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Américains monétaristes béhavioristes

Américains monétaristes béhavioristes


La baisse de… l’augmentation de M2-M1 depuis la mi juin est toujours aussi importante, plus qu’on ne pouvait l’espérer : elle était de 5,8 % d’une année sur l’autre au 20 juillet d’après les chiffres de la Fed publiés hier soir, ce qui signifie que les Américains diminuent rapidement leur épargne de précaution pour dépenser les dollars qu’ils gagnent en travaillant, ce qui fait repartir la croissance du PIB, la valeur critique de la variation de M2-M1 étant 7 %,

Graphique 1 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Depuis l’investiture d’Obama le sauveur de l’Amérique, la tendance haussière de M2-M1 s’est inversée, ce qui fait repartir la croissance du PIB,

Graphique 2 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique (les points jaunes correspondent au 3° trimestre).


Comme la variation du PIB est inversement proportionnelle à celle de la masse monétaire libre, la croissance du PIB est supérieure à son potentiel optimal au cours de ce 3° trimestre, 6 mois après que la Fed ait baissé son taux de base à zéro,

Graphique 3 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Au 1° trimestre, l’augmentation de M2-M1 a été de 8,5 % en moyenne, ce qui correspondait à une variation du PIB réel de –2,5 % d’une année sur l’autre soit -5,6 % par rapport au trimestre précédent en taux annualisé.


Au 2° trimestre, l’augmentation de M2-M1 a été de 7,0 % en moyenne, ce qui devrait correspondre à une variation du PIB réel de –1,8 % d’une année sur l’autre soit +5,6 % par rapport au trimestre précédent en taux annualisé.


Au 3° trimestre, l’augmentation de M2-M1 est actuellement sur une tendance de 6,0 % en moyenne, ce qui devrait correspondre à une variation du PIB réel de 0,0 % (!) d’une année sur l’autre soit +6,8 % par rapport au trimestre précédent en taux annualisé.


Ces hypothèses que je retiens ici sont représentées sur ce graphique 3.


Une augmentation de M2-M1 inférieure à 7 % correspond à une croissance du PIB supérieure à son potentiel optimal, dans les 3 % comme en 2005-2006.


L’augmentation de M2 d’une année sur l’autre est revenue à 7,8 % contre un maximum de 10,2 % atteint lors de l’investiture d’Obama,

Graphique 4 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


La part de M1 par rapport au PIB revient au même niveau de 2004 : aux alentours de 11,5 % (c’est la baisse de M1 de 2005 à 2008 qui était anormale et non pas son augmentation actuellement),

Graphique 5 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Les heureux euro-zonards étaient en 2002 dans la même situation que les Américains en 1959 : M1 représentait alors 28 % du PIB, mais ce ratio a baissé par la suite aux Etats-Unis à 11,5 % et il a augmenté dans la zone euro à 48 %,

Graphique 6 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Depuis au moins ces 60 dernières années, c’est le comportement des consommateurs (le béhaviorisme en français !) qui détermine la croissance du PIB.


Les Américains sont d’excellents économistes monétaristes : ils ont augmenté leur épargne de précaution depuis la fin du mois de mai 2005 car ils pressentaient que leur situation allait se dégrader.


Les gens de la Fed surveillent toujours très attentivement le comportement des Américains à partir de l’évolution des agrégats monétaires pour que les équilibres fondamentaux soient respectés, ce qui n’est pas le cas dans la Vieille Europe.

***

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J
Ne croyez pas vous que la crainte du chômage peut freiner les dépenses des ménages américains et lenteur la récupération?
Répondre
C
<br /> Il n'y a pas nécessairement de relations directes entre consommation et chômage aux US contrairement à ce qui pensent la plupart des Français<br /> Ces 2 concepts évoluent dans des logiques qui leur sont propres<br /> <br /> <br />
J
guy sorman;un i....t utile ou inutile<br /> en tous les cas ,il présente Bernanke comme un crètin!!??<br /> lire sur son site<br /> http://gsorman.typepad.com/
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C
<br /> Oui, il est assez désespérant de voir que l'un des rares Français comprenant bien a priori les US et le libéralisme, puisse faire de telles erreurs !!!<br /> <br /> <br />
H
Bonjour,<br /> <br /> Cueilli cette info sur un site à priori peu concerné par les pbs financiers étatiques: "Le Fonds monétaire international a estimé, jeudi 30 juillet que la dette publique de la France devrait atteindre en moyenne 95,5% de son produit intérieur brut en 2014, contre environ 73% actuellement et 63,8% avant la crise."<br /> (http://www.theatrum-belli.com/archive/2009/07/31/dette-publique-de-la-france-en-2014-95-du-pib-selon-une-esti.html#comments).
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Y
Oui je partage un peu les interrogations du commentaire ci-dessus. <br /> Selon la theorie quantitative de la monnaie il me semble que la variation de PIB est égale à M (money supply) x V (velocity).<br /> J'ai toujours pensé que M était représenté par M2 (ce qui explique aussi pourquoi la Fed ne publie plus M3 : M2 est jugée plus fiable).<br /> J'ai donc une interrogation quant à la fiabilité du seul indicateur M2-M1.<br /> <br /> Respectueusement,<br /> Yann
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C
<br /> Ma "loi" (par rapport à M2-M1) est vérifiée sur 60 ans, avec des écarts + ou - importants sur certains trimestres, ce qui est normal<br /> L'écart est ici un peu important, j'y reviendrai<br /> <br /> <br />
N
Bonjour, les analystes interrogés par Reuters tablent sur une baisse de 1,5% du PIB après un recul de 5,5% au premier trimestre. Aujourd'hui va donc être un nouveau test important pour vos théories, qui donnent des prévisions radicalement différentes (+5,6%). <br /> <br /> Si je m'avance un peu en prévoyant que la réalité sera moins bonne que vos prévisions, à quoi attibuez-vous l'écart ?<br /> <br /> L'évolution de M2 - M1, c'est-à-dire de l'épargne, étant le solde revenus - dépenses, pourquoi considérez-vous que la variation de M2 - M1 nous donne la variation des dépenses ? Considérez-vous les revenus comme stables ?<br /> <br /> N'est-ce-pas l'évolution des revenus que vous devriez rajouter dans votre équation ?
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