Piégés
La dette souveraine des Etats-Unis va perdre sa notation AAA à cause de l’émission colossale de bons que le Trésor devra lancer en 2009 ($2 000 milliards) pour faire face aux plans de sauvetage, tel était depuis quelques semaines le grand thème favori des journaleux et des bonimenteurs.
Plus personne ne veut plus souscrire de Treasuries sur le point de devenir des junk bonds, les éternels communistes russes ont déjà annoncé qu’ils allaient les abandonner (au profit de bons du FMI !), les Arabes, les Chinois s’apprêtant à faire de même.
Le Trésor américain est donc obligé d’accepter des rendements très élevés pour attirer les rares investisseurs, etc. etc.
L’Amérique est au bord du gouffre, une fois de plus, disaient-ils.
Manque de chance pour la propagande de la pensée unique, la demande sur les Treasuries a été forte, même avec des adjudications portant cette semaine sur $65 milliards si bien que les prix des contrats ont augmenté et les rendements ont donc baissé,
Graphique 1 :
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Reuters a même annoncé que les rendements des notes à 10 ans avait dépassé la barre symbolique des 4 % mercredi 10 alors qu’elle n’a pas été franchie d’après les données de… Reuters !
Les rendements des Notes à 10 ans n’augmentent pas dans la crainte d’un nouvel effondrement des Etats-Unis mais dans l’anticipation d’une croissance du PIB inflationniste, en tendance longue avec des fluctuations, ce qui est normal, car la reprise se fait à son rythme, sans emballement,
Graphique 2 :
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Les rendements des Notes à 10 ans vont atteindre de nouveau la zone des 4 % qui est normale.
L’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans baisse lui aussi normalement sans précipitation et en fluctuant comme cela s’est produit de 2003 à 2006,
Graphique 3 :
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L’augmentation de M2-M1 est un peu plus élevée qu’au début de ce trimestre, ce qui signifie que la reprise est un peu plus faible que ce que j’anticipais alors,
Graphique 4 :
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Le comportement des Américains au cours de ce mois de juin déterminera plus précisément le rythme de croissance du PIB (des écarts importants peuvent se produire rapidement dans un sens ou dans l’autre).
La hausse des rendements américains pousse les rendements européens vers le haut,
Graphique 5 :
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La communauté financière française réussit tant bien que mal à faire baisser l’écart des rendements des bons à 10 ans par rapport à ceux du Bund (en achetant des bons français),
Graphique 6 :
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Il en est de même en Italie mais l’écart fluctue de 25 à 30 % par rapport au Bund,
Graphique 7 :
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La croissance repart à un rythme normal aux Etats-Unis sur de bons fondamentaux après la résolution des problèmes posés par des produits dérivés, et donc partout ailleurs dans le monde, mais elle sera faible en France.
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