En attendant la reprise de la consommation (suite)…
La Fed vient de publier les derniers chiffres des agrégats monétaires au 23 mars dernier…
Comme la semaine précédente, a priori ils ne sont pas bons, mais il faut les analyser correctement, c’est à dire dans le cadre d’un corpus de connaissances monétaristes et non pas dans celui du keynésianisme ambiant qui imprègne tant les Français…
Les Américains ont bien anticipé le retour de la croissance après la baisse des taux de la Fed le 18 mars 2008 (premier point vert) : l’augmentation de leur épargne (M2-M1 d’une année sur l’autre) a… diminué, ce qui signifie qu’ils ont augmenté leurs dépenses, la demande augmentant, l’offre suit, ce qui augmente la croissance du PIB.
Ensuite, après l’effondrement financier qui a commencé le 15 septembre 2008 (point rouge), l’augmentation de l’épargne des Américains a… augmenté, ce qui signifie qu’ils ont diminué leurs dépenses, la demande diminuant, l’offre suit, ce qui a entraîné la baisse très forte du PIB au 4° trimestre 2008.
Enfin, après l’investiture d’Obama (second point vert), tout va bien : la tendance lourde de l’augmentation de l’épargne des Américains se retourne : elle diminue mais en marquant un palier, ce qui signifie qu’ils vont augmenter leur dépenses, la demande augmentant, l’offre suit, ce qui correspond à une croissance du PIB à partir du 2° trimestre 2009.
Bien entendu, Obama n’y est pour rien dans la reprise de la croissance : ce sont les gens de la Fed qui ont fait tout le boulot !
La reprise de la consommation et d’une façon générale de la circulation des capitaux dans les circuits financiers ne se fait pas linéairement ni d’un jour à l’autre : il faut attendre quand même quelques semaines pour que les effets de la politique monétaire de la Fed se manifestent (avec des fluctuations, ou des stagnations !) dans le comportement des Américains.
Comme je l’ai écrit la semaine dernière : La baisse de… l’augmentation de M2-M1 sera certainement visible à partir des chiffres du lundi 30 mars qui seront publiés le jeudi 9 avril.
Toute autre interprétation n’est pas bonne.
En particulier, les keynésiens se trompent lourdement en prétendant que l’augmentation du chômage entraîne une baisse de la consommation aux États-Unis.
Par ailleurs, ce sont ces analyses de l’évolution des agrégats monétaires qui permettent d’anticiper correctement les variations de l’activité économique aux États-Unis… qui auront des conséquences en Europe et en France en particulier.
C’est la raison pour laquelle il est important de les analyser correctement et elles alimentent la spéculation gagnante…
Au lundi 23 mars, l’augmentation de M2-M1 d’une année sur l’autre reste stationnaire à 9,1 % après un sommet atteint à 10,2 % la veille de l’investiture d’Obama,
Graphique 1 :
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M1 commence à baisser,
Graphique 2 :
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M2 commence à baisser également,
Graphique 3 :
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Comme la croissance du PIB est inversement proportionnelle à la variation de la masse monétaire libre, cette croissance du PIB réel va repartir au 2° trimestre après avoir légèrement baissé au 1° trimestre par rapport au 4° trimestre 2008 (de – 1,2 % d’une année sur l’autre, soit – 0,5 % en taux annualisé par rapport au trimestre précédent, hypothèse que je retiens ici),
Graphique 4 :
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Il n’y a pas de création monétaire aux États-Unis, même après tous les plans de sauvetage.
L’argent y est sain car les gens de la Fed savent très bien que c’est là le premier pilier de la réussite selon les Reaganomics, dixit l’ami Arthur Laffer.
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