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Guerre et batailles

Guerre et batailles


En prenant la direction de la Fed en février 2006, le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, a pris les mesures qui s’imposaient pour livrer une guerre longue et impitoyable aux marchés financiers : il s’est laissé pousser la barbe et il a mis fin à la publication des chiffres de M3.


Il a ainsi augmenté sa furtivité.
Pour ne pas attirer l’attention de ses adversaires et il a d’abord sagement continué la politique monétaire d’Alan Greenspan en augmentant le taux de base de la Fed à 5,25 %, au-dessus de son niveau de neutralité (entre 4,0 et 4,25 %) pour créer un collapsus qui s’est effectivement produit fin 2007 début 2008 : ce fut la pire crise depuis celle de 1929, en pire même d’après tous les journaleux et tous les bonimenteurs, ce fut la crise dite des sub-prime ($300 milliards… seulement !).


Ensuite, B-2 a sifflé la fin du jeu baissier en baissant le taux de base de la Fed le 18 mars 2008, ce qui a été le signal du début de la reprise de la croissance qui devait s’annoncer forte 6 mois plus tard… de façon à faire élire John McCain dans un fauteuil (présidentiel).


B-2 & co. ont alors lancé une deuxième bataille beaucoup moins classique en laissant se répandre une information qui allait casser net la reprise : ils ont laissé croire que W. avait donné secrètement son accord aux Israéliens pour qu’ils interviennent militairement en Iran.


Compte tenu du haut niveau de corruption et d’incompétence des dirigeants israéliens, cette information fortement crédible (en amenant même des portes avions dans le golfe Persique !) s’est répandue dans les milieux boursiers et la tendance haussière des indices d’actions s’est immédiatement retournée dès le lundi 19 mai et un peu plus tard (à partir du vendredi 13 juin !) pour les marchés des Treasuries (après le voyage de W. en Europe).


Une très grande partie des anticipations des investisseurs mal couverts dans les produits dérivés (portant sur des montants considérables) se sont alors retrouvées perdantes, ce qui s’est traduit par des pertes monumentales.


Cette bataille fut sanglante : Henry Paulson en a profité pour flinguer Lehman Brothers (cotée à Francfort !), AIG et bien d’autres encore.


Ce fut la pire crise depuis celle de 1929, en pire même d’après tous les journaleux et tous les bonimenteurs dont le travail est maintenant grandement facilité par le copié collé.


Là encore, B-2 a sifflé la fin de la partie baissière le 16 décembre 2008 en baissant le taux de base de la Fed au zéro absolu, ce qui a été le signal de départ pour les éléphants, ceux qui voient venir de loin les tsunamis, c’est à dire les bons spéculateurs, les moutons de Panurge paniqués se précipitant dans tel ou tel sens au fil des moindres informations contradictoires sans voir plus loin que le bout de leur museau.


B-2 a laissé s’enliser les moutons des marchés boursiers pendant quelques semaines encore pour mieux achever les survivants mal en point et il a donné le signal du départ de la croissance pour tout le monde le 18 mars dernier (en annonçant que la Fed allait racheter des bons du Trésor) et Thimothy Geithner en a rajouté une louche (de $1 000 milliards) lundi 23 en remettant en circulation les actifs dits toxiques des banques pour que les marchés financiers fonctionnent normalement de nouveau.


Les sommes engagées pour faire fonctionner à nouveau les flux financiers s’élèvent finalement à plusieurs milliers de milliards de dollars US$… ce qui est normal compte tenu de l’importance des capitaux engagés habituellement sur ces marchés.


Ainsi, dès la fin du 1° trimestre (ça tombe bien !) tout repart : Obama pourra faire de beaux discours et s’attribuer tout le mérite d’avoir redressé l’Amérique qui sombrait à cause de la politique catastrophique de W.


Après cette guerre longue et impitoyable, les groupes de pression des marchés financiers étant complètement anéantis, B-2 & co. vont pouvoir leur imposer leurs lois : des lois et des règlements de façon à organiser les marchés des produits dérivés dans l’équivalent de bourses contrôlées par la Fed.


Pendant ces batailles, la destruction créatrice a été très forte.


Les Américains vont dépenser leurs revenus et une bonne partie de l’épargne supplémentaire qu’ils ont constituée depuis ces derniers mois ($500 milliards), ce qui fera repartir la croissance du PIB à un rythme élevé sur des bases saines.


Dans une quinzaine de jours, les chiffres de la Fed montreront que l’augmentation de M2-M1… baisse, ce qui correspond à une augmentation de la croissance du PIB à partir du 2° trimestre,

Graphique 1 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


L’analyse de l’évolution des agrégats monétaires et des rendements des Treasuries permet d’anticiper correctement les variations de l’activité économique et des marchés boursiers, ce qui alimente donc la spéculation gagnante… sauf quand B-2 et W. tendent des pièges indécelables !

Graphique 2 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


D’autres batailles et d’autres guerres sont possibles et même probables, en particulier contre les dirigeants des sectes musulmanes les plus dangereuses : les mollahs chiites iraniens en particulier.


Après une telle guerre, il reste toujours des bombes qui n’ont pas explosé, des maisons piégées et plein d’autres dangers : les indices d’actions montent et vont monter, mais il y a des sociétés dont les cours sont déjà sur valorisés et d’autres qui ne se relèveront pas.


Plus que jamais, le retour à l’analyse fondamentale minutieuse s’impose


Les victimes collatérales de cette guerre sont assez nombreuses : les éternels communistes russes, la Vieille Europe socialiste antilibérale et anti-américaine, et dans une certaine mesure la Chine.

***


Il est intéressant de relever que les marchés des produits dérivés qui se sont développés sans organisation et sans contrôle de la part des autorités ont failli créer une catastrophe.


L’intervention de l’État est nécessaire pour organiser les marchés et contrôler l’application des règles.


Une fois de plus, les théories prônées par les libertariens ont montré qu’elles sont inapplicables et très dangereuses.


Le libéralisme doit être appliqué correctement, l’État jouant un rôle nécessaire et indispensable, mais il ne faut pas qu’il aille au-delà de ses prérogatives.


Le libéralisme n’a pas à être recomposé. Il fonctionne parfaitement bien si les bonnes règles sont appliquées, toute la difficulté étant de trouver ces règles et de les faire respecter.

***

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R
Un nouveau paradigme ?<br /> <br /> Les autorités monétaires américaines ont décidé qu’il y aurait désormais un monde nouveau. Dans ce contexte toutes les règles en un instant sont à revoir. A chaque descente aux enfers des indices, il y avait le célèbre reflexe du « flight to quality » qui redonnait des couleurs au $, et remplissait les caisses américaines en échange de bons du trésor, placement décrété le plus sûr de la planète. En décidant de se racheter leur propre dette les responsables américains ont ouvert la boite de pandore. <br /> <br /> Je conseille à tout un chacun de bien regarder la derniere adjudication, si le plus grand emprunteur de la planète n’arrive plus à trouver de prêteur, il y a fort a parier que le règne du roi $ touche a sa fin, et que l’on ne devrait par tarder a entendre la déesse aux cent bouches nous reparler de refonte du système monétaire international. <br /> <br /> Il reste néanmoins un phénomène curieux qui se produisit ce fameux 18 Mars. A quelques heures de la décision finale de la FED, l’or et l’argent baissaient fortement, alors que l’euro remontait. Si j’ai bonne mémoire nos chers banquiers américains étaient en short sur le gold ………. Ce petit trou d’air a du franchement leur sortir une épine du pied, car en reprenant plus de 50 $ en trois heures, il y a du avoir pas mal de rachat de short…………………..de là a dire qu’il y avait des fuites ou quelques confidences entre gens de bonne compagnie………. Nous n’iront pas jusqu’à dire que la Fed qui est une émanation du cartel bancaire américain, et non pas une institution publique, aurait fait un délit d’initié………… on ne plaisante pas aux US avec les enquêtes financières, dommage que le WTC7 ce soit effondré tout seul un certains 11 septembre avec tous les dossiers chauds notamment ceux d’enron et de worldcom………………….<br /> <br /> Les scandales bancaires américains ont englouties les économies des rêveurs sur les marchés boursiers, il ne reste plus qu’à plumer ceux qui n’ont pas cédé aux mirages du plus grand casino planétaire, et ce sont réfugié sur les rendements obligataires et tous les produits financiers qui en découlent……………… la clef des marchés obligataires est dans les mains de la FED…. Heureusement que ce sont des gens sérieux et honnêtes ?????
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D
Merci de votre reponse. Mais on ne peut observer qq ch que si on presuppose sa pertinence: ie il faut savoir ou chercher; en d'autres termes, on observe un phenomene, et l'on veut trouver sa casue (qui peut etre multiple): c'est en ce sens que je dis que votre theorie n'est pas prouvable.<br /> Par ailleurs, 'apres coup', on peut toujours dire: 'mais oui, c'etait evident'. Il y a aussi des gens qui observant les indices boursiers avancent que les attentats du 11 sept 2001 etaient prevus (voire organises): il y a la une dangereuse theorie du complot, que ne nient pas suffisamment les economistes, trop flattes de confirmer que l'economie voit tout, gere tout, explique tout. En outre, je ne vois pas tres bien pourquoi les indices flotteraient a cause d'une rumeur de guerre; qui plus est engagee par Israel: Blackwater, Halliburton et cie savent certainement convaincre qu'une guerre rapporte beaucoup aux companies desormais..<br /> Non, je ne suis vraiment pas convaincu -- au contraire, je serais heureux que vous engagiez ce premier pas de 'modestie' de l'economiste -- pensons a Socrate et son Hen oida ouden oida "je ne sais rien c'est tt ce que je sais", indemodable celui-la!<br /> Enfin, en ce qui cncerne l'Iran, il ya d'excellents sites d'information sur les relations (peu vertueuses) occident/Iran; on ne peut que s'inquieter que les economistes qui prennent des decisions concernant la vie citoyenne ignorent ce B-A Ba culturel. L'ignorance du gouvernement Bush vis-a-vis de la culture irakienne a coute cher (en hommes, et aux tax-payers aui financent les operations hors de prix des sus-mentionnees).
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S
A propos de vos "éternels communistes russes".<br /> <br /> commentaire pris sur le journal des finances... <br /> <br /> Vous ne connaissez rien à la Russie<br /> Je suis sidéré de voir un tel article sur le site "Journal des finances". Votre démonstration sur la situation en Russie est digne des années de la " guerre froide ". De toutes évidences vous n'avez jamais mis les pieds en Russie et vous ne la connaissez pas du tout si ce n'est à travers des rapports anglosaxons.<br /> <br /> 1) Demander à des américains emmigrés de Russie leur avis sur la Russie est comme demander à un chien d'aimer un chat. <br /> <br /> 2) Votre démonstration sur les banques en Russie est loin d'être aussi simple et je serai interessé de connaître votre avis sur la situation des banques occidentales qui est encore bien plus terrible.<br /> <br /> 3) Votre comparaison Gazprom / Microsoft est pour le moins saugrenue. Quel est le rapport ? Vous voudriez que la Russie partage ses richesses avec vous ? Restons sérieux !<br /> <br /> 4) Les actifs pourris des banques ne sont pas russes (il y en a certainement mais en très faible quantité) mais américains et européens. <br /> <br /> Votre article est incroyablement faux. D'ailleurs, comme pour vous contredire, une société française Carrefour (surprenant car les investissements français sont rares faute d'argent) investit en Russie. C'est au contraire aujourd'hui qu'il faut investir en Russie car tout est moins cher. <br /> <br /> Personnellement je vis et travaille en Russie. Pas de faillitte en perspective. Par contre, nous attendons la votre (dévaluation de l'euro et du dollar).
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B
analyse comme toujours interressante mais je n' y crois pas<br /> Je crois que votre problème Mr Chevallier est que vous n' avez pas compris que le Monétarisme et la vision de la société qu' il propose est un dogme. <br /> Faire de la monnaie une valeur réelle est une erreur conceptuelle d' ordre philosophique.<br /> Les Monétaristes réussiront peut-etre à maintenir la valeur des monnaies pour maintenir la Richesse de ceux qui ont l' Argent mais au prix d' une dette publique qui deviendra ingérable rapidement dans l' avenir<br /> Toutes les grandes crises financière se sont toujours finies par des dévaluations monétaires, moi je trouve que Philippe le Bel est celui qui a le mieux et le plus radicalement réglé le problème.<br /> L' inflation est donc inévitable à moyen et à long terme pour purger le système.<br /> Les américains subissent et improvisent, c' est vrai et on les comprend, ils essaient de retourner les évènements à leur avantage.<br /> Si le dollar se maintient à ce niveau ils ne pourront jamais payer leurs dettes.<br /> Bien respectueusement.
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D
Pourquoi donc peut on lire cela?KANSAS CITY (Dow Jones)--La Fed doit avoir une stratégie solide pour récupérer les milliards de dollars qu'elle injecte dans l'économie car cela risque de favoriser l'inflation, a estimé le président de la Fed de Kansas City Thomas Hoenig mardi. <br /> Dans un entretien à Dow Jones Newswires, T.Hoenig a également indiqué qu'il pensait que le plan du gouvernement visant à supprimer les actifs toxiques des banques réussirait, mais a souligné que cela supposait que la plupart des pertes accusées sur ces actifs aient déjà été réalisées. <br /> Les plans de relance devront être débouclés, a-t-il estimé, "ou nous sommes confrontés à un sérieux risque d'inflation avec les nouvelles bulles qui pourraient être créées, les nouveaux risques, les nouveaux dangers qui y sont liés". <br /> Le problème des banquiers centraux reste qu'il n'y aura probablement pas de signe économique clair indiquant que les plans de sauvetage peuvent être suspendus, a-t-il ajouté.
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C
<br /> Attetion !<br /> Il faut lire attentivement les déclarations des membres du FOMC qui sont généralement assez subtiles et un peu déconcertantes dans leurs formulations<br /> Hoenig veut dire que les décisions de la Fed sont bonnes, et que tous les problèmes devraient être résolus,<br /> sinon, il risquerait d'y avoir de l'inflation à cause du développement de bulles non éclatées,<br /> ce qui est parfaitement juste<br /> <br /> <br />