Zone euro : pas de réactions positives
La BCE a publié récemment les chiffres des agrégats monétaires pour la zone euro dans l’indifférence la plus totale des heureux euro-zonards qui ne comprennent rien à ces problèmes monétaires, ce qui ne les a pas empêché de voter pour cette monnaie unique…
L’augmentation de la masse monétaire… baisse dans les 4 %, ce qui est a priori une bonne nouvelle,
Graphique 1 :
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Mais cette masse monétaire M3 dépasse le PIB annuel : elle atteint 107 % du PIB depuis le mois d’avril alors que 80 % est la limite maximale à ne pas dépasser, ce qui était respecté avant 2003,
Graphique 2 :
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L’hypertrophie de la masse monétaire est due principalement à M1 qui représente 48 % du PIB contre 11 % actuellement aux Etats-Unis,
Graphique 3 :
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La dérive de M1 est constante depuis 1998 alors que la tendance aurait dû être inversée pour baisser et tendre de 28 % vers les 11 % des Etats-Unis.
L’existence de cette monnaie unique permet aux cancres de la classe euro (en particulier les Français) de continuer à alimenter la création monétaire en toute impunité.
Comme la croissance du PIB réel est inversement proportionnelle à la variation de la masse monétaire libre, cette croissance du PIB dans la zone euro est et sera plus faible qu’aux Etats-Unis où il n’y a pas de création monétaire,
Graphique 4 :
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L’argent sain est le premier pilier des Reaganomics, mais ces concepts ne sont pas du tout compris en Europe.
Un petit rappel : l’hypertrophie de M1 s’explique essentiellement par de l’argent non gagné distribué.
€3 000 milliards se trouvent dans les poches des heureux euro-zonards (sur leurs comptes courants en fait), alors qu’ils devraient être dans des fonds de pension.
Une hypertrophie de la masse monétaire ne se rattrape pas, ou très difficilement.
Le Japon est déjà tombé dans le même piège, ce qui pénalise considérablement les entreprises japonaises qui sont pourtant très performantes.
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