Gains de productivité horaire en France
Je viens de découvrir un peu par hasard sur le site de l’Insee une série téléchargeable de données sur les gains de productivité horaire en France depuis 1950 mais il s’agit des chiffres annuels.
Les gains de productivité horaire varient beaucoup d’un trimestre à un autre (d’une année sur l’autre) et les données au seul niveau annuel écrasent les variations trimestrielles ce qui empêche de mettre en évidence certaines variations, en particulier les plus récentes.
C’est d’autant plus ennuyeux que les derniers chiffres publiés (au 15 mai) sont ceux de… 2007 !
Je critique notre ami Fred de Saint Louis qui ne met pas à jour toutes ses données dans la journée, mais les experts de l’Insee sont dans un autre monde, le leur, celui de la comptabilité nationale des soviets…
Le plus inquiétant est le dernier chiffre, celui de 2007 : les gains de productivité (par rapport à 2006) sont de… 0 % !
Graphique 1 :
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Les gains de productivité horaire ont été exceptionnellement élevés de 1950 à 1974 : de 5 à 6 %,
Graphique 2 :
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Cette situation était normale car les entreprises ont beaucoup augmenté leur productivité après les destructions de la guerre. L’effet de rattrapage a été très fort.
De 1975 à 1985, les gains de productivité horaire sont revenus dans les normes pour fluctuer à partir de 1986 autour de 2 % comme aux Etats-Unis,
Graphique 3 :
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L’absence de données trimestrielles, surtout depuis 2007 ne permet pas d’analyser ce qui se passe en France.
La seule solution est de se raccrocher à notre ami Fred de Saint Louis car les marchés étant mondialisés, ce qui se passe aux Etats-Unis se transmet en France.
Effectivement, les gains de productivité horaire ont été très faibles, quasiment à zéro aux Etats-Unis au second semestre 2006 et au premier semestre 2007, mais ils ont remonté par la suite,
Graphique 4 :
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Pour rappel, les gains de productivité horaire aux Etats-Unis font apparaître là aussi un effet de rattrapage après la guerre,
Graphique 5 :
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En effet, d’après les gens de la Fed qui suivent de très près ces statistiques, dixit ce bon vieux Greenspan, les gains de productivité horaire sont remarquablement stables sur la très longue période, depuis 1870 : dans les 2 %.
Comme l’avenir est a priori la transposition du passé, il devrait en être de même pour les décennies à venir.
Enfin, un petit rappel : comme les gains de productivité horaire sont identiques des deux côtés de l’Atlantique, la croissance du PIB en France inférieure à celle des Etats-Unis vient des multiples dysfonctionnements socialistes comme les 35 heures et les services dits publics,
Graphique 6 :
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Ces graphiques montrent clairement que le modèle français est donc un échec par rapport au capitalisme libéral tel qu’il est appliqué aux Etats-Unis.
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Pour dénicher les données de l’Insee, dans la rubrique Comptes nationaux, cliquer sur Biens et services puis sur Valeur ajoutée et productivité :
http://www.insee.fr/fr/indicateurs/cnat_trim/series/t_900.xls
Productivité horaire par banche (2,211) :
http://www.insee.fr/fr/themes/comptes-nationaux/souschapitre.asp?id=22
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