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Anticipations divergentes

Anticipations divergentes


Petit point sur ce qui s’est passé pendant ce long week-end européen…


Les éléphants, c’est à dire les bons spéculateurs qui voient juste et loin, anticipent la reprise d’une croissance inflationniste aux Etats-Unis du moins (ils vendent leurs Notes à 10 ans dont les rendements augmentent), tandis que les moutons de Panurge qui ne voient pas plus loin que le bout de leur museau sont encore persuadés que l’Amérique est au plus profond du gouffre (ils sont toujours réfugiés sur les Treasuries courts dont les rendements restent scotchés au plus bas),

Graphique 1 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Cette pentification de la courbe des taux est très favorable aux entreprises, aux Américains et aux banques qui peuvent emprunter à des taux très bas, ce qui favorise la reprise de la croissance : l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et des Bills à 2 ans est encore au plus haut,

Graphique 2 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Les investisseurs sur le marché de l’or ont bien anticipé eux aussi la reprise d’une croissance inflationniste (le cours de l’once monte de nouveau).


Les rendements des bons des Trésors européens, entraînés par la hausse de leurs homologues américains, montent eux aussi,

Graphique 3 :

 

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L’augmentation de M2-M1 de 7,5 % d’une année sur l’autre montre que les Américains consomment et épargnent (presque) normalement, ce qui correspond à une croissance presque à son potentiel optimal de 3,5 % d’une année sur l’autre en ce 2° trimestre (gros points bleus), ce qui confirme les anticipations des éléphants,

Graphique 4 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Si l’augmentation de M2-M1 passe sous la valeur critique de 7 % d’une année sur l’autre au cours de ce trimestre, la reprise de la croissance sera forte, sinon, elle sera plus faible.


Une fois de plus, la croissance du PIB dépend du comportement des Américains.

***

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A
Le Figaro:Retraites des fonctionnaires : 357 milliards à trouver<br /> <br /> <br /> La Cour des comptes a certifié les comptes de l'État pour 2008, en émettant douze réserves. Dans son rapport, elle présente une nouvelle estimation de l'engagement de l'État en matière de pensions de retraite des fonctionnaires d'ici 2050.<br /> <br /> La question des engagements hors bilan de l'État suscite traditionnellement son lot de polémiques. Dans son rapport sur la certification des comptes de l'État pour 2008, la Cour des comptes espère fixer, une fois pour toutes, les termes du débat s'agissant des retraites des fonctionnaires. S'appuyant sur de nouvelles hypothèses de calcul - jugées plus solides -, les magistrats de la rue Cambon estiment à 1 050 milliards les engagements de retraite pour le secteur public, en termes bruts. C'est 6 milliards de moins que la précédente estimation. Les deux tiers, environ, sont assurés d'être financés par le système existant. En revanche, la Cour des comptes fixe à 357 milliards les besoins de financement supplémentaires, actualisés en 2050. Cela correspond à l'effort financier dont l'État devra s'acquitter durant cette période s'il veut honorer intégralement les pensions promises aux fonctionnaires. <br /> <br /> Cette somme est théorique. L'État ne devra la débourser effectivement que si, d'ici là, il ne fait aucune nouvelle réforme de retraite des agents publics. À défaut, ces 357 milliards montrent l'ampleur des ressources nouvelles qu'il faudra dégager dans ces futures réformes. Les ressources peuvent provenir d'une baisse du montant des pensions, d'un allongement de la durée de cotisation ou d'une augmentation des prélèvements sur les actifs… Autant de sujets qui devront tôt ou tard être abordés par l'exécutif.<br /> <br /> Les règles internationales de comptabilité publique n'obligent pas les États à provisionner ces engagements avant 2011. C'est heureux car, comme le montre la Cour des comptes, le bilan de la France a tendance à se fragiliser. Parmi les évolutions marquantes de l'exercice 2008, la Cour a ainsi réévalué de 58 milliards l'actif net de l'État, à 639,37 milliards. Mais, dans le même temps, le passif a été réévalué de 110 milliards d'euros, à 1 044 milliards, sous l'effet principalement de la progression de la dette financière. Au total, le bilan de l'État fait apparaître une situation nette négative de 686 milliards d'euros. <br /> <br /> Si l'on comparait la France à une entreprise, c'est le montant qu'il resterait à rembourser aux créanciers en cas de faillite du pays, après la vente de la totalité des actifs. Une situation totalement virtuelle, là aussi, mais qui donne une image comptable de la richesse nationale. Si la situation nette a toujours été négative, la Cour s'inquiète toutefois de son creusement : en deux ans, elle est passée de - 593 milliards à - 686 milliards, soit une progression de 16 %.<br /> <br /> Tous ces éléments n'ont pas empêché pour autant les magistrats de la Rue Cambon de certifier les comptes de l'État pour 2008, en émettant douze réserves techniques, dont neuf substantielles.
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C
<br /> Oui, mais la CdC ne prend pas en considération les engagements de retraite des non-fonctionnaires qui ne sont pas provisionnés !!!<br /> <br /> <br />