Grand calme, fébrilité et décollage
Les Américains travaillent, gagnent de l’argent, le dépensent et épargnent normalement : les variations de M2-M1 d’une semaine à l’autre sont faibles, c’est à dire inférieures à $20 milliards,
Graphique 1 :
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Le plus grand calme règne donc après les fortes turbulences de ces derniers mois.
D’une année sur l’autre, l’augmentation de M2-M1 est extraordinairement stable à 7,5 % depuis les 5 dernières semaines (données au 25 mai),
Graphique 2 :
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En conséquence, et après la révision des chiffres du PIB, sa croissance devrait être de 5,8 % en ce 2° trimestre par rapport au précédent et de –1,8 % d’une année sur l’autre,
Graphique 3 :
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Mes prédictions sont basées sur le comportement des Américains, mais elles ne tiennent pas compte des variations des stocks ni du commerce extérieur, ce qui explique les écarts constatés précédemment.
Les marchés sont fébriles. Les variations d’un jour à l’autre et en séance sont de nouveau importantes sur les Treasuries car les moutons hésitent entre la reprise et la rechute : l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans (3,70 %) et à 2 ans (0,95 %) a égalé hier jeudi 4 juin son précédent record à 275 points de base atteint le 27 mai dernier,
Graphique 4 :
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Cette situation ne devrait plus durer longtemps car les rendements devraient décoller, surtout sur les échéances courtes,
Graphique 5 :
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Les marchés devraient anticiper la reprise, les capitaux quittant leur refuge des Treasuries pour se porter sur les marchés d’actions, ce que redoutent les gens de la Fed car dans ce cas, le coût du crédit augmenterait, ce qui risquerait de casser la reprise.
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