reste du monde, en particulier en Europe et en France, mais avec un certain délai et sur un rythme plus faible car la dette et les déficits publics sont trop importants, et surtout, le taux des prélèvements obligatoires est trop élevé (au moins 53 % du PIB en France d’après les normes de l’OCDE) par rapport à son optimum de 30 %.

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D
"SAns plan de relance..." enfin il y a quand meme un plan de relance, de 800 milliards! et il est difficle de dire si la relance se fait sans ce plan: il se peut tres bien que psychlogiquement, le plan rassure les investisseurs, etc, car ce plan propose, en partie, des aides aux menages (par exemple pour acheter des voitures, il y a en ce moment une campagne nationale 'Do you want to buy a car? It's good for you, it's good for America, and you can benefit from Obama's plans through tax deductions' etc). Apres on peut toujours dire que ce plan ne sert a rien (les republicains), comme on peut dire que c'est grace a lui que tout revient (ce que diront les democrates).<br /> Ce qui est sur, c'est que le chomage en Californie a atteint 10%, et qu'en l'absence d'aide au chomeurs, ces gens stoppent leur remboursement, se declarent en banqueroute. Ce n'est pas l'investissement qui change quelque chose a cela...
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L
BONJOUR….En tous les cas Charles Gave se montre particulièrement sévère avec la nouvelle administration US même si il est évident que la résurrection actuelle de l’économie US ne doit pas grand-chose a l’approche OBAMIENNE mais se trouve être la résultantes des actions passées menées par la FED, le Trésor US avec la bénédiction de W….J’en profite aussi pour donner la dernière prévision du cabinet d’analyse financière de Charles Gave….<br /> -----------------------------<br /> Obamateur<br /> <br /> PAR CHARLES GAVE* | JDF HEBDO | 14.03.2009 | Mise à jour : 20H17 <br /> <br /> Les lecteurs du JdF, comme toujours perspicaces, ont certainement remarqué que je n'avais pour l'instant rien dit sur le nouveau président américain, M. Obama.<br /> La raison en était simple : cet homme, de toute sa vie, n'était jamais resté plus de deux ans dans le même emploi, et n'avait jamais géré une entreprise ou une institution où il y avait plus de dix personnes. Il était donc impossible d'avoir la moindre opinion sur ses capacités à prendre une décision et à s'entourer convenablement.<br /> Peut-être est-il temps maintenant de faire quelques remarques sur le nouveau président ? Tout d'abord, une réalité : les marchés financiers n'aiment pas Obama. Depuis qu'il a obtenu la nomination du parti démocrate, la Bourse de New York est en baisse de 40 %. Depuis l'élection, elle est en baisse de 30 %. Depuis son investiture, nous en sommes a - 20 %, ce qui ne s'était jamais produit dans toute l'histoire des Etats-Unis. Jamais un président n'a été si mal accueilli.<br /> Une question vient immédiatement à l'esprit : pourquoi ce désamour ?<br /> Plusieurs réponses peuvent être apportées. La première est que cette nouvelle administration, qui avait eu quatre mois pour se préparer entre l'élection et la prestation de serment, fait preuve d'un incroyable amateurisme. Le secrétaire d'Etat au Trésor, monsieur Geithner (ministre des Finances), n'a toujours aucun sous-secrétaire d'Etat, ce qui fait qu'il est complètement débordé. De nombreuses personnalités démocrates qui avaient été pressenties et qui avaient accepté ont dû faire machine arrière à toute allure parce qu'elles n'avaient pas payé leurs impôts, ce qui est quelque peu gênant...<br /> La deuxième, beaucoup plus grave, est que cette totale absence de personnel n'a pas empêché M. Obama de présenter un budget pour les dix prochaines années (!), dont le moins que l'on puisse dire est qu'il est inquiétant.<br /> Du côté des dépenses, qui explosent, le président Obama, pour couvrir les trous budgétaires, va emprunter autant durant son mandat que tous les présidents américains réunis depuis la fondation de la République...<br /> Pour couvrir quand même partiellement ces dépenses par des recettes, le nouveau président ne va pas augmenter les impôts sur 95 % des citoyens (dit-il), mais simplement sur les 5 % qui gagnent le plus. Le fait que ces 5 % sont aussi ceux qui prennent tous les risques et qui créent tous les nouveaux emplois n'est pas pris en considération, pas plus que le fait que ces 5 % paient déjà plus de la moitie de l'impôt sur le revenu. Il faut punir ceux qui réussissent, au nom d'une société plus « juste », M. Obama, comme M. Mitterrand en son temps, étant capable de définir ce qui est juste ou injuste, ce dont on ne saurait trop le féliciter...<br /> Bref, le nouveau président veut transformer les Etats-Unis en social-démocratie à l'européenne. Et c'est peut-être là que réside la bonne nouvelle. Il n'est pas dans la nature des citoyens américains de tout attendre de l'Etat. La plupart de leurs ancêtres ont immigré aux Etat-Unis pour se protéger de leurs Etats locaux, fort prédateurs en général. Il n'est donc pas sûr que ce budget sera voté en l'état, surtout si le côté « amateur » du nouveau personnel à la Maison-Blanche continue à prévaloir.<br /> Qui plus est, les pères fondateurs de la République, dans la Constitution, ont organisé tellement de contre-pouvoirs que l'on peut espérer que ces dits contre-pouvoirs se mettront en travers des projets les plus déraisonnables.<br /> Par exemple, les Républicains au Sénat peuvent bloquer (filibustering) toute une partie de ces prétendues réformes pendant un long moment, forçant la partie adverse à des compromis.<br /> Enfin, dans un peu plus de dix-huit mois, les citoyens vont pouvoir voter à nouveau et donner leur avis.<br /> Mais je dois avouer ici une déception certaine. Les problèmes auxquels sont confrontés les Etats-Unis et le monde aujourd'hui sont immenses. S'attaquer à ces problèmes avec la plus grande détermination me semblait être infiniment plus urgent que de vouloir transformer la société américaine en une société « plus juste ».<br /> *charlesgave@gmail.com <br /> <br /> ---------------------------------------------<br /> <br /> 11/3/09<br /> <br /> Le gros mouvement d'hier sur les marchés actions était à la fois profond et vaste, puisque 50 actions ont progressé pour chaque baisse, et réalisé dans de gros volumes. Le fait que le rebond intervienne alors que les données économiques restent copieusement négatives souligne que le marché est prêt à passe en mode positif", estime ce matin le bureau d'analyses GaveKal dans un commentaire. "Cela souligne également que la santé des banques reste la préoccupation principale. Un document interne positif de Citi, même dépourvu de détails sur un certain nombre de points (comme la croissance du crédit) a suffi à occulter une série de publications négatives annoncées hier". GaveKal s'interroge sur les raisons qui font que le marché est si enclin au rebond. <br /> <br /> Et les spécialistes proposent plusieurs explications. D'abord, le marché est survendu, selon tous les ratios. Ensuite, les positions de "short" sont importantes, si bien que tout mouvement haussier est exacerbé. Dans le prolongement de cette constatation, le fait que les régulateurs reparlent de limiter l'usage de la vente à découvert pèse également. Le 3ème élément notable réside dans les signes d'amélioration du secteur bancaire, pense GaveKal, qui juge l'épisode Citi symptomatique. "Evidemment, avec les spreads crédit et obligataires qui se sont encore écartés, et la récente détérioration du marché obligataire et des actifs financiers, Citi pourrait avoir une fois de plus à prendre des dépréciations sur ses actifs financiers, ou accroître ses provisions sur ses actifs non-performants", tempère le bureau d'études, qui pense que les investisseurs pourraient cette fois regarder au-delà des distorsions actuelles. Enfin, GaveKal rappelle que les mesures d'assouplissement monétaires commencent à porter leurs fruits, comme certains signaux le laissent penser. <br /> <br /> "Ce rebond est-il durable ? Ou est-ce juste un nouveau feu de paille ? La réponse dépend largement de nouveaux signes de vie dans le secteur bancaire. GaveKal pense que d'autres "mémos internes" pourraient émerger ces prochaines semaines, même s'ils auront fort à faire en se frottant au sentiment très négatif des investisseurs et des courtiers qui sont actuellement très pessimiste sur la santé du secteur....<br /> ----------------------<br /> portez vous bien....
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G
L'augmentation de M2-M1 baisse. Cela pourrait aussi s'expliquer par le fait que de nombreux menages sont forces de puiser dans leur epargne par manque de revenus, n'est-ce pas?<br /> <br /> Si c'est le cas, ca n'est pas forcement une augmentation de depenses et de consommation.
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C
<br /> Cela pourrait aussi s'expliquer par le fait que de nombreux menages sont forces de puiser dans leur epargne par manque de revenus, n'est-ce pas?<br /> <br /> Non ! ce n'est pas une bonne interprétation, qui doit se faire dans une certaine problématique tirée du passé (le monétarisme et des observations de séries sur + de 50 ans)<br /> <br /> <br />