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Les coulisses de la finance / BFM TV

Les coulisses de la finance / BFM TV


Les coulisses de la finance, émission de la série Partageons nos idées, samedi 4 avril sur BFM TV de 19 h à 20 h cherchera à répondre à la question : la finance est-elle devenue folle ?


Non, la finance n’est pas folle ! Ce sont des hommes, en très grand nombre, qui sont devenus fous, c’est à dire irrationnels, incapables de comprendre et de réagir positivement et logiquement dans des circonstances inhabituelles.


Comme les moutons de Panurge livrés à eux-mêmes, ils vont tous dans n’importe quel sens, sans voir plus loin que le bout de leur museau et ils se précipitent tous dans le gouffre.


Paradoxalement dans ce monde de fous, ceux qui voient juste, loin et bien, c’est à dire les bons spéculateurs, passent pour des fous…


Pour l’essentiel, ce qui s’est passé au cours de ces derniers mois est relativement simple : les autorités des États-Unis ont voulu faire éclater une bulle très dangereuse, celle des produits dérivés, car elle aurait pu devenir incontrôlable par la suite.


Pour cela, la banque centrale, la Fed, a commencé par créer volontairement un collapsus qui s’est produit fin 2007 début 2008 en maintenant son taux de base trop haut (à 5,25 %).


Ce fut la crise dite des sub-prime car beaucoup d’établissements financiers ont perdu beaucoup d’argent (plus de $300 milliards ?) dans la titrisation d’emprunts hypothécaires.


La baisse des taux de la Fed le 18 mars 2008 a fait repartir la croissance normalement et les cours des actions ont augmenté logiquement à partir de cette date car l’avenir s’annonçait radieux… mais ces anticipations ont été cassées net à partir du lundi 19 mai 2008 (les indices d’actions se sont brusquement retournés à la baisse jusqu’au début du mois de mars 2009).


En effet, une information jugée crédible et fiable a commencé à circuler ce jour là parmi les gérants de fonds aux États-Unis : George Bush aurait donné son accord à Ehud Olmert (lors de leurs entretiens en tête à tête, à l’occasion du 60° anniversaire de la création d’Israël) pour qu’une intervention militaire ait lieu en Iran afin d’y détruire les installations nucléaires.


Les premiers investisseurs informés ont commencé à vendre leurs actions, et comme beaucoup d’autres ont suivi, les indices d’actions ont baissé au fil des semaines.


La situation semblait se stabiliser en juillet août (dans l’attente d’une intervention) mais tout s’est précipité à partir du lundi 15 septembre avec la faillite de Lehman Brothers et des pertes abyssales dans d’autres établissements financiers comme AIG.


En effet, beaucoup de gérants qui avaient subi des pertes importantes dans la crise dite des sub-prime ont voulu se rattraper et ils ont investi imprudemment dans des produits dérivés (les CDS) à découvert, sans prendre la précaution de se couvrir correctement selon les règles prudentielles qu’ils auraient dû s’imposer.


Pour faire face à leurs engagements, ils ont dû céder en catastrophe des actifs, ce qui a provoqué un effondrement financier historique car (presque) tous les intervenants ont été perdants dans un enchevêtrement d’obligations réciproques très complexes.


L’argent ne circulait plus dans les circuits financiers car la confiance avait disparu : les banques ne voulaient plus prêter à leurs clients ni même à d’autres banques car elles craignaient de ne pas pouvoir récupérer leurs capitaux.


C’est l’État qui a alors pris le relais des marchés en pompant les capitaux disponibles (en émettant des bons du Trésor) pour les remettre en circulation dans les circuits financiers en particulier dans les capitaux propres des banques.


Dans ce processus, la masse des capitaux mouvementés par le Trésor est gigantesque : elle porte sur des centaines de milliards de dollars US$ qui s’ajoutent au fil des semaines à d’autres centaines de milliards de dollars mais il ne s’agit là que d’argent emprunté réinvesti par l’État à la place des marchés défaillants (il n’y a pas de création monétaire ni de surendettement de l’État).


L’argent est sain aux États-Unis, c’est le premier pilier des Reaganomics dixit Arthur Laffer.


La Fed a baissé son taux de base à zéro le 16 décembre 2008, signifiant ainsi aux marchés que la situation était assainie, ce qui a donné le signal de la reprise de la circulation normale des flux financiers : les rendements des bons du Trésor à 10 ans qui ont alors atteint leur point historiquement le plus bas ont commencé à remonter, préludant à la reprise des indices d’actions et de la croissance du PIB.


Les autorités américaines (des États-Unis) ont été obligées de provoquer ce collapsus puis cet effondrement financier pour pouvoir faire éclater la bulle des produits dérivés qui menaçait d’éclater plus tard avec des conséquences encore plus graves, afin d’imposer leurs solutions : organiser ces marchés des produits dérivés dans un cadre bien réglementé (comme les bourses) et les contrôler.


Elles ont dû engager une guerre contre les groupes de pression du monde de la finance qui sont très puissants et qui ne voulaient absolument pas que les autorités organisent et réglementent ces marchés des produits dérivés.


Après cette crise, les groupes de pression financiers sont maintenant battus et incapables d’imposer leurs solutions.


Par ailleurs, les Américains en ont profité finalement pour renforcer leur système productif (la productivité a beaucoup augmenté), le système bancaire a été assaini, leurs adversaires (les éternels communistes russes, les mollahs et autres) et concurrents (européens, chinois) en ressortent très affaiblis.


Qu’ils jouent avec les blancs ou avec les noirs, les Américains gagnent toujours : ils gardent et ils garderont longtemps leur leadership sur le monde.

***


J’ai été contacté par une personne agissant pour le compte de Human Network (qui est un site de débat, cliquer ici pour y accéder) pour participer par webcam à cette émission de BFM TV.


C’est la première fois qu’un média français invite un business économiste alors que les Reaganomics interviennent très souvent dans tous les médias américains.


Jusqu’à présent, les techniques de communication par Internet amplifient le Panurgisme.


Y aurait-il en France un début de commencement d’une circulation normale des idées qui sortent de la propagande antilibérale et anti-américaine habituelle ?


Présentée par Stéphane Soumier, l’émission réunit François de Closets (journaliste et écrivain), Axel de Tarle (journaliste et chroniqueur économique) et quelques internautes.

Cliquer ici pour en lire l’annonce.

***

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C
300 milliards, une goutte d'eau quand on pense aux milliards déversés abondamment dans la panique générale..............<br /> <br /> Eh oui les Reaganomics sont courants sur les chaînes américaines. Ce n'est pas tabou. Et c'est un véritable plaisir de les écouter !<br /> Ravie que vous soyez ENFIN invité.<br /> <br /> J'espère qu'il y aura un sujet sur les paradis fiscaux, sujet qui m'interpelle. Et si l'on parlait des Enfers fiscaux ?<br /> Ce soir justement j'écoutais un business économiste qui parlait de l'Uruguay qui est sur la fameuse liste noire. La petite suisse des argentins. Tout le monde sait pourquoi les argentins y vont en courant, que ce soit du chauffeur au C.E. ............... 2001 est resté gravé dans toutes les mémoires.<br /> Cet économiste avait un sourire assez amusant. Dommage que vous n'ayez pas de smiley.<br /> <br /> Monsieur Chevallier que pensez-vous de ces "nouvelles couleurs" graduées pour les distinguer ces fameux paradis ? Drôle non ?
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J
Pourrez-vous mettre l'émission en ligne sur votre blog? Ca serait formidable
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C
<br /> <br /> Elle devrait être en ligne sur le site de BFM TV<br /> ... mais il ne faut peut-être pas en attendre de trop !<br /> <br /> <br /> <br />
J
Texte véritable trait d'esprit, légèreté issue de la lourdeur des traits que l'on aligne -comme un cheval... de trait-, ici chiffres abruptes qui à la longue prennent alors forme et sens sans se tromper, cela même au coeur d'un monde aux sens trompés.
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D
Je réagit sur cette phrase :<br /> "Non, la finance n’est pas folle ! Ce sont des hommes, en très grand nombre, qui sont devenus fous, c’est à dire irrationnels, incapables de comprendre et de réagir positivement et logiquement dans des circonstances inhabituelles."<br /> ----------------------------------------------<br /> Je suis d'accord avec vous : la crise a bon dos pour dire et faire n'importe quoi.<br /> Là où je ne suis pas d'accord, c'est qu'aucun système ne peut fonctionner si l’homme perd le sens des valeurs morales. Ce n'est pas une question de rationnalité ou de logique, c'est une question de valeurs. Ce n’est pas le capitalisme qu’il faut moraliser, c’est l’homme moderne lui-même qui a trop vite oublié que la liberté n’est pas l’absence de contrainte, qu’il n’y a pas de droits sans devoirs, que l’on ne peut consommer des richesses sans participer à leur production et reproduction, que l’endettement est une fuite en avant s’il ne donne pas lieu à un investissement, donc une production de richesse future.<br /> <br /> C'est une crise des valeurs sans le respect desquelles aucun système économique, aucune société ne peut fonctionner.<br /> <br /> Le socialisme sur le papier, c’est beau comme le paradis !!!! qui n’est pas tenté par la promesse d’un monde sans inégalités et sans pauvreté? qui n'est pas tenté par une médecine et une éducation gratuite???<br /> Mais même le socialisme, sans morale, devient un véritable racket à grande échelle au profit d’une nomenklatura qui s’autoproclame gardienne de l’intérêt général.<br /> Les Etats sont très mal placés pour rendre les hommes bons. Partout où l'Etat est omniprésent, les valeurs morales s'effondrent.<br /> <br /> Au lieu de s'attaquer au marché pour le remplacer par l'Etat, il faudrait mieux s'attaquer aux péchés des hommes. Pour avoir une conscience et une morale, il faut d'abord qu'elle se forme dans les familles, par l'éducation et au contact des valeurs spirituelles et morales.<br /> <br /> Réguler les marchés ne rendra pas les Hommes plus justes ou meilleurs.
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