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Inventaire après bombardement

Inventaire après bombardement


Bon, alors, qu’est ce qui reste 3 jours après le dernier bombardement de B-2 ?


Le rendement des Notes à 10 ans a bien baissé à 2,52 % dans l’heure qui a suivi l’annonce du FOMC de la Fed mercredi 18 mars, mais il est déjà à 2,65 % vendredi 20 en fin de séance car les marchés anticipent encore et toujours la reprise de la croissance du PIB,

Graphique 1 :

 

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Les rendements des Notes reviennent lentement mais sûrement dans leur bande normale de fluctuation des 4 %, plus rapidement que ne le voudrait B-2,

Graphique 2 :

 

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Les Allemands font moins de 35 heures : aucun n’a réagi mercredi soir (ils étaient déjà tous rentrés chez eux !). Résultat : de gros écarts anormaux résorbés par la suite,

Graphique 3 :

 

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Il n’y a plus qu’un seul marché des deux côtés de l’Atlantique (même Jean-Claude Le Tricheur s’en est aperçu !)…

Graphique 4 :

 

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… Mais la Vieille Europe s’éloigne petit à petit de l’Amérique,

Graphique 5 :

 

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Les Français (et les heureux euro-zonards) ont tort de se réjouir de la baisse de la croissance aux États-Unis car il n’y a plus qu’un seul marché des deux côtés de l’Atlantique : la croissance en France (- 0,98 %) est étroitement corrélée à celle des États-Unis (- 0,82 %), à un niveau inférieur, et surtout avec moins de résilience,

Graphique 6 :

 

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Il en est presque de même pour les chiffres de la croissance exprimés par rapport au trimestre précédent en taux annualisé : - 4,7 % en France et – 6,4 % aux États-Unis,

Graphique 7 :

 

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Les marchés avaient anticipé une hausse des taux de la Fed (l’euro faiblissait par rapport au dollar US$) mais tout a été remis en cause avec le dernier bombardement de B-2 : le dollar US$ reste faible car la Fed n’est pas disposée à remonter son taux de base qui est à zéro.


Dans ces conditions, avec un taux de base de la BCE à 1,5 %, l’euro est fort (surtout par rapport au dollar US$), ce qui est profondément destructeur pour les pays du Club Med (dont la France).


L’inflation reprendra aux États-Unis parce que les Démocrates ont abandonné la politique d’Alan Greenspan qui se basait sur les synergies entre les États-Unis et la Chine et qu’ils renforcent l’influence des syndicats qui obtiendront des augmentations de salaires, ce qui fera augmenter les coûts et les prix, surtout avec la reprise de la croissance du PIB.

***

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D
La presse économique ne parle que de cela : le rachat de 300 Milliards de bons du trésor par la FED, officiellement pour "faire baisser les taux longs" et abaisser la charge des intérêts de la dette du trésor US. "Accessoirement", la FED achète pour... 750 Milliards d'obligations toxiques de "Mortgage Backed Securities". A quel prix ? Impossible de savoir. A quelles banques ? Idem. Officiellement, pour ne pas effrayer le marché en divulguant le nom des banques qui se débarrassent de leurs actifs douteux. <br /> <br /> Les taux des bons du trésor à 10 ans sont donc descendus d'un coup d'un seul de 3% à environ 2,50. Du jamais vu depuis 1962, à ce qu'il paraît. Certains idolâtres béats de Ben Bernanke y voient un coup de génie et regrettent, sur les ondes radiophoniques, que notre JC Trichet ne puisse faire de même. Mais la fête pourrait être de courte durée. <br /> <br /> Tout d'abord, l'explication officielle, "faire baisser les taux longs", me laisse perplexe. Ne s'agit-il pas plutôt d'un aveu implicite que les obligations du trésor US seraient de plus en plus difficiles à placer ? Car enfin, qui achète des treasuries ? Des institutionnels, des banques, des assurances. Or, ces établissements doivent reconstituer des fonds propres: ils doivent déléverager. Où trouveront ils le capital nécessaire pour apporter de nouveaux prêts à l'état US ? <br /> <br /> La chronique du désastre annoncé continue<br /> <br /> Hein, où ? En revendant leurs actifs pourris à la FED à un prix surpayé payé en monnaie de singe ? Hmmmm.... je suis preneur de toute information sur les conditions de rachat des MBS. <br /> <br /> D'autre part, mettez vous à la place de détenteurs de créances libellées en dollars. D'actions libellées en dollars... Vont ils croire longtemps que la FED est capable de conserver la création monétaire sous contrôle, alors même que les premiers signes d'un retour de l'inflation montrent le bout du nez, contrariant les prévisions déflationnistes qui dominaient la médiasphère ces derniers temps ? Vont-ils croire béatement que ce geste de la FED n'est qu'un "coup de fouet isolé" ?
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C
<br /> Il ne faut jamais lire La presse économique !!!<br /> <br /> <br />
B
Le Trésor américain a dévoilé lundi 23 mars les modalités de son plan de rachat des actifs “toxiques” des banques, qui prévoit la création de deux mécanismes associant des investisseurs privés, l’un pour les prêts, l’autre pour des titres adossés à des actifs, notamment immobiliers. <br /> <br /> Pour le secrétaire au Trésor Timothy Geithner, le système financier américain “oeuvre contre la reprise économique”, aujourd’hui. Il faut le débarrasser des actifs hérités de la bulle pour qu’il puisse jouer à nouveau son rôle de poumon de l’économie.<br /> <br /> Les marchés financiers, et en particulier Wall Street, semblaient très bien réagir à la présentation de ce plan. Le Dow Jones s’envolait en effet en début de matinée, lundi 23 mars, de 3,5 % à plus de 7.500 points. Bank of America, Citigroup ou General Electric, chez qui la filiale financière pèse lourd, étaient en forte hausse.<br /> <br /> Comme il l’avait déjà laissé entendre, le Trésor entend consacrer dans un premier temps 75 à 100 milliards de dollars de fonds publics - puisés dans l’enveloppe de 700 milliards du plan de sauvetage du système bancaire adopté en octobre 2008 - pour mobiliser, avec le secteur privé, jusqu’à 500 milliards de dollars “de puissance d’achat pour acheter les actifs” qui ne trouvent plus d’acheteurs à cause de la crise. L’ampleur du programme pourra être doublée et atteindre 1.000 milliards de dollars.<br /> <br /> L’idée fondatrice du plan présenté aujourd’hui par Tim Geithner est que le gouvernement investisse dans ces actifs aux côtés d’acteurs du secteur privé en fournissant à ces derniers des protections. Cela devrait permettre, espère-t-il, que le prix de rachat des actifs soit déterminé par des acteurs du privé et non par l’Etat, qui aurait certainement été contraint de les payer trop cher s’il avait agi seul.<br /> <br /> L’autre avantage escompté est que le contribuable, qui sera détenteur de ces actifs avec des acteurs du secteur privé, soit rémunéré de ses efforts si les actifs s’apprécient dans le temps.<br /> <br /> Fin de citation.<br /> <br /> Cher Jean-Pierre Chevallier, je ne sais que penser de ce plan de rachat d’actifs toxiques.<br /> <br /> Qu’en pensez-vous ?<br /> <br /> Quelles seront les conséquences aux Etats-Unis ?<br /> <br /> Bon courage à tous.
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C
<br /> Réponse dans mon billet sur la Guerre et les batailles...<br /> <br /> <br />
L
bonjour, merci a vous et pour compléter cet inventaire, quelques chiffres qui vous épargnera un long discours....<br /> --------------------------------<br /> Croissance américaine des profits: en baisse marquée depuis le début de l'année mais en légère hausse pour les 12 prochains mois <br /> <br /> Les secteurs dont la croissance des profits devrait être la plus élevée pour les 12 prochains mois: finance, consommation discrétionnaire, santé <br /> <br /> Source : RBC Capital Markets, mars 2009<br /> <br /> Faits saillants <br /> <br /> Les profits du S&P 500 ont décliné de 7,0 % en février. Quelque 70 % des secteurs connaissent un momentum négatif de croissance. La santé est le seul secteur actuellement en territoire positif. <br /> <br /> Projections<br /> <br /> Selon les données du dernier rapport The U.S. Earnings Guide publié par RBC Capital Markets en mars 2009, les prévisions de croissance des profits du S&P 500 sont de 1,7 % pour les 12 prochains mois. La croissance des profits a décliné de 17,3 % depuis le début de l'année. <br /> <br /> Le ratio cours/bénéfices anticipé est de 11,8 fois démontrant que le S&P 500 demeure très sous-évalué. Le ratio actuel pour les 12 dernier mois est de 12,0 fois.<br /> <br /> <br /> Le ratio cours/bénéfices historique moyen depuis 30 ans est de 15,0 fois<br /> <br /> <br /> Évaluation des secteurs pour les 12 prochains mois <br /> <br /> Les 2 secteurs les moins chers :<br /> <br /> Industriel: cours/bénéfices de 9,1 fois <br /> Santé: cours/bénéfices de 9,7 fois<br /> Les 2 secteurs les plus chers :<br /> <br /> Consommation discrétionnaire: cours/bénéfices de 22,7 fois<br /> Matériaux : cours/bénéfices de 15,7 fois <br /> <br /> -------------------------<br /> portez vous très bien
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